jeudi 17 janvier 2013

KONISBERG ARCHIVES (4)

Jim Morrison meurt à Paris le 3 juillet 1971

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Publié le 08/07/2012 
 par konigsberg






http://www.uss-liberty.com/2010/09/08/uss-liberty-jim-morrisons-father-that-jim-of-the-doors-and-another-degree-of-seperation/
Ils se sont débarrassés de "Riders on the storm" en le faisant passer pour exhibitionniste, ce qu'il n'était pas, en le faisant passé pour drogué, ce qu'il n'était pas!


via Eternelle blog Ru, France Eternelle








Mort à 27 ans, il fit la fortune de Jac Holzman le directeur d'Elektra la maison de disques de J.M.








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James Douglas Morrison, plus connu sous son surnom « Jim » ou plus tard « Lizard King », né le 8 décembre 1943 à Melbourne (Floride) et mort le 3 juillet 1971 à Paris, dans l'un des appartements situés au 17-19 rue Beautreillis, dans le 4e arrondissement











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Quarante ans après, le fantôme de Jim Morrison, mort à Paris et enterré au cimetière du Père-Lachaise, plane sur la France. Arrêt cardiaque ? Surdose ? Complot de la CIA ? Mise en scène ? Les circonstances du décès du "Roi Lézard" restent entourées de zones d'ombre.

Condamné aux Etats-Unis pour "exhibition indécente", le chanteur des Doors s'est exilé à Paris au cours du printemps 1971. En rupture avec son groupe, il est venu y rejoindre sa petite amie Pamela Courson, avec l'objectif de se consacrer à la poésie. Mais l'état de santé de l'ancien sex symbol, désormais alcoolique et obèse, se détériore rapidement. Le 3 juillet au matin, il est découvert mort dans la baignoire de son domicile parisien. 

Selon les constatations de la police, il est censé succomber à une crise cardiaque, à 27 ans.
Malgré les antécédents de Jim Morrison, la police n'ordonne même pas d'autopsie.....


Le manager des Doors, Bill Siddons, saute dans un avion, mais le cercueil est déjà clos quand il arrive.








En librairie, le "Roi Lézard" fait toujours recette. L'écrivain Sam Bernett publie "Jim Morrison : la vérité" (éd. du Rocher), un portrait dans lequel il livre une nouvelle fois sa version contestée de la mort du chanteur californien.
 
L'auteur, qui dit avoir été témoin des dernières heures de Morrison, affirme qu'il n'est pas mort dans une baignoire mais dans les toilettes d'une boîte de nuit parisienne dont il était le gérant. 


Le journaliste Jean-Noël Ogouz publie une autre biographie "Les Doors, la vraie histoire"(éd. Fetjaine). 

S'il retrace aussi la vie de l'icône du rock des 60's, le livre s'attache davantage aux aspects musicaux de l'histoire des Doors. Le livre évoque aussi la vie du groupe après le décès du chanteur et l'exploitation du phénomène Morrison.
Dans le roman "Dealer ou la valse des maudits" (éd. Volum), Philippe Will s'intéresse à la figure de Jean de Breteuil, présenté comme le dealer des stars dont le rôle dans la mort de Jim Morrison est au centre de toutes les spéculations autour de la disparition du chanteur.
















La thèse officielle sera celle de Pamela Courson, selon qui le chanteur est mort dans la nuit à leur domicile. Mais la jeune femme en livrera des versions différentes et parfois incohérentes jusqu'à sa mort d'une overdose quatre ans plus tard.

Le chanteur est enterré le 7 juillet au cimetière du Père-Lachaise en présence de seulement cinq personnes. Il y fait toujours l'objet d'un culte vivace et sa tombe reste l'une des plus visitées du Père-Lachaise, où sont enterrés beaucoup de célébrités, de Chopin à Marcel Proust ou Oscar Wilde.
La nouvelle de sa mort, qui s'est déjà répandue dans le monde, n'est officiellement confirmée que deux jours plus tard.












