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Lundi 16 janvier 2012
par sil
1) L’aveuglement des intellectuels face au génocide khmer rouge Par Pierre-Emmanuel Dauzat (L’Express)
Pierre-Emmanuel Dauzat décrypte les regards et les erreurs d’une partie des penseurs français face au massacre cambodgien. Edifiant.
« Personne n’est exempt de dire des fadaises.
Le malheur est de les dire curieusement », observait Montaigne.
Le malheur des années 1970 est de les avoir dites plus curieusement que de rigueur quand il s’agissait du Cambodge et du génocide perpétré par les Khmers rouges.
Et il semble qu’on ait du mal aujourd’hui à sortir du carcan idéologique qui aura interdit d’entendre les cris des victimes quand il était encore temps.
En ces temps étranges où l’on situait Aron à la droite de Brejnev et où Alain Bosquet, le poète du « programme commun », s’offusquait que L’Archipel du Goulag fût mal écrit et servît l’impérialisme américain, peu voulaient entendre Soljenitsyne quand il annonçait que la chute de Saigon et de Phnom Penh conduirait au socialisme des camps.
Un génocide « éclairé », osa écrire Noam Chomsky (ndlr: une autre crevure JPPS)


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