samedi 4 décembre 2010

MESSSIEURS LES RICAINS RENDEZ-NOUS NOTRE DIAM !

Quand le plomb nous conduit au diamant !

Et pas n’importe quel diamant : le diamant bleu de la couronne…

Il brille de tous ses feux à Washington au « Smithsonian ».

Grâce à la sagacité de François Farges, directeur du Musée d’histoire naturelle depuis 2006, gemmologue distingué, nous connaissons enfin la vérité !

Le « Hope » n’est autre que le fleuron de la couronne de France…

Le voile est enfin levé. Le mythique « diamant bleu de la couronne », volé en 1792, nous attend à Washington sous le nom du « Hope »

… soit dit en passant retaillé de façon catastrophique par les anglais…

Soyez attentif à son histoire…

Portemont, le 3 décembre 2010

P.S.

Monsieur « Sarko l’américain », si peu regardant quand il offre à la Corée ce qui ne lui appartient pas, ne devrait-il pas demander à « Obama ? C’est mon copain ! » de nous restituer notre « diamant bleu de la couronne » ?

« C'était un beau mystère, qui mêlait histoire, enquête policière, et diamant maudit : cela fait deux siècles que le mythique « diamant bleu de la couronne », volé en

1792, passionnait les amateurs du genre.

La récente découverte d'une bête réplique en plomb de la fameuse pierre, dans les sous-sols du musée d'histoire naturelle de Paris, a permis de faire progresser l'enquête bicentenaire.


Désormais, il n'y a en effet plus guère de doute : le diamant bleu et le diamant Hope, qui scintille dans un musée du Smithsonian, à Washington, ne font bien qu'un : le second a été retaillé à partir du premier.


Lorsqu'il prend la tête du département « minéralogie » du Musée d'histoire

naturelle, en 2006, le gemmologue François Farges engage un inventaire des collections :

c'est un gros boulot, plus de 10 000 échantillons à inscrire dans un fichier numérique.

Son équipe se met au travail.


Un jour, fin 2007, son technicien Jean-Marc Fourcault lui signale que la réplique en plomb d'un diamant a été trouvée au milieu de morceaux de plomb naturel, une erreur de classification, donc. Farges descend dans le sous-sol et examine la pièce :

« J'ai été submergé lorsque j'ai retourné la réplique et que j'ai reconnu la fameuse “rose de Paris”, les sept facettes de la taille de Pitau [Jean Pitau, le joaillier de

Louis XIV, ndlr].


J'ai aussitôt pensé à la gravure connue du diamant bleu, mais je n'osais y croire.

J'en ai pas dormi pendant une semaine, je me réveillais toutes les trois heures pour regarder les photos que j'avais prises. C'était trop beau pour être vrai. »


Pour comprendre l'excitation du chercheur, il faut connaître l'histoire extraordinaire de ce diamant.


En 1668, un grand voyageur, le marchand Jean-Baptiste Tavernier, rapporte d'Inde l'énorme diamant qui est présenté à Louis XIV. Il fait environ 115 carats, il impressionne le roi, qui l'achète. En 1671, Pitau le taille pour en extraire une pierre magnifique de 69 carats, avec des reflets bleu foncé exceptionnels.

Le « Sancy »

Le bijou obtenu est plus gros encore que le « Sancy », jusque là le plus beau

diamant de la couronne. Il sera le clou du grand insigne de l'ordre de la

Toison d'Or de Louis XV :

En septembre 1792, pendant que Louis XVI et sa famille croupissent à la prison

du Temple, une bande de bandits s'introduit dans le Garde-Meuble

(devenu aujourd'hui l'Hôtel de la Marine, place de la Concorde, à Paris),

et dérobent les bijoux de la couronne. La plupart seront retrouvés, à quelques exceptions près, notamment le fameux « diamant bleu ». Fin du premier acte.
A noter que de multiples légendes absurdes se sont greffées à l'affaire :

le prêtre hindou qui aurait dérobé la pierre à la statue de la déesse Sitâ aurait péri sous la torture, le marchand lui même aurait fini dévoré par des chiens sauvages lors d'un de ses voyages en Inde.
C'est pour avoir osé l'emprunter que Fouquet fut lui aussi maudit et termina au cachot (sans parler de Louis XVI et Marie-Antoinette, qui ont également eu quelques

pépins).

http://www.rue89.com/2008/11/18/on-a-retrouve-le-mythique-diamant-bleu-de-la-couronne

Lire aussi :

http://www.deyrolle.fr/magazine/spip.php?article356

Bleu roi !

Le très diamant Hope : bleu profond de 44.50 cts ?

En 1830 apparaît mystérieusement à Anvers (selon une autre version, à Londres) un magnifique diamant bleu de 44.50 cts, Henri Philip Hope banquier américain (et collectionneur de diamants de couleur) achète la pierre et lui donne son nom. En 1901 il est mis aux enchères à Londres, adjugé pour 400.000$ à un négociant pour

le Sultan (sanguinaire dit-on) Abdul Hamid de Turquie, qui détrôné en 1909

le revend à Drouot (Paris) pour 80.000$ ! à un autre négociant qui le cède au joaillier Cartier. (une autre version, le fait acheter par un prince russe qui l'offre à sa maîtresse danseuse aux folies bergères !).

Le diamant est revendu en 1911 pour 180.000$ à Evelyn MacLean folle de pierres précieuses, femme du propriétaire du Washington post. A sa mort en 1947,

sa collection est vendue, et le joaillier Harry Winston l'ayant racheté, offre

le "Hope" au « Smithsonian Institute » de Washington où il est toujours exposé.


De François Ier à Louis XIII

Ce n'est qu'en 1530 que François Ier fonde officiellement l'institution des Diamants de la Couronne, création déterminante qui perdurera jusqu'au Second Empire.

Le 15 juin 1530, le Roi sélectionne en effet dans les collections royales huit bijoux qui devaient constituer le noyau de la collection.
Parmi eux, trois rubis balais, dont le rubis « Côte de Bretagne », pierre fine de couleur rouge dite aussi spinelle, retaillée en dragon sous Louis XV, qui est le seul à nous être parvenu.

Lire la suite… Plaisir des yeux
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