samedi 2 mai 2009

SYNTHESE NATIONALE




La résistance sera européenne ou ne sera pas…

Editorial de Roland Hélie
publié dans le n°13
de la revue
Synthèse nationale :

Nous n’avons pas comme principe fondamental de considérer les élections, quelles qu’elles soient, comme l’élément majeur, voire unique, de l’engagement politique. Nous savons que l’électorat est versatile et que le Système est verrouillé de telle façon que, à moins de disposer de la majorité, ou d’être une minorité incontournable, notre influence dans les assemblées demeure réduite, pour ne pas dire inexistante. Nous constatons aussi que, actuellement, le vent ne souffle pas vraiment dans nos voiles. Voilà pourquoi nous considérons que, au-delà des récurrentes joutes électorales, le combat que nous menons doit être un combat quotidien d’implantation en profondeur qui, de par la formation et la détermination de nos cadres et militants, permettra, un jour, d’ouvrir les yeux de nos compatriotes.

Car si le vent ne souffle pas dans nos voiles, force est de constater que la tempête pointe son nez à l’horizon. D’année en année, d’échéances électorales en échéances électorales, la réalité demeure la même : la pression migratoire qui pèse sur la France et sur l’Europe s’accentue et les fondements de notre civilisation sont de plus en plus rongés par l’implantation durable et grandissante de masses venues d’ailleurs.

Depuis l’élection présidentielle de 2007, dernière échéance importante en date, combien de quartiers sont devenus des zones de non-droit ? Combien de mosquées ou d’écoles coraniques se sont-elles implantées sur notre territoire ? Combien de jeunes Français « de souches » se sont-ils laissés convertir à l’Islam ? Combien de clandestins hors-la-loi se sont installés en France ? Nombreuses sont les questions de ce type que nous pourrions poser en connaissant, hélas, parfaitement les réponses. Celles-ci sont édifiantes. Les promesses de Nicolas Sarkozy auront, le temps d’une élection, convaincu quelques naïfs. Mais ces promesses n’étaient que des promesses et les résultats, deux ans après son accession à la présidence de la République, tardent à venir. Et, si vous voulez notre avis, ils ne viendront jamais. Et quand bien même Sarkozy eût été sincère lors de sa campagne présidentielle, il n’aurait jamais pu appliquer ses promesses, car il est et il demeure avant tout un pur produit du Système.

Ce Système dont le seul objectif est l’anéantissement total des identités et des souverainetés au profit d’un vaste conglomérat mondialisé et métissé, composé de citoyens apatrides malléables à merci, de consommateurs dociles juste bons à avaler sans broncher les poncifs du politiquement correct et d’idoles préfabriquées sorties de l’imagination de quelques décérébrés qui se moquent totalement de toutes nos références historiques et qui placent la soif du profit immédiat au premier rang de leurs préoccupations.

Accepter sans réagir ?

Faut-il pour autant s’accommoder de cette situation en la mettant au rang d’une fatalité contre laquelle rien ne serait possible ? Faut-il pour autant accepter la fin programmée de la civilisation européenne sans réagir et sans chercher à inverser ce que certains appellent piteusement le « sens de l’histoire » ?

Jusqu’à ces derniers mois, il semblait inéluctable, pour beaucoup de nos amis, que le mouvement national, dans son ensemble, était sur une pente déclinante contre laquelle plus rien n’était faisable. Chacun s’accordait pour considérer que le déclin du Front national entraînerait l’ensemble des forces nationales et identitaires vers l’atomisation. De revers électoraux en échecs politiques, ce qu’il est convenu d’appeler la « droite de conviction » semblait engagé dans la voie de la marginalisation, voie royale vers la disparition. Cette analyse est confortable et permet surtout de légitimer l’inaction ou, pire encore, l’enfermement idéologique. Lorsque tout s’en va, il ne reste plus que la pureté… Combien de fois avons-nous entendu chanter cette rengaine facile ?

Nous allons peut-être vous sembler angéliques mais, pour notre part, nous ne pensons pas que nos idées soient définitivement condamnées à disparaître.

