BERLUSCONI ET MOI, NOUS EMMERDONS LES BIGOTS ET LES NEO-PURITAINS (DE DROITE COMME DE GAUCHE)
Le Rubygate
le procès dans lequel Silvio Berlusconi doit répondre de rapports sexuels avec une mineure, reprend à Milan ce mardi 31 mai.
L’affaire de trop pour les Italiennes qui, le 13 février dernier, ont manifesté en masse « pour le respect et la dignité ».
Depuis, leur mobilisation ne faiblit pas. L’écrivain (1) et réalisatrice Cristina Comencini nous l’a confirmé.
Lefigaro.fr/madame. - Vous avez créé l’association Di Nuovo (« à nouveau »), l’an dernier avec quelques amies. Comment une poignée de femmes ont-elles pu mobiliser, le 13 février, 1,5 million de personnes dans les villes italiennes ?
Cristina Comencini. - Nous avons créé Di Nuovo parce que nous étions ahuries par la représentation humiliante des femmes dans les médias et par la difficulté qu’elles rencontrent au quotidien. De mon côté, j’ai écrit une pièce de théâtre, Libere (« libre »).
Il s’agit d’un dialogue entre une jeune fille d’aujourd’hui et une femme plus mûre qui a connu le féminisme des années 70. Libere a rencontré un grand succès. Depuis l’automne, elle tourne dans les écoles, les théâtres… et les représentations sont suivies de débats. À travers eux, les femmes nous ont fait comprendre qu’elles n’en pouvaient plus.
Et puis, il y a eu l’affaire Ruby. Nous voulions nous mobiliser. L’objectif n’était pas alors forcément se mêler de politique, mais plutôt d’avoir une réflexion plus approfondie sur le présent et le futur des femmes italiennes.
Nous n’étions que dix à Rome au départ. Nous avons envoyé des e-mails, fait circuler l’information… et le 13 février, je parlais devant quatre cent mille personnes sur la piazza del Popolo !
(1) Quand la nuit, de Cristina Comencini (éd. Grasset), 18,50 €.
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