SUR LE BLOG D' ISABELLE DES CHARBINIERES

dimanche, 15 février 2009
L’affaire Mgr Williamson et ses enjeux cachés
Par Zacharias (n.d.l.r. :pourquoi utilisez-vous un pseudo M."Zacharias" ?)
L'affaire Williamson met à jour le combat à l'intérieur de l’Eglise
entre le parti conciliaire crispé sur Vatican II, et la Tradition catholique
Chacun sait, du moins s’il est honnête, instruit, et pense véritablement en ne se satisfaisant pas de clichés préfabriqués, que stricto sensu l’antisémitisme, qui relève de théories raciales, darwiniennes, matérialistes et athées, est impossible pour un chrétien
[1] et n'a strictement rien à voir avec l'antijudaïsme théologique auquel se rattache la Tradition catholique, et sans doute également Mgr Richard Williamson, cela dit indépendamment de ses déclarations portant sur la Shoah, qui n’ont absolument rien à voir avec l’exercice de son ministère épiscopal
[2]. Dès lors, la tempête stupéfiante provoquée par ses propos, provenant d’une très grave confusion entre des domaines, théoriquement, fort étrangers l’un à l’autre, soit celui des questions théologiques et doctrinales, et celui des idées relatives à l’Histoire contemporaine dont, en particulier, le sujet, délicat et sensible s’il en est, de la Shoah, ne pouvait que prendre des dimensions absolument gigantesques.
Cette confusion désastreuse, suite à la diffusion des affirmations de Mgr Williamson, qui est sorti un court instant de son rôle d’évêque en s’exprimant sur un point, qui n’est certes pas un dogme de l’Eglise mais qui s’est invité étrangement dans une question totalement dénuée de rapport avec son ministère ecclésial, ne pouvait engendrer que des troubles conséquents, qui créent à présent une atmosphère parasite autour de l’événement majeur que représente la levée de la sentence d’excommunication qui pesait sur les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en juin 1988, empêchant qu’un saint climat de dialogue puisse s’instaurer entre Rome et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.
La Rome conciliaire se sent menacée par l’arrivée
au sein de la communion ecclésiale des tenants de la Tradition catholique
Comme le fait remarquer avec pertinence Polémia , et c’est en cela qu’il y a quelque chose de troublant dans cet affaire : « La décision préparée par Benoît XVI relevait à la fois de la théologie et du gouvernement de l’Eglise : les non catholiques auraient donc pu ne pas se sentir concernés, ou à tout le moins rester sur la réserve. Tel n’a pas été le cas : un déluge médiatique s’est abattu sur le Vatican. Il faut en comprendre les causes.
Les sociétés occidentales vivent sous l’emprise d’une idéologie dominante de plus en plus tyrannique. Cette idéologie dominante repose sur quatre piliers :
- l’antiracisme ;
- le mondialisme ;
- la rupture de la tradition ;
- la « gauche » meilleure que la « droite ».
Or la décision de Benoît XVI pouvait apparaître comme un coup de balancier vers la « droite ». Surtout, et c’est là l’essentiel, elle revenait à renouer avec la tradition et à marquer un intérêt pour des rites liturgiques antérieurs à la rupture de Vatican II (la messe de Saint-Pie V, notamment).
Pour les élites en révolte contre les formes traditionnelles de la foi et de la civilisation européenne et chrétienne, contre les valeurs familiales et la loi naturelle, la décision de Benoît XVI signifiait une insupportable rupture avec l’idéologie dominante. Tout a donc été entrepris pour faire revenir le pape sur sa décision.
Avec les moyens habituels de ce genre d’entreprise : la campagne de diabolisation médiatique dirigée cette fois contre le Saint-Père. Opération d’ailleurs déjà tentée après son grand discours de Ratisbonne sur la foi et la raison.
On pourrait, d’ailleurs, rester littéralement stupéfait devant l’énorme et invraisemblable publicité qui fut donnée aux déclarations de Mgr Williamson, alors qu’il est, sur ces questions, d’usage constant de ne point trop s’étendre et d’éviter de répandre à grande échelle les arguments négationnistes de sorte de ne pas contribuer à la diffusion de ces thèses, dont la simple publication tombe d’ailleurs sous le coup de la loi, mais qui furent, en la circonstance et pendant plusieurs semaines, l’objet d’une intense et très large reproduction qui frise allègrement avec l’indécence dans la plupart des journaux ou hebdomadaires hexagonaux et européens, ceci ayant à l’évidence, en générant un authentique séisme dans l’opinion, pour but de contraindre Benoît XVI de revenir sur sa décision, et l’obliger à retirer son décret annulant les excommunications de 1988 sous la pression du pouvoir médiatique, instrumentalisé en la circonstance par le courant moderniste et progressiste qui est aujourd’hui à la tête du clergé en Europe, et surtout compte bien y rester le plus longtemps possible en ne lâchant rien sur Vatican II
[3].
Ainsi, si l’on examine de façon un minimum dépassionnée cet épisode, on s’aperçoit aisément que de façon indirecte, l’attitude de Mgr Williamson réveille, avec une force inouïe difficilement contrôlable qui fragilisa même un instant le Souverain Pontife, sommé autoritairement de s’expliquer en un mauvais remake de la « Querelle des investitures » par la fille du pasteur Horst Kasner qui exerça son ministère avec l’accord des autorités de l’ex RDA communiste, à savoir la chancelière allemande Angela Merkel, une problématique extrêmement vive et non résolue, soit l’orientation idéologique et doctrinale de la Rome conciliaire qui se sent dangereusement menacée par l’arrivée de plus en plus irrésistible, du fait du renouvellement des générations, au sein de la communion ecclésiale des tenants de la Tradition catholique.
Sur le plan purement canonique un fait comme celui de la Shoah n’a pas encore été intégré au corpus dogmatique de l’Eglise, et ne peut, malgré son importance, être placé sur un plan de similitude avec le Credo, ce que traduit, de manière excellente l’article déjà cité de Polémia : « D’un point de vue catholique, il peut paraître surprenant de placer un fait d’histoire, certes douloureux, dans le corpus théologique du mystère de Dieu et de la Croix.
Ainsi, si l’on examine de façon un minimum dépassionnée cet épisode, on s’aperçoit aisément que de façon indirecte, l’attitude de Mgr Williamson réveille, avec une force inouïe difficilement contrôlable qui fragilisa même un instant le Souverain Pontife, sommé autoritairement de s’expliquer en un mauvais remake de la « Querelle des investitures » par la fille du pasteur Horst Kasner qui exerça son ministère avec l’accord des autorités de l’ex RDA communiste, à savoir la chancelière allemande Angela Merkel, une problématique extrêmement vive et non résolue, soit l’orientation idéologique et doctrinale de la Rome conciliaire qui se sent dangereusement menacée par l’arrivée de plus en plus irrésistible, du fait du renouvellement des générations, au sein de la communion ecclésiale des tenants de la Tradition catholique.
Sur le plan purement canonique un fait comme celui de la Shoah n’a pas encore été intégré au corpus dogmatique de l’Eglise, et ne peut, malgré son importance, être placé sur un plan de similitude avec le Credo, ce que traduit, de manière excellente l’article déjà cité de Polémia : « D’un point de vue catholique, il peut paraître surprenant de placer un fait d’histoire, certes douloureux, dans le corpus théologique du mystère de Dieu et de la Croix.
Sans doute s’agit-il de diplomatie vaticane.
Car un simple père, fut-il « communiquant », ne peut faire évoluer le dogme catholique et y incorporer la Shoah.
Et rien ne permet de penser que, pour les autorités de l’Eglise en tout cas, Auschwitz ait vocation à remplacer la crucifixion du Christ comme événement ontologique central. (n.d.l.r. : ???)
De tels bouleversements du credo catholique exigeraient à tout le moins un concile, ce qui ne semble guère d’actualité.
D’autant que l’Eglise, qui incarne l’éternité, n’a pas vocation à céder à l’immédiateté. »
Et ce raisonnement est fort juste, car il serait dangereux d’en arriver à confondre la valeur salvifique du Sacrifice du Christ avec un autre événement de l’Histoire, aussi criminel et scandaleux soit-il
[4].
