mardi 28 mai 2013

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samedi 18 mai 2013


LE MARIAGE DE CYRANO : 

 PIERRE CASSEN REFUSE DE M'EPOUSER !

 (AURAIS-JE UN RIVAL, ...ISSU DE L'IMMIGRATION ?)


Pierre Cassen : « Je trouve cette société épouvantable ! »

Nouvelles de France a rencontré un homme de gauche pas comme les autres : Pierre Cassen. Ancien syndicaliste, ce militant laïque et féministe a co-fondé Riposte laïque. Théorie du gender, « mariage » homosexuel, féminisation de notre société, islamisation… l’homme nous livre le fond de sa pensée. « Certaines amies vont tousser… mais j’assume ! » fait-il mine de craindre, le sourire aux lèvres. Entretien choc.

Pierre Cassen, que pensez-vous de l’introduction de la théorie du gender dans les programmes de Sciences de la Vie et de la Terre de classe de 1ère dès l’année prochaine ?

Tout d’abord, le responsable de Riposte laïque que je suis vous répondra que la question fait débat dans nos rangs. Comme vous le savez, Christine Tasin (Présidente de Résistance républicaine, ndlr) y est très hostile.

 Dans le numéro de Riposte laïque qui doit paraître lundi soir, Anne Zelinsky s’y déclare plutôt favorable. Ce que je peux vous dire, c’est que les échanges sur cette question ont été passionnés lors de quelques échanges rédactionnels, dans la meilleure tradition de Riposte laïque qui ne considère pas les divergences publiques comme une faiblesse. Il n’en reste pas moins que l’immense majorité de nos rédacteurs ne veulent pas de la théorie du gender dans les programmes de biologie…

Mais vous, Pierre Cassen, qu’en pensez-vous ?

Je me demande dans quel monde je vis. S’agit-il d’un monde où il ne s’est rien passé depuis 40 ans, où les femmes sont opprimées quotidiennement par les hommes, où elles sont condamnées à avoir 10-15 enfants, à rester avec le même homme jusqu’à la fin de leur vie ? A l’évidence, non. Je m’interroge sur les intentions du ministre de l’Education nationale : souhaite-t-il faire émerger un homme nouveau, digne des modèles totalitaires fascistes ou staliniens ? Qu’il n’y ait plus de différences entre les sexes, plus de particularités ni féminines ni masculines et ainsi créer l’Humain avec un grand « h » ? On est en pleine négation de ces différences et je ne peux m’empêcher de la comparer au totalitarisme antiraciste qui force à croire qu’il n’y aurait qu’une seule race, le genre humain et qu’il n’y aurait pas de Blancs, pas de Noirs, pas de Métisses, pas d’Asiatiques…

On nie certaines réalités comme l’explique Christophe Bentz dans son dernier livre, Décrypter l’antiracisme en 1 heure. Il y a une volonté de tout niveler, d’homogénéiser coûte que coûte. Avec ce projet monstrueux, on a affaire à des nouveaux mutants : l’homme n’a plus le droit d’être blanc et le métissage devient obligatoire. Il n’est plus possible d’être homme ou femme, il faut être hermaphrodite, les rapports de séduction deviennent impossible… Je trouve cette société épouvantable ! 

Même Elisabeth Badinter, qui affirmait dans L’un et l’autre que, de plus en plus, l’homme est une femme et la femme un homme, préconisant un modèle humain presque asexué, est revenu sur ce type d’affirmations, provoquant l’hostilité de certaines féministes. Elle a compris que faire passer l’homme pour un salaud, un violeur en puissance, c’était faire fausse route. L’évolution du discours d’Elisabeth Badinter sur la sexualité est intéressante : elle pointe du doigt le discours de certaines féministes selon lequel l’homme devrait s’adapter à la sexualité dite féminine, telle que des féministes lesbiennes l’entendent. Il ne faudrait que des caresses et l’acte sexuel ne devrait pas durer. Le côté conquête devrait disparaître, la complicité aussi. Comme le dit Eric Zemmour dans Le premier sexe, on est dans une mauvaise lecture d’un mauvais féminisme et l’homme du XXIe siècle est devenu une femme. 

Et bien, moi, cela ne me convient pas du tout : j’estime que, sans tomber dans les stéréotypes du macho, il est permis de ne pas souhaiter vivre dans une société qui retire à chacun les repères dont il a besoin. Après, à partir de ces repères, chacun doit pouvoir choisir son mode de vie.

 C’est pour cela que le discours victimaire d’une catégorie d’homosexuels est insupportable. Ils ne risquent pas d’être ratonnés, en France au XXIe siècle, que je sache ! La France a été capable d’accepter un Bertrand Delanoë maire de Paris, ou un André Labarrère maire de Pau, j’en ai assez d’entendre parler d’homophobie à tout bout de champ ! 



Que pense l’homme de gauche que vous êtes du « mariage » homosexuel et de l’adoption ?

J’ai un désaccord fondamental avec Christine Tasin sur cette question : je suis hostile au « mariage » homosexuel et à l’adoption. Le mariage unit un couple : un homme et une femme. Je suis par contre pour l’égalité des droits (fiscaux, patrimoniaux). Mais le mariage en mairie est une institution officielle et je n’ai pas envie qu’il serve à officialiser un certain nombre de situations dont je suis partisan qu’elles puissent se vivre. Quant à l’adoption, je suis contre. C’est déjà très difficile lorsqu’il y a un père et une mère adoptants du fait du déracinement, du nouveau milieu ! Je suis moi-même très réservé sur l’adoption d’un parent isolé. Ce que j’ai pu constater, c’est que certaines femmes qui adoptaient seules n’étaient manifestement pas toujours préparées et qu’il manquait souvent, dans ce cas, à l’enfant une certaine autorité masculine…  Que dire d’un homme seul ? 

La réussite d’une adoption est suffisamment incertaine pour qu’on impose au gamin une épreuve supplémentaire !
J’en reviens à votre question du début, mais ce qui me dérange dans les nouveaux programmes de l’Education nationale, c’est cette impression qu’ils donnent, à savoir qu’il n’est pas normal que les homosexuels soient si minoritaires en France. 

On en arrive à se demander pourquoi les hétérosexuels représentent la majorité de la population ! Comme si une société idéale était une société où 50% de la population serait hétérosexuelle et 50% homosexuelle. Pour autant, je précise n’avoir aucun problème avec l’homosexualité. 

Je serais le premier à m’élever contre les persécutions d’homosexuels. Mais je n’ai pas envie de vivre dans une société avec 50% d’hétérosexuels et 50% d’homosexuels. Cette bien-pensance est fatigante. Si ça continue, bientôt, on verra des gens portant des t-shirts avec le message suivant : « Je suis homosexuels, pourquoi pas toi ? »

On a le sentiment qu’une minorité d’homosexuels s’exprime au nom de tous les homosexuels qui ne demandent rien d’autre que l’indifférence…

 

C’est tout à fait ça. Il est également probable qu’il y ait dans certains milieux gauchistes la volonté de casser des repères de société. Et inévitablement, des homosexuels sont abusés par un certain discours d’égalité. Sans parler d’une volonté d’exhibitionnisme, avec un personnage comme Noël Mamère, et son grotesque « mariage » de Bègles. Une vraie caricature ! Il faut revenir sur cette volonté de certains d’émasculer les hommes. Plus grand monde ne se retrouve dans une société où le seul discours viril est celui des musulmans. Je suis consterné par la fascination de certaines jeunes filles françaises européennes vis-à-vis du machisme primaire brutal exprimé par les tenants de cette religion. Mais il faut bien reconnaître qu’il répond à un manque. J’ai des copines de 60 ans qui me confient commencer à en avoir ras le bol des mecs sans couilles, excusez le langage, qui s’excusent tout le temps, incapable de prendre des initiatives ou même de s’affirmer ! 

Aujourd’hui, les racailles de banlieues agressent des petits mecs français, incapables de se défendre. C’est à l’image de notre civilisation, plus capable de se défendre face à un projet politico-religieux qui ne recule devant rien pour imposer son sexisme, son machisme. Je n’ai pas envie que nous leur ressemblions, mais sachons au moins ne pas baisser les yeux et s’affirmer. Retrouvons ce petit côté guerrier que nous avons perdu !
 
Sincèrement, vous qui avez beaucoup fréquenté les milieux féministes et homosexuels, vous auriez tenu ce discours il y a 10 ans ?
(hésitations) Peut-être, mais je n’aurais pas expliqué les choses d’une manière si crue pour ménager certains amis. Malgré tout, j’ai toujours été exaspéré par ce côté castrateur que l’on retrouve chez certaines féministes. Il y a, je crois, deux sortes de féministes : celles qui aiment les hommes et qui ne leur demandent pas de s’excuser pour leur virilité, ouvertes à la séduction. Et il y a les épouvantables castratrices, de vrais dictateurs qui exigent de vous des excuses toutes les 10 minutes parce que vous seriez un salaud issu du patriarcat et de 2 000 ans d’oppression. Elles cherchent à vous culpabiliser quand vous avez une attitude masculine, lorsque vous trouvez attirante, désirable une femme, ce qui ne veut pas dire qu’il faille se comporter comme un gros beauf et avoir une attitude indécente, attention ! Ces féministes – j’en ai rencontré dans les années 70-80… – ressentent le rapport amoureux comme le signe d’une pression sociale qui amène l’homme à être conquérant. Leur féminisme masque en fait un puritanisme inavoué.
L’instauration du « mariage » homosexuel ne risquerait-elle pas d’entraîner la légalisation de la polygamie ?

