samedi 21 mai 2011

CAVE ATTALI !




Pour l’avenir de la France ?

Attali ! mais oui, bien sûr…

C’est l’homme qui avait veillé à tout afin que François Mitterrand soit fin prêt!

Les succès de Nicolas Sarkozy? Encore lui!

Attila des temps modernes, Attali balaye tout du vieux monde...

Pas d'avenir sans un gouvernement mondialisation qu'il appelle de toute urgence.

Le Meilleur des mondes? Attali rêve-t-il d'en être le grand architecte?
Il convient de ne pas prendre à la légère ses réflexions. Il dit tout haut ce que d'autres construisent... Nous ne pouvons pas nous contenter de « réciter » nos « catéchismes » pour contrecarrer une telle machine à broyer les peuples!

Jacques Attali: deux entretiens à lire impérativement.

Portemont, le 20 mai 2011

François Mitterrand était-il prêt à gouverner ?

Il avait médité depuis longtemps sur la fonction présidentielle. Il avait médité sur la France. C'était un homme qui avait le sens du long terme. Un jour, il m'avait confié qu'il s'entourait de collaborateurs très jeunes car, disait-il, « je veux que l'on parle de moi dans quarante ans ». C'est ce qui se passe aujourd'hui ! Pour l'exercice du pouvoir, tout était prêt. Avec Pierre Joxe, Nicole Questiaux ou Jacques Fournier, j'avais préparé tous les décrets, textes de lois et schémas d'organisation destinés à mettre en œuvre le projet socialiste. Le Premier ministre, Pierre Mauroy, n'avait plus qu'à distribuer leur feuille de route aux ministres. J'avais présenté tout cela à François Mitterrand dès le lendemain de son élection, mais il m'a répondu : « Je ne veux rien voir avant le 21 mai », jour de son entrée en fonction.

Comment jugez-vous le bilan de Nicolas Sarkozy ?

Je suis mal placé pour en parler, parce que ce que j'estime être de bons résultats est issu des préconisations que j'avais faites au chef de l'Etat dans le rapport de ma commission. Je pense notamment à l'autonomie des universités, au grand emprunt, à la loi de la concurrence ou au statut de l'autoentrepreneur. Il a fait du copier-coller de ce que je proposais. Ces mesures très positives n'auront malheureusement qu'un impact sur le long terme. Et l'opinion publique ne lui en fait pas crédit pour cette raison. C'est injuste. Mais ce travail a, il est vrai, été gâché par l'absence de réforme fiscale, par un sentiment d'injustice, par des promesses non tenues en matière de pouvoir d'achat et d'emploi. Nicolas Sarkozy laissera cependant des réformes profondes de la société française. Et il a bien géré les crises.
Entretien Les Echos du 8 mai 2011

Lire l'intégralité:

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0201354297516-jacques-attali-la-fonction-presidentielle-n-est-plus-ce-qu-elle-etait-en-1981-.htm

Extraits de “Ce Soir ou Jamais“, France 3, 21/09/10. Avec Jacques Attali, Emmanuel Todd, Alain Bauer et Agnès Verdier-Molini.

« l’islam est une des dimensions de la civilisation européenne, depuis l’origine de l’islam et depuis l’origine de l’Europe ».: « Pour la France, d’avoir plusieurs millions de Français qui parlent arabe, dont la culture est arabe (…), c’est un atout extraordinaire, extraordinaire ! Qu’il faut valoriser, qu’il ne faut pas antagoniser (sic !) »
« [...] Il faut avoir la fierté d’admettre que l’Islam est une des dimensions fondatrice et positive du passé et de l’avenir de l’Europe »

Nous vous avions déjà prévenu...

Eloigné de nous, il l’est à plus d’un titre… Et ses conclusions nous motivent d’autant plus : « Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. »

http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article71256.php

Jacques Attali :
« L’identité de la France. Les mouvements de populations, sur la planète s’intensifient. Nous devons nous préparer à assimiler un grand nombre de gens, d’entreprises, d’initiatives, de cultures venus d’ailleurs. Cela suppose que nous soyons capables de maintenir l’unité du pays, autour de sa langue et sa culture, tout en la faisant évoluer. Si nous n’y parvenons pas, nous allons au-devant de grandes révoltes. Ce pays restera-t-il à l’ avenir celui où il fait bon vivre, entreprendre, créer ensemble ? Ou bien évoluera-t-il vers un rassemblement d’individus pensant chacun qu’à lui même ? »
Les réponses possibles n’appellent pas une langue de bois. Jacques Attali a une confiance sereine dans les techniques, la mondialisation, l’évolution des mœurs et nombre de « progrès »… Il est convaincu que le « Marché » transformera tout le paysage politique et culturel, que l’Etat est appelé à disparaître…
Il nous oblige dans ses réflexions et sa démarche à nous interroger sur l’essentiel. Ce n’est pas le moindre intérêt de son travail…
Nous gagnons à avoir des adversaires de cette qualité !

