EPHEMERIDE MONARCHISTE
Ephéméride du 25 Octobre.
732 : Charles Martel repousse les Maures.
Probablement sur le territoire de la commune de Moussais (rebaptisé depuis Moussais-la-Bataille), les Francs commandés par Charles Martel ont repoussé une razzia menée par Abd el Rahman, lors de la bataille de Poitiers :
Partis de Pampelune, les musulmans - qui ont envahi l'Espagne en 711 -
ont conquis le Sud-ouest et ravagé Bordeaux; ils ont aussi fait des
incursions dans le Sud-est: des légendes locales (comme celle de la Cabro d'Or) et la toponymie en gardent quelques souvenirs (le massif des Maures; la Garde-Freinet...).
Ils remontent maintenant vers le Nord-ouest, pour piller les riches
monastères. C'est là que Charles Martel - y gagnant son surnom... -
stoppera définitivement leur avancée.
1415 : Désastre d'Azincourt.
La chevalerie française est écrasée par les troupes du Roi d'Angleterre Henri V :
Après 35 ans de victoires françaises ( avec Charles V et du Guesclin),
les Anglais reprennent l'avantage, Azincourt ayant été précédée par les
désastres de Crécy et Poitiers. Pourtant les français étaient supérieurs
en nombre....
De
fait, la bataille d'Azincourt marque la fin de l'ère de la chevalerie
et le début de la suprématie des armes à distance sur la mêlée (ci
dessous, reconstitution historique : les archers gallois du Roi
d'Angleterre). Suprématie qui ne fera que se renforcer par la suite
grâce à l'invention des armes à feu.
1653 : Mort de Théophraste Renaudot.
1685 : Début de la construction du Pont Royal.
D'abord, en 1550, il y eut le Bac des Tuileries, qui reliait la rive gauche (d'où le nom de Rue du Bac) à la rive droite, à hauteur de l'actuel Pavillon de Flore. Puis, en 1632, on construisit un pont en bois, à péage, le Pont Sainte Anne (pour Anne d'Autriche), ou Pont rouge
(d'après sa couleur). Trop fragile, constamment emporté par des crues
et devant être refait à répétition, il sera finalement remplacé - entre
le 25 octobre 1685 et le 13 juin 1689 - par un pont en pierre de cinq
arches, entièrement financé par Louis XIV, d'où son nom de Pont Royal.Très élégant, avec ses cinq arches en plein cintre, c'est le troisième pont le plus ancien de Paris, après le Pont Neuf et le Pont Marie.
1722 : Sacre de Louis XV.
Illustration du Temps long dont disposent les monarques : il est l'arrière-petit-fils de Louis XIV, et le grand-père de Louis XVI.
Louis XV à six ans, par Hyacinthe Rigaud
De Jacques Bainville, Histoire de France, Chapitre XIV, La Régence et Louis XV :
"...C’est cependant par un
acte d’autorité que débuta Louis XV, à seize ans, lorsqu’il renvoya le
duc de Bourbon, à peu près comme Louis XIII avait secoué la tutelle de
Concini. Le jeune roi avait donné sa confiance à son précepteur Fleury,
évêque de Fréjus. Choix heureux : ce sage vieillard dirigea les affaires
avec prudence. Il y eut, pendant quinze ans, une administration
intelligente, économe, qui remit les finances à flot et rétablit la
prospérité dans le royaume, prouve qu’il n’était pas condamné à la
banqueroute depuis la guerre de succession d’Espagne et le Système de
Law. De tout temps, la France n’a eu besoin que de quelques années de
travail et d’ordre pour revenir à l’aisance et à la richesse. Notre
éclatante civilisation du dix-huitième siècle ne s’expliquerait pas sans
cette renaissance économique qui fut singulièrement aidée par les
traditions bureaucratiques que le siècle précédent avait laissées. Il ne
faut pas dire trop de mal des bureaux : leurs abus ne les empêchent pas
d’être indispensables. Orry, dont le nom est resté obscur, fut un digne
successeur de Colbert dans la gestion des deniers publics. D’Aguesseau,
qui est illustre, continua l’œuvre législative que Colbert avait
commencée, et, pour une large part, ses ordonnances ont été reproduites
par le Code civil, car la Révolution a continué au moins autant qu’elle a
innové.
Appliqué au relèvement de la France, Fleury, au-dehors,
évitait les aventures. Il n’avait pas de grandes vues de politique
européenne mais un sens assez juste de l’utile et du nécessaire. Le
point noir de l’Europe, à ce moment-là, c’était la succession d’Autriche
qui se présentait d’ailleurs autrement que la succession d’Espagne.
L’Empereur Charles VI, n’ayant que des filles, se préoccupait de laisser
ses États héréditaires à l’archiduchesse Marie-Thérèse et il cherchait à
faire signer et garantir ses dispositions testamentaires, sa
« Pragmatique sanction », par toutes les puissances. En France, un parti
déjà nombreux représentait que la maison d’Autriche était l’ennemie du
royaume, que nous n’avions pas intérêt à la perpétuer et que l’occasion
de l’abattre définitivement ne devait pas être perdue. On était
antiautrichien au nom de la tradition et des principes de Richelieu.
Ainsi naissait, sur une question de politique étrangère, une controverse
qui devait dégénérer en conflit, un conflit qui, un jour, deviendrait
fatal à la monarchie elle-même...."
1791 : Dernière messe à l'abbaye de Cluny.
Ce chef d'oeuvre absolu de l'art roman, le plus grand édifice religieux
de la chrétienté jusqu'à la construction de saint Pierre de Rome va
être démoli par les vandales révolutionnaires....
Véronique Prat raconte (Le Figaro Magazine, 24/12/2010), n° 20652) :
"...Les objets précieux, le mobilier liturgique, les grandes tentures brodées de fil d'or de celle qui fut la maior ecclesia du
Moyen-Âge ont été réquisitionnés. Tout ce qui pouvait être vendu a été
bradé. Tout ce qui pouvait être arraché à la pierre a été saisi. Seule
reste la colossale et majestueuse carcasse du bâtiment, toujours
imposante avec ses 187 mètres de long, ses cinq nefs, son choeur
multiple, ses grand et petit transepts, ses 300 chapiteaux principaux,
ses sept clochers. Pas pour longtemps : sur ordre des révolutionnaires,
tout cela sera bientôt transformé en carrière de pierres. Les
démolisseurs, pour venir à bout de ce bâtiment phare de la chrétienté,
auront recours à la mine. Il faudra près d'un quart de siècle de
dépeçage et de pillage pour mettre à terre la grande bâtisse romane,
solide comme une forteresse. Le terrain de l'abbaye sera découpé et
vendu par lots..."
Il ne nous reste que moins de huit
pour cent de l'édifice... Là, comme ailleurs, la Révolution, qui a
détruit entre le quart et le tiers de notre Patrimoine a commis un crime
contre la Culture. N'est-il pas assimilable à un crime contre
l'Humanité, dont on sait qu'ils sont imprescriptibles ?....
1824 : Le premier Grand magasin.
Pierre Parisot, mercier dans l'Ile de la Cité ouvre modestement, Quai aux Fleurs, le premier Grand Magasin: La Belle Jardinière.
1826 : Mort de Philippe Pinel.
Il est le précurseur de la psychiatrie moderne :
Républicain (il se disait lui-même "loin d'être royaliste"), il était membre de la Section des piques,
avec Robespierre et le marquis de Sade. Pourtant, contraint d'assister
avec "sa" section à l'assassinat de Louis XVI, il écrit, le jour-même, à
son frère :
"...C'est à mon grand regret que j'ai été obligé d'assister à
l'exécution, en armes, avec les autres citoyens de ma section, et je
t'écris le coeur pénétré de douleur, et dans la stupeur d'une profonde
consternation..."
1836 : Erection de l'Obélisque de Louxor.
Il est environ quinze heures
lorsque l’Obélisque du Louxor atteint la verticale et trône enfin au
milieu de la place de la Concorde.
Il
a fallu pas moins de quatre heures, trois cents personnes et l’aide
d’une petite machine à vapeur pour dresser les 230 tonnes de granit.
L’aventure remonte en fait à 1832, lorsque le Pacha Muhammad Ali offre à
Louis-Philippe un des deux obélisques du temple de Thèbes, vieux de
trois milles ans et dédié à Ramsès II.
L'ingénieur Philippe Le Bas organise les opérations du transfert de
Louxor à Paris. Ces opérations sont très difficiles car il s'agit à la
fois d'une masse colossale, mais en même temps extrêmement fragile. Il
faut descendre le Nil, traverser la Méditerranée et remonter la Seine
sur un parcours de 12.000 kilomètres.....
1838 : Naissance de Georges Bizet.
Son chef d'oeuvre, Carmen, est l'opéra le plus joué au monde.
Écouter :
Habanera de Carmen, Acte I ("L'amour est un oiseau rebelle...."): Bizet Carmen habanera.mp3
1977 : Création du Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne.
2007 : Premier vol commercial pour l’A 380.
La compagnie Singapore Airlines réalise le premier vol commercial de l’A 380, en reliant Singapour à Sydney.
Capable de transporter jusqu’à 853 passagers, l’A 380 est le plus gros avion civil jamais construit et le plus grand avion de l’histoire à être produit en série.
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