Je tiens tout d’abord à m’élever contre l’amalgame réalisé par certains musulmans qui consiste à mettre sur le même plan la polygamie et le fait qu’un homme – ou une femme – marié(e) ait une ou plusieurs maîtresse(s), – ou amants – ce qui constitue une transgression amoureuse importante dans nos sociétés. Cela ne m’empêche pas d’être ému quand je rencontre des couples toujours unis après 50 ou 70 ans de mariage. La richesse de notre société provient justement de ces différents modèles. Dans la polygamie musulmane, il y a un rapport dominant/dominé qu’on ne retrouve pas dans une vie amoureuse parfois plurielle que l’on peut rencontrer dans nos pays.
 

A partir du moment où le « mariage » homosexuel est légalisé, où on assiste à un dépassement du mariage entre un homme et une femme, c’est la porte ouverte à l’offensive des partisans de la charia. 

Je connais des gens qui vivent à trois, comme dans le film « Pourquoi pas ?«  de Coline Serreau. Mais je n’ai pas envie que le mariage soit possible entre trois personnes ! Les partisans du « mariage » homosexuel ne se rendent pas compte de la boîte de Pandore qu’ils sont en train d’agiter…

Aux Nouvelles de France, nous partageons votre avis sur le « mariage » homosexuel et l’adoption. Comment est-ce possible, selon vous ?
Je pense que c’est l’envie de ne pas voir la société partir n’importe comment qui nous rapproche sur ces points. Vous comme moi ne souhaitons pas voir notre modèle de société continuer à être détricoté…

Un an pile après l’apéro saucisson-pinard et au même endroit, vous appelez à « [venir] tous le 18 juin dire que vous aimez la France et ses chansons ». En quoi va consister cet événement ?
Nous allons chanter l’amour de la France pendant deux heures et 25 chansons : la Marseillaise, le Chant du départ, le Chant des partisans, à boire (« Chevaliers de la Table Ronde »). Sans oublier l’amour de Paris avec des chansons d’Edith Piaf, Yves Montand, Jean Ferrat, Michel Sardou… La culture musicale française que menacent le rap et la musique anglo-saxonne va être mise à l’honneur samedi 18 juin. On y tient ainsi qu’à notre histoire et aux messages qu’elle véhicule alors que les pressions pour que la France disparaisse se font de plus en plus fortes. J’en profite pour préciser qu’aimer la France et sa culture musicale, ça n’est pas être xénophobe, fasciste ou d’extrême-droite. Puis, pendant une heure, il y aura des prises de parole d’Oskar Freysinger, conseiller national UDC, de Tom Trento, le directeur du Florida Security Council, lui aussi présent aux Assises internationales sur l’islamisation du 18 décembre 2010, de Christine Tasin, de moi-même. 

Le rassemblement aura lieu au même endroit que l’année dernière, devant la plaque du 11 novembre 1940 qui commémore le premier acte de résistance de la jeunesse française et parisienne. Nous donnerons aussi la parole à quelques jeunes qui incarnent l’avenir et la résistance, notamment face à l’islamisation de notre pays et aux menaces contre sa souveraineté. Il faut bien comprendre que l’islam est le fer de lance d’une offensive contre la France, dans le cadre de l’Union européenne et de la mondialisation ou du mondialisme, appelez ça comme vous voulez, qui cherche à briser les Etats-nations et à substituer les populations.

Dans un contexte où le débat sur l’identité nationale a été rendu impossible par toute une frange de la gauche, où Riposte laïque est traînée devant les tribunaux pour avoir dénoncé l’islamisation de la France, où Eric Zemmour est condamné pour avoir dit des évidences, où Robert Ménard se fait virer de RTL pour avoir commis un délit d’opinion, au nom des principes de liberté d’expression, de laïcité que l’islam n’est pas capable d’accepter, au nom de la reconquête de la France et de la préservation de nos valeurs, venez ! La démocratie et l’islam ne peuvent pas cohabiter, l’un(e) va l’emporter sur l’autre. Agissez avec nous pour que ça soit la bonne !
 


(Nos fiançailles aux champs)
 



(ripostelaique.com)
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