Portemont, le 2 mars 2007

« Crise après crise, tout le monde convient que la solution passe par une nouvelle gouvernance mondiale. La crise des subprime est d’abord locale puis devient planétaire ; s’il y avait eu une réglementation empêchant la transmission via les bilans bancaires d’actifs pourris, la titrisation de certains crédits, des normes mondiales pour les fonds propres des banques…, la contagion n’aurait pas connu une telle ampleur. De même pour Fukushima : si l’agence internationale de l’énergie atomique avait eu un vrai pouvoir de contrôle et de sanctions et notamment celui d’imposer des normes de sécurité pour interdire l’exploitation de centrales nucléaires dans les zones sismiques, on aurait pas eu cette catastrophe. Si on avait une vraie stratégie mondiale sur les épidémies, on ne vivrait pas avec la crainte de la grippe H1N1. On voit monter de nombreuses crises pour lesquelles les réponses ne peuvent être que mondiales : le climat, la spéculation sur les matières premières agricoles... En même temps, vous avez raison, on observe une tentation du repli sur soi partout. Dans 18 pays d’Europe, on trouve des partis ultra-nationalistes qui revendiquent d’être des partis de gouvernement, qui font des scores énormes aux élections récentes, comme en Hongrie ou en Finlande. Si la France arrête un train de tunisiens à Vintimille à la frontière italienne, cela tient à la pression du Front national et de la Ligue du Nord. Aux Etats-Unis, le mouvement des Tea Party bouleverse la donne politique. Et il y a une évidente poussée du protectionnisme dans les pays du sud. C’est un mouvement de fond. »

Un constat lucide...

« Ce qui est grave, dans le monde actuel, c’est que les prix des produits pour les riches baissent tandis que ceux des produits pour les pauvres augmentent. Cela coûte plus cher d’être pauvre que d’être riche. Ecrans plats, mobiles intelligents baissent alors qu’augmente le coût des dépenses contraintes : transport, logement, nourriture. Et en même temps, la concentration des richesses augmente. Donc les riches ont de plus en plus de moyens pour acheter des produits dont le prix baisse, alors que c’est le contraire pour les pauvres. Tout cela ne durera pas. La seule question, c’est : l’inévitable explosion conduira t-elle à intégrer, à réguler, ou bien au protectionnisme, qui conduira à la catastrophe ? C’est étroitement lié à la flambée des prix du blé qui crée des conditions de révoltes et d’émeutes comparables à celle de la France de 1788. Ma prévision, c’est que le danger de repli national est grand. Et si repli il y a, il se traduira en particulier par la fin de l’euro, en Europe. »

« On apprend par l’expérience. C’est pour cela que j’ai écrit ce livre : il y a eu des échecs, c’est plus urgent et nécessaire que jamais. Sur le site www.etatsgeneraux.org, nous allons voir s’écrire des cahiers de doléances planétaires. L’Europe tout de même apporte l’espoir : elle préfigure la gouvernance mondiale. Mais en même temps, tout discours supranational stimule les passions nationalistes. L’Europe s’est construite sur quatre peurs : celle du retour du monstre allemand, de la lâcheté française, du retrait des Américains, et de l’union soviétique. Il n’y a plus de moteur, il faut passer de la peur à la raison. La seule peur qui pourrait nous aider à nous rassembler, c’est une peur malsaine, la peur de l’immigration. Mais on n’a même pas de politique commune en la matière… On en est à bloquer des trains entre la France et l’Italie, l’un des actes les plus ridicules de l’histoire. Il faut donc passer de la peur à la raison. »

« Les Américains sont devenus les mercenaires du monde. Aussi longtemps qu’ils accepteront de mourir pour le reste du monde, nous paierons pour maintenir le système. Ils ont la première armée du monde et on a besoin d’eux. On ne peut pas se permettre un effondrement américain, ce serait tragique pour la démocratie. Le déclic européen dépendra des hommes. Aujourd’hui, nous n’avons pas l’équivalent de Jefferson, Madison et Washington. Il y a un Européen remarquable, Herman Van Rompuy, méconnu. Il dépend des dirigeants européens de tricoter l’acceptation par les 27 populations d’un budget fédéral. »

Lire l'intégralité:

Aucun commentaire: