jeudi 9 décembre 2010

INTERVIEW D'UN GRAND EXPERT EN MATIERE DE TAQIYYA !

Islam et laïcité : La route est longue

Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient, sera vendredi 10 décembre, à 17 h 30 dans les grands salons de l’hôtel de ville de Metz, pour animer une conférence sur le thème : « Islam et République ». Entrée libre.

L’islam est-il adapté à la République française ?

Antoine SFEIR : « Si l’on en fait une lecture littéraliste, bien sûr que non. L’islam est englobant, car il réunit le sacré et le temporel. En revanche, en France, 90 % des musulmans sont républicains, citoyens laïques. »

Comment un musulman perçoit-il la notion de laïcité, et comment la met-il en pratique dans son quotidien ?

« Le musulman croyant, même intégré à la société française, quelque part, choisit de se cantonner à l’islam sacré.

La première prédication rappelle la relation du croyant à son créateur. Mais s’il fait la glissade sur le terrain de la temporalité, dans la deuxième partie de la prédication, Mohamed organise, à Medine, la première cité islamique constituée sur des bases juridiques, guerrières, économiques, politiques, administratives et sociales. »

A partir de ce choix qui est offert, il n’est pas sans dire que les lois de Dieu, priment sur les lois de la République. “

On parle de communautarisme, de radicalisation de l’islam. Selon vous, est-ce une peur franco-française, ou une réalité de terrain ?

« C’est malheureux, mais c’est une réalité de terrain qui ne concerne pas seulement l’islam.

Être citoyen, c’est avant tout entrer dans une démarche volontariste, car nous avons décidé d’être responsables au sein de la cité. Cela nous rend solidaires, la laïcité nous englobe et fait de nous des égaux.

Les religions sont censées relier, mais elles délient, par peur de l’autre, les liens sociaux. Lorsqu’un musulman vous dit ” le voile, c’est ma religion “, il détourne les écritures. La sourate 33, versets 54 à 59 du Coran, dit que les épouses du prophète, les croyantes cachent leurs atouts et portent des djellabibinna (pluriel de djellaba) des pieds au cou. Pas une fois non plus, le mot cheveu n’apparaît dans les écritures. Mais certaines mauvaises interprétations ont décidé que le cheveu était un atout féminin. »

Le défi de la République réside dans sa capacité à intégrer les « différents ». Où en est l’intégration des musulmans, sachant que la loi de 1905 prévoit que la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes ?

« De 1962 à 1980, l’intégration s’est faite naturellement.

Puis, nous avons assisté à une rupture causée par la défaillance de l’Education nationale et de l’école laïque, républicaine et citoyenne.

Non, à cause des enseignants, qui sont les Hussards de la République, mais par manque de moyens. Quand un jeune professeur, en classe de 3 e commence à enseigner l’islam et qu’un élève se lève et qu’il lui rétorque ” tu insultes ma religion “, si le prof ne connaît pas son sujet, il aura peur. L’enseignement public ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour dresser les passerelles du savoir et les maintenir dressées.

Ces jeunes musulmans ont provoqué la démission de leurs parents et aujourd’hui celle des enseignants qui n’en peuvent plus.

La transmission du savoir, c’est ce qui leur permettra l’intégration.

Le gouvernement doit donner à l’Éducation nationale tous les moyens dont elle a besoin. »

Le Républicain Lorrain

(Merci à clui)

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