EPHEMERIDE MONARCHISTE
Ephéméride du 24 Octobre.
996 : Mort d'Hugues Capet.
Elu Roi en 987, il n'aura pas régné bien longtemps !
Et pourtant Jacques Bainville - qui écrit avec raison "..les premiers règnes furent sans éclat..." - affirme que l'année 987, qui l'a vu accéder au trône, est néammoins la plus importante de notre Histoire.
Ci dessous, en rouge, on voit ce qu'était "la France" à l'avènement d'Hugues Capet....
De Jacques Bainville, Histoire de France, chapitre V : La révolution de 987 et l'avènement des Capétiens :
"Le
bon sens des Capétiens, qui devait être, à de rares exceptions près, la
qualité dominante de leur race, ne serait pas moins utile à cette œuvre
de longue haleine. Rendre service : c'était la devise de la maison
depuis Robert le Fort. Avancer pas à pas, prudemment, consolider chaque
progrès, compter les deniers, se garder des ambitions excessives, des
entreprises chimériques, ce fut son autre trait, avec un sentiment
d'honorabilité bourgeoise plus que princière et le goût de
l'administration. La France sensée, équilibrée, se reconnut dans cette
famille qui aimait son métier et qui avait le don de s'instruire par
l'expérience. Il semble que les Capétiens aient eu devant les yeux les
fautes de leurs prédécesseurs pour ne pas les recommencer. Les
descendants de Charlemagne, de Charles le Chauve à Lothaire, s'étaient
épuisés à reconstituer l'Empire. Ce fut également la manie des empereurs
germaniques. Les Capétiens étaient des réalistes. Ils se rendaient un
compte exact de leurs forces. Ils se gardèrent à leurs débuts
d'inquiéter personne.
La race de Hugues Capet, après avoir mis trois générations à prendre la
couronne, régnera pendant huit siècles. L'avenir de la France est
assuré par l'avènement de la monarchie nationale. À cette date de 987,
véritablement la plus importante de notre histoire, il y a déjà plus de
mille ans que César a conquis la Gaule. Entre la conquête romaine et la
fondation de la monarchie française, il s'est écoulé plus de temps, il
s'est passé peut-être plus d'événements que de 987 à nos jours. Au cours
de ces mille années, nous avons vu que la France a failli plusieurs
fois disparaître. Comme il s'en est fallu de peu que nous ne fussions
pas Français !"
1260
: Cloture de la semaine de fêtes pour la consécration de la Cathédrale
Notre-Dame de Chartres, en présence du Roi Saint Louis.
1599 : Henri IV répudie la reine Margot, qui n'a pas donné d'héritier au trône.
Il épousera Marie de Médicis, qui lui donnera six enfants (dont Louis XIII).
1648 : Signature des Traités de Westphalie.
Pour Jacques Bainville, ils sont, tout simplement, "le chef d'oeuvre politique du XVIIème siècle".
L'Empire (concrètement, ce que l'on appelle aujourd'hui l'Allemagne) était divisé en plus de 350 états (la Croix des géographes...);
la France obtenait définitivement les Trois Evêchés (Metz, Toul et
Verdun) en même temps qu'elle se voyait durablement libéré, au nord-est,
de tout danger immédiat.
Ces Traités vont assurer pour plus d'un siècle la prépondérance française en Europe.
Ci
dessous, Traité de paix dit traité de Westphalie, entre Louis XIV, roi
de France, et l'empereur et les princes allemands. Page de signatures.
Münster, 24 octobre 1648.
De Jacques Bainville, Histoire de France, chapitre XI, Louis XIII et Richelieu : la lutte nationale contre la maison d'Autriche:
"La paix de Westphalie fut signée en octobre 1648.
Cette paix, qui
devait rester pendant un siècle et demi la charte de l'Europe,
couronnait la politique de Richelieu. C'était le triomphe de la méthode
qui consistait à achever la France en lui assurant la possession
paisible de ses nouvelles acquisitions. Il ne suffisait pas d'ajouter
l'Alsace au royaume. Il fallait encore que cette province ne fût pas
reprise au premier jour par les Allemands. Il ne suffisait pas
d'humilier la maison d'Autriche, de lui imposer une paix avantageuse
pour nous. Il fallait encore, pour que cette paix fût respectée, pour
que le résultat d'une lutte longue de plus d'un siècle ne fût pas remis
en question, que l'Empire fût affaibli d'une façon durable et qu'il ne
pût se réunir « en un seul corps ».
Au traité de
Westphalie, la politique qui avait toujours été celle de la monarchie
française, celle des « libertés germaniques », reçut sa consécration.
Notre victoire fut celle du particularisme allemand. La défaite de
l'Empereur fut celle de l'unité allemande. Mosaïque de principautés, de
républiques, de villes libres, l'Allemagne, au lieu d'un État, en
formait plusieurs centaines. C'était l'émiettement, l'impuissance, le
libre jeu laissé à notre diplomatie, car ces trois cent quarante-trois
États indépendants, de toutes les tailles et de toutes les sortes,
étaient maîtres de leurs mouvements et de leurs alliances. Leurs
rapports avec l'Empire devenaient extrêmement vagues et s'exprimaient
par une Diète, un véritable Parlement, où, avec un peu de savoir-faire,
nos agents pouvaient intervenir de façon à tenir le « corps germanique »
divisé.
Signature des Traites à Münster
Le principe de
l'équilibre européen, fondé par le traité de Westphalie, reposait sur
une véritable élimination de l'Allemagne, ce qui resta notre doctrine
constante, parce que c'était notre plus grand intérêt, jusqu'à la fin du
dix-huitième siècle. Enfin pour conserver ces résultats, pour empêcher
qu'il y fût porté atteinte et que l'Allemagne fût conduite par une seule
main la France, ainsi que la Suède, avait un droit de garantie au nom
duquel elle pouvait s'opposer à tout changement de la Constitution de
l'Empire, à toute redistribution des territoires, en d'autres termes aux
ambitions de la maison d'Autriche on de tout autre pouvoir qui
reprendrait son programme de domination des pays germaniques.
L'Allemagne n'était plus, comme disait plus tard Frédéric II, qu'une
« République de princes », une vaste anarchie sous notre protectorat.
Ruinée, dépeuplée par la guerre de Trente Ans, réduite à l'impuissance
politique, elle cessait pour longtemps d'être un danger. Nous aurions
encore à nous occuper d'elle. Nous n'avions plus à craindre ses
invasions : la grandeur de la France date de cette sécurité.
Il est rare qu'on
puisse fixer des moments où la politique a obtenu ce qu'elle cherchait,
où elle l'a réalisé, dans la mesure où les choses humaines comportent
les réalisations. Le traité de Westphalie est un de ces moments-là."
1868 : Naissance d'Alexandra David-Neel.
Elle fut à la fois exploratrice et écrivain :
1944 : Mort de Louis Renault.
C'est
en 1898 que Louis Renault construit à Billancourt une voiturette à
prise direct. En 1899, il s'associe avec ses frères, Fernand et Marcel,
pour créer la société Renault frères.
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire