lundi 17 juin 2013

QUAND LES GAUCHOS DEFENDENT LES CETACES...

Dauphins, orques, belugas : libérons les cétacés captifs !





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Lorsque d’un coup de caudale, l’orque asperge la foule ou que le dauphin expédie un ballon aux enfants, les spectateurs se soucient peu de savoir d’où viennent ces « poissons qui respirent ». Ils ignorent qu’une partie d’entre eux ont été capturés avec violence et que les autres ont été élevés comme le sont les poulets.

Ils ignorent que ces bonds et ces sauts ne révèlent aucune joie et sont juste le fruit d’un dressage basé sur la faim et l’ennui.

Ils ignorent que la durée de vie moyenne des orques nées captives est d’un peu plus de sept ans alors qu’en liberté, cette espèce vit centenaire.

Pourquoi le public ne sait-il pas cela ? Pourquoi ne voit-il pas la souffrance derrière le sourire du dauphin ? Parce qu’on ne la lui dit pas. De même que le saucisson Bridou ne parle pas de ses abattoirs, les delphinariums ne révèlent rien des coulisses de leurs sombres exploits.

Pas question pour eux d’évoquer les rapts d’orques en Islande, en Russie ou aux îles Salomon, ni leur implication directe ou indirecte dans les sanglants massacres de Taiji, ni leur échec à domestiquer de façon durable des cétacés conçus pour nager loin et plonger profond.

 Pas question de révéler que la seule raison d’être de leur industrie est le gain que la compagnie SeaWorld engrange : plus d’un milliard de dollars par an.

Une telle puissance financière fait taire les plus grincheux. Grâce à leur propagande, leurs avocats, leurs nettoyeurs du Web, leurs produits dérivés et leur association avec Coca Cola, McDonald’s ou le WWF, les delphinariums peuvent se montrer très convaincants, voire menaçants si nécessaire, tout en mentant effrontément.

« Aucun cétacé ne devrait être gardé en captivité »

Mais les faits sont tenaces. Comme l’orque, le grand dauphin est présent dans toutes les mers du monde. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), il ne s’agit pas là d’une espèce en danger, du genre okapi ou panda. Sa détention en bassin ne se justifie donc pas et moins encore son élevage, puisque jamais aucun captif n’est relâché en mer.

Les recherches scientifiques dont il a fait l’objet à des fins militaires nous ont sans doute beaucoup appris sur sa physiologie et ses capacités d’apprentissage, mais rien sur ses cultures ou sa vie sociale. Elles ont conduit paradoxalement à la conclusion qu’il était éthiquement inadmissible de le maintenir en captivité.
Le 22 mai 2011, une Déclaration des droits des cétacés, rédigée par des scientifiques internationaux, affirmait :

« Les baleines et les dauphins disposent d’une telle intelligence qu’ils doivent être considérés comme des personnes non-humaines.
Aucun cétacé ne devrait être gardé en captivité ou en servitude, être soumis à un traitement cruel ou être retiré de son milieu naturel. »

De nombreux accidents

Dans le même temps, des livres ( « Death At SeaWorld ») et des films ( « The Cove », « A Fall From Freedom », « Blackfish ») ont révélé les douteuses pratiques de SeaWorld pour étouffer la mise à mort de ses dresseurs par des orques devenues folles, mais aussi les sales petits secrets des entreprises européennes qui lui sont associées, tel Harderwijk, Loro Parque ou le Marineland d’Antibes...

Citons aussi bien sûr le film « De rouille et d’os ». Marion Cotillard déclarait lors de la sortie du film :

« Un Marineland, c’est l’horreur [...]. Tu es là, au Marineland d’Antibes, tu vois les baleines, des autobus dans une baignoire, un signe de la main, elles font un salto arrière : tu vois l’homme dominer la nature et c’est un truc que je supporte mal, jusqu’à avoir envie de pleurer. »
Suite à un accident ayant causé la mort d’un dresseur d’orques au Sea World d’Orlando, en Floride, et à un autre accident, non mortel, au Marineland, Marion Cotillard n’a pas été autorisée à entrer dans l’eau avec les orques et le scénario a donc dû être adapté en conséquence.
L’actrice a expliqué : « A l’origine, l’accident devait se passer alors que j’étais sur le nez de l’orque », alors que finalement, l’animal surgit hors du bassin et l’attaque directement.

Ils éduquent leurs enfants, honorent leurs défunts


Nous savons désormais que les dauphins ont conscience d’eux-mêmes. Ils parlent, ils aiment, ils jouent, ils se plaisent à vivre en famille, entre amis, au sein de clans et d’alliances. Ils adorent voyager et chasser tous ensemble. Ils éduquent leurs enfants, honorent leurs défunts et se transmettent savoirs et dialectes au fil des générations. Ils sculptent leurs bulles avec art et font usage d’outils.

De quel droit condamne-t-on ces personnes non-humaines à la perpétuité ? De quel droit leur inflige-t-on l’ennui mortel de cachots d’eau chlorée, dans lesquels une sardine ne survirait pas dix minutes ? 

Aucun bassin, aucun lagon ne peut remplacer la richesse prodigieuse du monde des cétacés. Aucun dauphin, même né captif, ne peut s’y épanouir en toute dignité. L’Inde, le Brésil, l’Inde la Croatie, la Slovénie, Chypre et d’autres pays ont jugé que la captivité était si cruelle qu’ils l’ont interdite. 

Par contre, quinze pays d’Europe gardent encore des orques, des marsouins, des dauphins et des bélugas captifs sur leur territoire.

Aujourd’hui, des millions de citoyens en ont assez d’assister sans mot dire à cette mainmise de l’économie sur le vivant. Des parents s’indignent que les écoles emmènent leurs enfants assister à des spectacles qui insultent la nature sauvage. 

Tous estiment qu’à l’heure où la biodiversité s’effondre, ce n’est pas en enfermant dans des cuves en béton des orques psychopathes ou des bélugas dépressifs que l’on pourra sauver ces espèces.

C’est en limitant les ravages de la surpêche et de la pollution, c’est en créant des sanctuaires marins que l’on y parviendra, non pas à l’initiative de sociétés cotées en bourse mais bien à celles de gouvernements responsables.

 Une « Révolution bleue » est en marche. Il est grand temps que ce combat aboutisse et que l’on mette fin, une fois pour toutes, à l’exploitation des peuples cétacés. 

(rue89.com)
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