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En 1983, un journaliste britannique met en cause la CIA dans le cadre d'un vaste complot visant à éliminer des personnalités de la contre-culture.







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Le procès du concert de Miami s'ouvre le 10 août 1970. Morrison a décidé de plaider non-coupable. Le 14, Patricia Kennealy, présente aux côtés de Jim, lui annonce qu'elle est enceinte. Après une discussion tendue, la journaliste accepte d'avorter. Morrison lui promet d'être présent lors de l'opération. Il ne tiendra pas sa promesse : en novembre, Patricia Kennealy subira seule l'intervention.

Le 19 septembre, les juridictions de Floride émettent une sentence curieuse : les chefs de « comportement indécent » et « d'ivresse publique » sont écartés (alors que Morrison admettait avoir été ivre), mais Morrison est reconnu coupable « d'outrage aux bonnes mœurs » et « d'exhibition indécente ». Il écope de huit mois de prison ferme et de 500 dollars d'amende. L'avocat de Morrison, Max Fink, engage aussitôt une procédure d'appel et obtient la libération de Morrison moyennant une caution de 50 000 dollars.

Une ambiance macabre domine alors le monde du rock : Jimi Hendrix est mort le 18 septembre, Janis Joplin décède le 4 octobre. Morrison plaisante : à ses compagnons de beuverie, il déclare, mi-figue mi-raisin : « Vous êtes en train de boire avec le no 3 ».



Le 8 décembre, pour son anniversaire, Jim Morrison se rend seul au studio. Il passe la journée à enregistrer une lecture de certains poèmes, notamment le long travail An American Prayer déjà publié par le magazine Rolling Stone, mais également d'autres poèmes divers qui seront plus tard publiés sous le titre Far Arden. The Doors donnent des concerts à Dallas et à la Nouvelle-Orléans les 11 et 12 décembre : ce seront les dernières apparitions publiques de Morrison.
Au printemps 1971, juste après avoir fini l'enregistrement du sixième album de The Doors, LA Woman, Jim quitte Los Angeles pour Paris, où il rejoint Pamela Courson. Il semble avoir l'intention de se consacrer à la poésie et de réduire sa consommation d'alcool. Epuisé par le star-system, il voulait aussi prendre de longues vacances. Au cours du printemps, Jim et Pamela visitent la France, l'Espagne, le Maroc, la Corse3. Pendant ce temps, aux États-Unis, l'album LA Woman, sorti en avril, est reçu par une critique unanime comme « le meilleur » des Doors.






Le 5 juillet, cependant, une rumeur court à Los Angeles selon laquelle Jim Morrison serait mort. Rien de bien alarmant : au cours des années 1967-1968, il s'était rarement écoulé un mois sans que de telles rumeurs courent. Néanmoins dépêché à Paris le 6 juillet, le manager des Doors, Bill Siddons, ne peut que constater la mort du chanteur, décédé dans sa baignoire dans la nuit du 2 au 3 juillet. L'inhumation a lieu le 7 juillet, au cimetière du Père-Lachaise, où se trouve toujours la tombe de Morrison.

Les circonstances de la mort de Morrison ont donné lieu à de nombreuses spéculations, d'autant plus qu'à son arrivée, Bill Siddons n'a pas vu le corps de Jim Morrison mais le cercueil censé le contenir. Aucune autopsie ni examen n'a été pratiqué sur le cadavre, la cause officielle du décès étant une simple crise cardiaque. La vie d'excès menée par Morrison pendant six ans (il abusait de l'alcool, participait volontiers à des orgies et se vantait d'avoir pris deux cents fois de l'acide) accrédite cette version des faits. La version de la crise cardiaque dans son bain est la plus répandue, car c'est ainsi que la police l'a retrouvé.






