samedi 12 septembre 2009

CHASSEURS = SALES CONS !

René Marqueze, le chasseur qui, en 2004, avait tué l'ourse CANELLE, a été condamné, en appel, à payer près de 11.000 euros d'amendes à plusieurs Associations écologistes.

ndlr: Voici un Jugement particulièrement clément !
JPPS

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Publié le 12/03/2008

Reuters

Le chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle devant la justice

Le chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle devant la justice

L'ourse Cannelle abattue par le chasseur René Marquèze. Ce dernier comparait le 12 mars 2008 pour "destruction d'espèce protégée". © Jean-Pierre Muller / AFP


Le procès d’un chasseur poursuivi pour avoir tué en 2004 dans les Pyrénées l’ourse Cannelle et pour "destruction d’espèce protégée", ce qui avait suscité l’indignation des écologistes, s’est ouvert mercredi devant le tribunal correctionnel de Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Le prévenu, René Marquèze, 65 ans, dit avoir été en état de légitime défense lorsqu’il a tiré à deux reprises avec un fusil de chasse le 1er novembre 2004 sur celle qui était considérée comme la dernière ourse femelle de souche pyrénéenne.

L’animal, qu’il dit avoir croisé par hasard en compagnie de son ourson - disparu ensuite - lors d’une battue aux sangliers avec un groupe de chasseurs dans la vallée d’Aspe, était menaçant. Ce qui l’avait contraint à tirer, dit-il.

Il encourt neuf mois de prison et 9.000 euros d’amende.

L’affaire avait fait scandale chez les défenseurs de la nature qui soutiennent le programme de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, entamé au début des années 1980 pour empêcher la disparition de l’espèce de l’ours brun.

Les agriculteurs locaux sont plutôt opposés à ce programme car ils se plaignent notamment des ravages qu’ils imputent aux ours dans les troupeaux de moutons et les cultures.

Dix-neuf associations écologistes et l’Etat se sont constitués parties civiles contre le chasseur. Le président Jacques Chirac avait réagi en conseil des ministres, qualifiant la mort de Cannelle de "grande perte pour la biodiversité".

Le programme de réintroduction a été relancé après la mort de Cannelle, avec l’apport de cinq ours de Slovénie, dont une, Franska, a été tuée par une voiture en août 2007. Les ours bruns seraient aujourd’hui une quinzaine dans les Pyrénées.

PÉRIPÉTIES JUDICIAIRES

L’affaire judiciaire visant la mort de Cannelle a connu des péripéties. Mis en examen le 7 décembre 2004, René Marquèze a d’abord bénéficié d’un non-lieu en fin d’instruction, approuvé par le parquet, mais annulé en appel.

Le chasseur a raconté sa version de la mort de Cannelle sur France Culture. "Elle était plantée sur ses deux pattes, les deux oreilles qui hérissaient. Elle a déboulé, quand je l’ai vue, j’ai accéléré pour me sortir de sa trajectoire mais elle n’a pas hésité, elle m’a chargée par derrière", a-t-il raconté.

Il explique avoir fait feu en se retournant, à "cinq ou six mètres" de distance et non à 50 mètres comme il a été avancé durant l’enquête. "J’ai appuyé, elle a fait un cri et un tonneau et je me rappelle plus après", a-t-il expliqué.

Me François Ruffié, avocat de deux organisations de défense de l’environnement, parties civiles, a déclaré mercredi à Reuters de Pau qu’ils chercheraient à "obtenir la condamnation pénale de M. Marquèze".

"Tous les usagers de la nature ont des droits mais aussi des devoirs, les chasseurs encore plus que les autres puisqu’ils utilisent des armes", a-t-il dit.

L’argument de la légitime défense n’est pas recevable à ses yeux puisque René Marquèze était "informé de la présence de l’Ours Cannelle et de son ourson localisés en ces lieux".

Me Jean-Pierre Casadebaig, avocat du chasseur, plaidera la relaxe. "Il est insupportable d’entendre que c’est sciemment qu’il avait chassé l’ourse. S’il avait pu éviter ce geste, nul doute qu’il l’aurait fait. Les parties civiles veulent le crucifier mais je n’ai pas de raison de penser qu’il sera condamné au vu du dossier", a-t-il dit à Reuters.

Claude Canellas

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