Des « Puissances capétiennes »…
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Rendre les Français à la France…
Urgence !
Portemont, le 8 avril 2011
« Puissances » capétiennes- Attentes françaises...
Du « Charisme du roi de France ».
Une personne douée de toutes les puissances et seule dans une île aurait-elle du charisme? Non, car c'est une dynamique qui se déclenche à deux indispensables conditions: une population en état de vives attentes et une personne douée de puissances capables d'y répondre, désirant fortement y répondre et disposée à prendre les risques afférents. Ainsi apparaissent les sauveurs. Depuis la Révolution les Français en font une maladive consommation, symptomatique de carences graves, de catastrophes, d'incapacités du régime en place à assumer le destin national.
De pair avec un de nos « records » ?…
La France ne détient-elle pas le record mondial de consommation d’ « anti-dépresseur » ? |
En premier lieu nous examinerons les besoins qui tourmentent la France et les attentes conscientes et inconscientes de son peuple. Puis nous verrons en quoi les puissances du roi capétien sont éminemment, voire seules aptes à les satisfaire.

De quoi souffre la France? D'une croissance économique anémique, du chômage, d'une extinction de voix, de troubles identitaires? Sans doute, mais d'abord, avant tout, la France souffre de carence affective. Ses « élites » ne l'aiment plus. Elles la traitent comme une pauvre cacochyme sans cesse à relever, à redresser, morigéner, tout juste bonne à être traînée en fauteuil roulant dans la résidence du Troisième Age européen pour vieux peuples fatigués de leurs histoires. Elle s'y étiole, elle déprime, elle y perd connaissance d'elle-même.
Quant à nous, français de la France profonde, la France superficielle nous méprise. Toujours en retard à son gré, nous sommes également toujours moins.

Moins américanisés que les américains, moins nombreux que les chinois, moins anglophones que les anglais, moins disciplinés que les allemands, moins forts que les turcs, moins transparents que les suédois, moins ouverts que les huîtres. Et nous n'avons pas de Rolex!...

Et lorsque nous ne sommes pas moins, nous sommes pires: racistes, fascistes, « vichystes », pour tout dire d'affreux FRANCHOUILLARDS!

Insulte raciste pour le coup, qui n'émeut pas les professionnels des Droits de l'Homme. Des français « dits de souche » il est permis de tout dire, en mal.
Lorsque les « zélites » pensantes et/ou dirigeantes parlent des français, elles s'expriment comme si elles n'en étaient surtout pas.

En somme, l'intégration d'étrangers n'est pas tant le problème que la réintégration d'élites dénationalisées, voire défrancisées.
La maltraitance dont souffre la France s'en prend à son Histoire, à sa souveraineté, à son peuple, à sa terre, comment ne serait-elle pas atteinte de troubles identitaires?
Besoin d'amour, de respect, besoin d'une identité positive! C'est un comble tout de même qu'une nation aussi ancienne et longtemps des plus prestigieuses, soit en quête d'identité!!!
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Allégorie de la France sous la figure de Minerve (la Sagesse) qui foule aux pieds l'Ignorance et couronne la Vertu guerrière par Sebastiano Ricci, 1718. |
Que fait la République?
Si elle ne parvient ni à prévenir, ni à remédier aux maux en question, c'est qu'elle ne dispose pas, ou pas assez des « puissances » nécessaires.
En général les rois aiment leurs royaumes, plus ou moins bien, mais ils l'aiment. Le roi de France l'aime comme lui-même, comme un artiste son œuvre, comme un jardinier son jardin, comme un amant sa belle.
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Le Jardin du Roi en 1636 |
Le roi de France ne peut être d'ailleurs, et de toute sa puissance de cœur l'aime d'un amour inconditionnel. Monothéiste athée, la république française se veut déesse universelle. C'est beaucoup... qui trop s'embrasse mal étreint!
Le roi de France est incapable de penser: « Ma patrie c'est la France, notre avenir c'est l'Europe! » Formule morbide d'un moribond. Pour le roi, sa patrie est la France, est la France, est la France: passé, présent, avenir! Avec ou sans l'Europe, mais comme depuis toujours au contact du Monde.
« Les Français ont besoin pour se retrouver d'un arbitre qui veille à l'unité de la nation et, plus encore, leur manifeste un amour vrai, sincère, tangible. Je pense qu'alors les Français pourront confondre et réunir dans une même affection leur pays et leur roi ». Ces paroles d' « Prince Français » (Jean de France, éd. Pygmalion) vont à l'essentiel, qui est affectif, bien plus qu'économique.