Cependant, des témoins affirment (sans pouvoir le prouver) avoir vu Morrison ce soir-là dans un bar parisien branché, le Rock 'n' Roll Circus. Selon cette version, Morrison aurait pris de l'héroïne et serait mort d'une surdose dans les toilettes du bar alors qu'il était venu chercher de l'héroïne pour Pamela Courson auprès de deux hommes travaillant pour Jean de Breteuil. Présentes sur place, et par crainte du scandale, la chanteuse Marianne Faithfull et la réalisatrice Agnès Varda auraient alors dégagé le corps et l'auraient ramené jusqu'à l'appartement que Morrison partageait avec Pamela Courson. D'après Sam Bernett, à l'époque gérant du Rock 'n' Roll Circus, les deux dealers qui avaient vendu l'héroïne à Morrison l'auraient emmené eux-mêmes dans son appartement Parisien du 17-19 rue Beautreillis (4eme arrondissement) après qu'un médecin, présent dans le bar, a constaté le décès, et l'y ont mis dans un bain.





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Une troisième version, développée dans la biographie de Stephen Davis, explique que Jim a bu toute la journée du 2 juillet en compagnie de Alain Ronay. En fin de journée, le journaliste le laisse dans un café et prend le métro pour aller rejoindre la chanteuse Marianne Faithfull avec qui il doit dîner. Jim est ensuite aller dîner au restaurant avec sa compagne, Pamela Courson. De retour dans leur petit appartement de la rue Beautreillis très tard dans la nuit, ils dansent sur des disques de The Doors. Pamela prend de la cocaïne ramenée de Chine par Jean de Breteuil, ce qui sera responsable de la mort de Jim Morrison.

Cette poudre, appelée China White dans le milieu, a été sniffée d'abord par Pamela, puis par Jim. Vers 3 heures du matin le couple s'endort et, deux heures plus tard, Jim se réveille, souffrant. Il décide de prendre un bain et se met à vomir des bouts d'ananas et l'alcool ingurgités la veille. Pam se réveille en sursaut pour lui porter secours mais se rendort aussitôt. Vers 6 heures, après avoir appelé Pamela, toujours endormie, Jim prononce sa dernière phrase : "Are you still there ?" ("Es-tu toujours là ?"), puis il meurt dans la baignoire. Deux heures plus tard, Pam se réveille précipitamment et constate que Jim n'est pas avec elle. Elle se rue vers la salle de bain, mais s'aperçoit que la porte est fermée à clé. Elle contacte son ami maudit, Jean de Breteuil, pour lui demander de l'aider à appeler la police car Pam ne parle pas français. Jean arrive chez elle une demi-heure plus tard, appelle les urgences, puis repart rapidement et quitte le sol français. Jim aurait été trouvé mort dans sa baignoire par les pompiers, avec des hématomes sur la peau. Pensant qu'il souffre d'une hémorragie interne, ils essayent de le ranimer, en vain. Le décès sera constaté environ 45 minutes plus tard, par le Dr Max Vassille, médecin légiste.





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Enfin, de nombreux fans pensent que Morrison orchestrait un « départ définitif » depuis plusieurs mois, et qu'il aurait lui-même orchestré un « faux décès » destiné à couvrir sa fuite. Il serait donc en fait toujours vivant. On n'hésite guère, dans cette version, à comparer Morrison à Arthur Rimbaud, qui cessa toute activité littéraire et partit vivre en Afrique à l'âge de vingt-quatre ans. Cette idée, pourtant, semble plus relever de la légende - voire du fantasme - que de la piste sérieuse.
Quoi qu'il en soit, ce décès prématuré, dans des circonstances peu claires, en France de surcroît, patrie des poètes maudits, ne pouvait qu'auréoler la figure fascinante de Morrison et lui conférer une dimension légendaire. Il reste aujourd'hui une icône majeure de l'histoire du rock, dont on souligne volontiers les provocations, les excès et le destin tragique.




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