ON PEUT ETRE "ANTISEMITE" ...ET UN IMMENSE COMPOSITEUR !

Ouverture de l'Or du Rhin
Publié le 01/10/2012
par konigsberg
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(L'Or du Rhin
en français) est un opéra allemand en un acte de Richard Wagner. Il
constitue le prologue des trois « festivals scéniques » qui composent
avec lui Der Ring des Nibelungen (L'Anneau du Nibelung).
La
première eut lieu au théâtre national de la Cour de Munich le
22 septembre 1869, avec August Kindermann dans le rôle de Wotan,
Heinrich Vogl dans le rôle de Loge et Wilhelm Fischer dans le rôle
d'Alberich.
From Der Ring des Nibelungen Overture
RAI Rome Orchestra, Wilhelm Furtwangler
Recorded October 26, 1953
Libretto can be found at http://www.rwagner.net/e-frame.html.
RAI Rome Orchestra, Wilhelm Furtwangler
Recorded October 26, 1953
Libretto can be found at http://www.rwagner.net/e-frame.html.

le Walhalla de Regensburg
Des quatre œuvres qui composent l’Anneau, le prologue (Vorabend) est le plus proche de l’Edda et de la mythologie germanique avec ses dieux, ses géants et ses nains, mais c'est aussi celui, avec Siegfried, où l'influence des contes de fées est la plus notable (on trouvera des similitudes avec Le Chat botté de Charles Perrault dans l'épisode d'Alberich se transformant en « plus petit que lui »).
Dans l'ordre de composition du poème de la tétralogie, L'Or du Rhin
vient en dernier (1852-1853). La musique en revanche fut composée en
premier, selon l'ordre narratif, dès l'achèvement du poème (1853-1854).
Formellement, L'Or du Rhin
se compose de quatre scènes qui se jouent sans interruptions. Chaque
scène est reliée à la suivante par un interlude orchestral proche du
poème symphonique, forme musicale théorisée par Franz Liszt, ami et
futur beau-père de Wagner qui eut une influence certaine sur lui du
point de vue de la composition (utilisation expressive de l'harmonie,
recours à la gamme chromatique).
Le tout est précédé d'un prélude orchestral qui peut être considéré comme le creuset musical générateur de la Tétralogie tout entière, de nombreux leitmotivs (Wagner préférait les termes Grundthema, Grundmotiv : thème, motif fondamental) naissant du célèbre accord initial de mi bémol.
Le tout est précédé d'un prélude orchestral qui peut être considéré comme le creuset musical générateur de la Tétralogie tout entière, de nombreux leitmotivs (Wagner préférait les termes Grundthema, Grundmotiv : thème, motif fondamental) naissant du célèbre accord initial de mi bémol.

Wotan & Fricka
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Vingt-cinq années séparent la première de la dernière note de la Tétralogie. Le style musical de L'Or du Rhin n'est donc pas similaire à celui du Crépuscule des Dieux.
On y trouve encore beaucoup de ce que Pierre Boulez appelle un « tissu
interstitiel ». Les leitmotive, présentés le plus souvent sous leur
forme la moins élaborée, sont reliés les uns aux autres par un
commentaire musical proche du « récitatif accompagné » de l'opéra
traditionnel : ils ne constituent pas encore la seule matière
constamment travaillée de l'écriture musicale. Cette relative absence
apparente de subtilité dans le traitement des motifs pourrait donner
crédit aux propos peu flatteurs qui furent parfois tenus à l'endroit du
« système » wagnérien, hérissé de « panneaux indicateurs », les
leitmotive. Bruno Lussato dans son ouvrage Voyage au cœur du Ring semble faire justice de ce préjugé, y compris pour L'Or du Rhin.
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