Le royaume aimé n'est pas une société cotée en bourse à « manager ». Le royaume est indélocalisable, « inopéalisable », indissoluble. Souverain, jamais vassal, son identité est claire, nette, sans bavure, sans bave, bavassage, euroticherie: « France et indépendance non seulement riment, mais sont synonymes ».
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Bouvines… |
Son surnom? Franchise, c'est- à -dire Liberté! Voilà qui est « identi-fiable !»
A l'évidence les puissances du coeur et d'enracinement de la royauté guériront les écrouelles de l'identité nationale polluée par la mise en indivision de la souveraineté, défigurée par les embrouilles électorales en vue de s'arroger ses restes.
Lors de la précédente campagne électorale, dégoûté d'un ridicule spectacle, Zapatero, premier ministre socialiste de Juan Carlos, affirma que ça le rendait encore plus monarchiste.
« En fait j'ai depuis longtemps des convictions plus ou moins monarchiques sur la question de l'Etat... La France n'a jamais eu autant besoin d'une continuité symbolique ». De qui? De Jean ! Non pas le prince Jean de France mais Jean Daniel (Nouvel Observateur du 10 août 2000). Ces convictions sont nôtres, de plus en plus...
Imaginons: une situation inextricable, une déliquescence aggravée (rien d'inimaginable), le prince convoqué à se présenter à une élection présidentielle. Il est probables que « sa passion pour la France », son enracinement dans l'espace et l'histoire du pays, la continuité symbolique qu'il incarne apparaîtront avec une intensité d'autant plus perceptible que les politiciens en sont la plupart dépourvus. Il est plus que probable que l'apparition inespérée de ce qui correspond à des attentes collectives frustrées déclenchera la dynamique relationnelle nommée charisme. Utopie?
Le triomphe populaire du « Discours d'un Roi » prouve que non. L'intérêt pour la guérison d'un handicapé de la parole par un travail thérapeutique d'avant-garde à l'époque, assez courant aujourd'hui, n'explique pas un tel succès. Alors? Le patient est un roi. Un roi bègue, à la fois traumatisé et motivé par les hautes responsabilités de sa charge.

Le film parle d'amour. Un roi abdique pour l'amour d'une femme. Son frère accepte la couronne par un sens du devoir rendu aimable par l'amour des siens, de sa famille, de ses peuples.

Le film parle de continuité dynastique. Le roi meurt, le roi règne, le roi abdique, le roi règne. Il parle d'identité nationale assurée, dans des circonstances tragiques, grâce à son incarnation en un timide et vaillant souverain.*
Le film parle du pouvoir de la parole sobre, sincère, sacrée d'un dynaste qui l'emportera sur la logorrhée d'un aventurier fanatique.

Le Discours d'un Roi parle de tout ce dont nous sommes politiquement privés.
Il y a de quoi être captivé.
Le prince Jean de France remarquait au sujet d'un autre film, troisième volet du « Seigneur des Anneaux », « Le retour du Roi »:

« Il s'agit d'un royaume perdu, de princes déchus. Et pourtant rien n'est jamais, définitivement, perdu... Bien sûr le Mal est omniprésent... cet oeil qui voit tout, le pouvoir totalitaire d'aujourd'hui et d'hier; il paraît tout puissant... Mais non, l'aventure est possible, la belle aventure, celle de la Liberté!... Il y a un combat entre Ténèbres et Lumière. Le prince entre dans sa vocation, progressivement, comme entraîné par sa mission qui lui dicte sa conduite. La vocation fait l'homme... Au fond le prince n'est fort que de sa faiblesse. Il le sent et il le dit. Sa force est dans son principe qui rallie les bons et les égarés devenus des ombres. Il a pour lui la grâce, une sorte de grâce de droit, non méritée mais certaine. Il a aussi pour lui la nature.

Oui, l'écologie travaille pour lui: la nature malmenée – représentée par les arbres- se venge en le servant. Son œuvre est une œuvre de paix, c'est-à-dire de concorde dans le respect des plus petits et de l'ordre naturel. **»
Bernard Lhôte






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