Mgr Richard Williamson
Mais dans ce qui vient de se passer, ce que beaucoup ne voient pas, c’est qu’il s’agit de bien autre chose au fond que d'un débat sur la Shoah qui ne joue en la circonstance qu'un rôle de pur prétexte
Mgr Richard Williamson
Mais dans ce qui vient de se passer, ce que beaucoup ne voient pas, c’est qu’il s’agit de bien autre chose au fond que d'un débat sur la Shoah qui ne joue en la circonstance qu'un rôle de pur prétexte
- au-delà des complexes relations diplomatiques du Vatican avec l’Etat hébreu mises à mal depuis des mois, et dont les évènements de la bande de Gaza, territoire qualifié récemment par Le cardinal Renato Martino, ministre de la Justice et de la Paix du Vatican de « camp de concentration » référence qui a dû être plus que modérément appréciée par Israël
- il s’agit disions-nous, de bien autre chose effectivement, à savoir de la lutte entre deux tendances antagonistes et irréconciliables à l’intérieur de l’Eglise, d’un côté le parti conciliaire crispé jusqu’à la névrose sur une défense féroce et furieuse de Vatican II, et de l’autre les fidèles de la Tradition catholique qui furent durement marginalisés après le dernier Concile et que beaucoup souhaitent tenir définitivement et pour toujours à grande distance de Rome.
Cette analyse nous donne de mieux comprendre en quoi, les propos de Mgr Williamson, volontairement ou involontairement instrumentalisés jusqu’à plus soif, et habillement utilisés par quelques rusés manipulateurs, mettent à jour une lutte terrible entre la Tradition catholique et le parti conciliaire, précipitant, avant même que des discussions théologiques approfondies aient été engagées entre la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X et la Curie romaine, sous les feux les moins propices d’une actualité qui se délecte du scandale, en particulier lorsqu’il s’agit de salir la religion, les confrontations doctrinales dont on sait qu’elles verront s’affronter en un combat sans merci, deux visions, deux conceptions, deux tendances que tout oppose radicalement, tendances qui sont engagées dans une lutte impitoyable dont l'enjeu réel n'est rien d’autre que le devenir même de l’Eglise.
Notes
[1] On méditera avec attention les termes de la lettre du 10 décembre 2008, dans laquelle l’abbé Franz Schmidberger, déclarant « qu’aucun chrétien véritable ne peut être antisémite », avait précisé en quoi consistait la doctrine catholique à l’égard du peuple Juif, et du Judaïsme.
Ce rappel, exprimé par l’actuel Supérieur de District de la FSSPX d’Allemagne, est extrêmement instructif, et éclaire les fondements spirituels de la théologie traditionnelle de l’Eglise :
« Avec la mort du Christ le rideau du temple s’est déchiré, l’alliance ancienne fut abolie et l’Eglise qui contient tous les peuples, cultures, races et différences sociales, cette Eglise est née de par le côté transpercé du rédempteur. En cela les Juifs de nos jours ne sont pas nos frères aînés comme le prétendait le pape lors de sa visite à la synagogue à Rome en 1986 le Pape Jean-Paul II. Les juifs sont complices du déicide aussi longtemps qu’ils ne se distancent pas de la culpabilité de leurs pères en reconnaissant la divinité du Christ et en acceptant le baptême.
« Avec la mort du Christ le rideau du temple s’est déchiré, l’alliance ancienne fut abolie et l’Eglise qui contient tous les peuples, cultures, races et différences sociales, cette Eglise est née de par le côté transpercé du rédempteur. En cela les Juifs de nos jours ne sont pas nos frères aînés comme le prétendait le pape lors de sa visite à la synagogue à Rome en 1986 le Pape Jean-Paul II. Les juifs sont complices du déicide aussi longtemps qu’ils ne se distancent pas de la culpabilité de leurs pères en reconnaissant la divinité du Christ et en acceptant le baptême.
Le Concile Vatican II en revanche déclare qu’on ne peut charger les Juifs de notre temps ni tous ceux ayant vécu à l’époque des évènements de la souffrance du Christ. Est-ce conforme avec l’enseignement du premier pape, Saint Pierre qui interpelle les Juifs sans distinction, selon lequel ils seraient les assassins du Sauveur ? Les Juifs croyants de l’Ancien Testament Abraham, Isaac et Jacob sont eux nos frères aînés dans la foi. Nous chrétiens sommes leurs fils spirituels car nous croyons au Messie qui s’est manifesté parmi nous et qui demeure parmi nous dans son Eglise. Abraham, Isaac, Jacob ont cru en son avènement, ils l’ont espéré et désiré. Nous voyons avec tristesse que le pape Jean-Paul II et maintenant aussi le Pape Benoît XVI entrent dans un synagogue Juive.