Déjà en 1981, au lendemain de l’arrivée des socialo-communistes au pouvoir, bon nombre de nationalistes, qui avaient été jusque là des militants exemplaires, nous expliquaient que le mouvement n’avait plus d’avenir et qu’il était temps de penser à se reconvertir dans les partis qui composaient alors « l’opposition convenable ». Nous étions bien peu à penser le contraire et force est de reconnaître que nous avions raison. D’ailleurs, quatre ans plus tard, 35 députés nationaux entraient à l’Assemblée. La suite, vous la connaissez…

De la même façon, aujourd’hui, il est courant d’entendre moultes lamentations sur l’état de division apparente qui sévirait au sein de notre famille. Nous croyons qu’il faut relativiser tout cela. Pendant 25 ans, le mouvement national a vécu sous une espèce de chape de plomb à la fois organisationnelle et programmatique que certains comparent, à juste titre, à une sorte de führerprinzip. Au moment où cette chape de plomb est en train de craquer, faute d’avoir su assurer sa pérennisation, il est tout à fait normal que l’on assiste à un tel phénomène. Chacun retrouvant plus ou moins sa liberté d’action, il est logique que l’on observe une multiplication des initiatives. C’est même plutôt sain. Cela prouve que la vitalité est toujours là. Néanmoins, il faudra aussi que ce foisonnement finisse par converger vers un objectif commun, celui de voir triompher notre lutte. Synthèse nationale, pour sa part, fidèle à sa vocation, entend contribuer à cet objectif.

Pour notre camp, tout est possible…

Or, la preuve que rien n’est impossible vient de s’étaler sous nos yeux. Ainsi, le 9 mars dernier, à Paris, ce qui aurait semblé inimaginable il y a encore un an s’est réalisé. Devant un parterre de journalistes et de télévisions, Carl Lang, député européen et fondateur du Parti de la France, Annick Martin, secrétaire générale du Mouvement national républicain créé par Bruno Mégret, Jean-Claude Martinez, député européen et président de la Maison de la vie, et notre ami Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, annonçaient la volonté de ces quatre formations essentielles du mouvement national et identitaire de travailler dorénavant ensemble. Ce regroupement historique des bonnes volontés, au moment où certains se complaisent dans la déchéance et où d’autres se réfugient dans le désespoir, est la preuve flagrante que nous sommes capables de relever la tête.

Lors des prochaines élections européennes, Carl Lang mènera une liste d’union des forces nationales et identitaires dans la circonscription du grand Nord-Ouest, Jean-Claude Martinez en conduira une dans le Sud-Ouest, d’autres listes verront probablement le jour dans d’autres circonscriptions. Ces listes, labellisées du Parti de la France, comprendront des candidats de la NDP et du MNR. Elles seront la preuve que l’état d’esprit que nous essayons d’insuffler dans notre camp depuis la création de Synthèse nationale commence à se concrétiser. De plus, il est important de souligner que cette entente ne se résumera pas à la campagne des élections européennes. Elle continuera par la suite, avec comme objectif de redonner à notre peuple une espérance digne de ce nom. Une espérance de voir une France redevenir française dans une Europe réellement européenne.

Car l’Europe européenne, c’est justement le but ultime de notre combat. Nous savons que les dangers auxquels nous faisions allusion au début de cet éditorial ne sont pas des dangers qui menaceraient exclusivement la France. Ce sont des dangers qui concernent toute l’Europe et la réponse qu’ils méritent sera une réponse européenne. Ce qui est vrai par exemple à Chelles, en Seine-et-Marne, où la municipalité de gauche vient d’octroyer un terrain municipal pour construire une nouvelle école musulmane, est aussi vrai à Cologne, en Allemagne, où doit être édifiée prochainement la plus grande mosquée d’Europe. Partout, l’opposition des nationaux, dans leur ensemble, s’organise. Elle répond ainsi à la capitulation des élus du Système, qu’ils soient de la droite affairiste ou de la gauche dogmatique, qui préfèrent, afin d’acheter provisoirement leur tranquillité, céder aux exigences des associations musulmanes plutôt que leur résister. Un jour viendra où ils paieront très chers leur couardise, qui s’assimile de plus en plus à une sorte de collaboration avec l’occupant.

Cologne, première bataille de la résistance européenne

A Cologne, justement, le samedi 9 mai prochain, c’est à une véritable mobilisation européenne que nous participerons. Autour de nos amis de Pro Köln, qui mènent une résistance héroïque, se réuniront toutes les forces vives du mouvement identitaire européen. La France sera représentée par Robert Spieler et Carl Lang qui conduiront une forte délégation d’élus et de militants du PDF, de la NDP et du MNR. Il y aura aussi la Ligue du Nord italienne, le FPOë autrichien, des Espagnols, des Anglais et, bien sûr, en première ligne, notre camarade Filip Dewinter, porte-parole du Vlaams belang, qui a entrepris depuis un an de mettre en place une véritable réaction européenne contre l’islamisation de nos villes.

Le 20 septembre dernier, toute la racaille gauchiste et islamiste implantée en Europe s’était donnée rendez-vous à Cologne pour interdire le premier congrès organisé contre la construction de cette méga-mosquée. Le 9 mai, c’est toute l’Europe européenne qui viendra relever le défi pour sauver l’honneur de notre civilisation. La résistance sera européenne, ou ne sera pas !

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75012 Paris

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