L’assertion selon laquelle les Juifs d’aujourd’hui portent la faute de leurs pères doit être limitée aux Juifs qui approuvent la mise à mort de Jésus-Christ. Elle est inexacte dans les généralisations citées.
Jésus-Christ, Dieu fait homme est pour les Juifs aussi le Rédempteur et la seule Voie pour le Salut : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie : personne ne peut aller au Père si ce n’est par Moi. » (Jn, 14,6). Il n’y a pas pour eux de chemins de salut séparés.
C’est pourquoi Saint Pierre, un Juif, le premier Pape, appelle déjà ses auditeurs à se convertir et à se faire baptiser au Nom de Jésus Christ (Act. Ap. 2, 38). Nous trouvons ici l’enseignement de l’Eglise qui est resté constant à travers tous les siècles.
Notre Seigneur Jésus-Christ est par Sa nature humaine Juif, Sa Très Sainte Mère est Juive, tous les Apôtres sont Juifs. Ne serait-ce qu’à cause de cela, aucun Chrétien véritable ne peut être antisémite. »
Abbé Franz Schmidberger,
Supérieur de District de la FSSPX d’Allemagne,ancien supérieur général de la FSSPX.
[2] Le scandale que suscita, deux jours avant le décret pontifical, la déclaration de Mgr Williamson face à une télévision suédoise : « Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz », fut considérable.
Abbé Franz Schmidberger,
Supérieur de District de la FSSPX d’Allemagne,ancien supérieur général de la FSSPX.
[2] Le scandale que suscita, deux jours avant le décret pontifical, la déclaration de Mgr Williamson face à une télévision suédoise : « Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz », fut considérable.
Le Vatican, selon lequel le pape, affirma qu’il ignorait tout des propos négationnistes de l'évêque britannique, et exhorta ce dernier à « prendre sans équivoque et publiquement ses distances » avec ses déclarations sur la Shoah. Or, Mgr Williamson refusa de renier ses propos dans une interview publiée par l'hebdomadaire "Der Spiegel", estimant qu'il lui fallait étudier d'abord les « preuves historiques » avant d'éventuellement retirer ses déclarations. Tout cela provoque des vagues jusqu’à Rome, au point de mettre Benoît XVI dans une situation inconfortable, et qu’une plainte devant la justice fédérale argentine pour apologie du négationnisme a été déposée mardi à l'encontre de Mgr Williamson qui vit au séminaire de La Reja, à 40 km à l'ouest de Buenos Aires, plainte déposée par le responsable de l'édition argentine du magazine américain « Newsweek », et qu’il devra également répondre à l'Institut national contre la discrimination (INADI) qui lui a officiellement demandé « d'infirmer ou de confirmer ses propos », l'évêque étant invité selon la directrice de cet organisme, Maria José Lubertino, « à clarifier la véracité de ses propos, et s'il les confirme, nous déposerons une plainte, ce qui pourrait déboucher sur une condamnation à trois ans de prison ».
[3] La Déclaration du Conseil permanent des évêques de France à propos de levée de l'excommunication, le 28 janvier, est à ce titre significative :
« La levée, par le Saint-Siège, de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X suscite de nombreuses réactions dans l’opinion catholique et dans la société.
- La simultanéité de cette annonce avec la révélation des propos de Mgr Williamson, niant le drame de l’extermination des juifs, provoque une réprobation on ne peut plus légitime. Les évêques de France condamnent fermement les paroles inacceptables et scandaleuses de Mgr Williamson.
- Ils redisent à la communauté juive de France leur engagement indéfectible au dialogue et à l’amitié. Ils rappellent que Benoît XVI ne cesse de signifier son attachement à une relation fructueuse entre juifs et chrétiens.
- Ils précisent instamment que la levée de l’excommunication n’est pas une réhabilitation. Elle constitue le point de départ d’un long chemin qui supposera un dialogue précis.
- En aucun cas, le Concile Vatican II ne sera négociable. Aucun groupe ecclésial ne peut se substituer au Magistère
- Les évêques saluent la volonté du Saint-Père d’aller jusqu’au bout de ce qu’il pouvait faire comme invitation à une réconciliation.
- Ils sont en communion avec lui dans l’exercice de la vigilance épiscopale.
- Ils expriment leur soutien et leur reconnaissance aux prêtres, diacres, religieux et laïcs qui composent l’Eglise catholique en France et animent fidèlement les communautés chrétiennes vivantes et proches des hommes de ce temps. »
[4] Comme l’écrivit l’abbé Curzio Nitoglia : « L'Holocauste a été le fer de lance de la nouvelle doctrine du concile Vatican II sur le déicide ("Nostra Aetate"), de la réforme de Paul VI de la prière de vendredi Saint (1970), de la théorie de "l'Alliance ancienne jamais révoquée" de Jean Paul II à Magonza (1981).
[3] La Déclaration du Conseil permanent des évêques de France à propos de levée de l'excommunication, le 28 janvier, est à ce titre significative :
« La levée, par le Saint-Siège, de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X suscite de nombreuses réactions dans l’opinion catholique et dans la société.
- La simultanéité de cette annonce avec la révélation des propos de Mgr Williamson, niant le drame de l’extermination des juifs, provoque une réprobation on ne peut plus légitime. Les évêques de France condamnent fermement les paroles inacceptables et scandaleuses de Mgr Williamson.
- Ils redisent à la communauté juive de France leur engagement indéfectible au dialogue et à l’amitié. Ils rappellent que Benoît XVI ne cesse de signifier son attachement à une relation fructueuse entre juifs et chrétiens.
- Ils précisent instamment que la levée de l’excommunication n’est pas une réhabilitation. Elle constitue le point de départ d’un long chemin qui supposera un dialogue précis.
- En aucun cas, le Concile Vatican II ne sera négociable. Aucun groupe ecclésial ne peut se substituer au Magistère
- Les évêques saluent la volonté du Saint-Père d’aller jusqu’au bout de ce qu’il pouvait faire comme invitation à une réconciliation.
- Ils sont en communion avec lui dans l’exercice de la vigilance épiscopale.
- Ils expriment leur soutien et leur reconnaissance aux prêtres, diacres, religieux et laïcs qui composent l’Eglise catholique en France et animent fidèlement les communautés chrétiennes vivantes et proches des hommes de ce temps. »
[4] Comme l’écrivit l’abbé Curzio Nitoglia : « L'Holocauste a été le fer de lance de la nouvelle doctrine du concile Vatican II sur le déicide ("Nostra Aetate"), de la réforme de Paul VI de la prière de vendredi Saint (1970), de la théorie de "l'Alliance ancienne jamais révoquée" de Jean Paul II à Magonza (1981).
De plus la théologie du "silence de Dieu" est née précisément grâce aux réflexions sur l’Holocauste.
Certains théologiens (suivant les traces de Hans Jonas et Jean Baptiste Metz) nièrent la Providence, la Bonté de Dieu et mirent en doute son existence même, en arguant du fait que Dieu aurait autorisé l'Holocauste.
L'Holocauste est donc devenu pour le judaïsme talmudique une métahistoire absolue, un acte sacrificatoire à valeur salvifique.
Après la destruction du Temple (70 ap JC.), l'exégèse rabbinique a remplacé la Foi mosaïque dans le Messie personnel par celle du "messie collectif" qui est le peuple juif.
Le Christianisme ne peut donc pas accepter cette sacralisation de l'Holocauste juif, sous peine de renier sa propre foi : l'unique Holocauste est le Sacrifice du Christ. Admettre un autre "Holocauste" salvifique et métahistorique à côté de celui de Jésus, serait un acte d'apostasie. (n.d.l.r. :Qui demande la sacralisation de l'holocauste ?)
Malheureusement la nouvelle théologie dirigeant le Concile Vatican II a mis le pied dans la mouvance catholique progressiste, nous espérons que la Tradition catholique ne soit pas polluée par elle. C'est par conséquent le devoir du Pasteur d'en admonester les fidèles.
(isabelle des charbinières)
n.d.l.r.: Ai-je besoin de souligner que cet article, courageusement "anonyme",sur un site qui semble regretter la "sainte inquisition" (voir nom et logo), ne correspond en aucune façon à mes opinions personnelles sur cette question.
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