EPHEMERIDE MONARCHISTE
Ephéméride du 4 Janvier.
1782 : Mort d'Ange-Jacques Gabriel.
Premier architecte du roi, et jouissant de toute la confiance de Louis XV, on lui doit quelques unes des plus belles réussites architecturales de notre Patrimoine.
Véritables merveilles, expressions achevées d'un art et d'une civilisation raffinées parvenues à leur apogée, les constructions d'Ange-Jacques Gabriel symbolisent et résument parfaitement la société du XVIII° siècle français, arrivée au plus haut degré de perfectionnement....
http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?ID=d001690
Premier architecte du roi, et jouissant de toute la confiance de Louis XV, on lui doit quelques unes des plus belles réussites architecturales de notre Patrimoine.
Véritables merveilles, expressions achevées d'un art et d'une civilisation raffinées parvenues à leur apogée, les constructions d'Ange-Jacques Gabriel symbolisent et résument parfaitement la société du XVIII° siècle français, arrivée au plus haut degré de perfectionnement....
http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?ID=d001690
A Versailles, il réalise le Petit Trianon :
et l'Opéra :
Salle transformable, l'Opéra fut
inauguré en grande pompe le 16 mai 1770, pour le mariage du futur Louis
XVI avec Marie-Antoinette, qui scellait le renversement des alliances et
mettait fin à la guerre multi-séculaire entre la France et la Maison
d'Autriche:
pour l'occasion, l'Opéra fut
successivement salle de banquet (incessamment renouvelée, la foule des
spectateurs est evaluée à 200.000 personnes...), théâtre, salle de bal,
salle de spectacle (huit cents personnes se retrouvèrent sur la scène,
avec des chars et des chevaux).
A Paris, il réalise la Place Louis XV (aujourd'hui de la Concorde) et l'Ecole Militaire; à Compiègne, il reprend
complètement l'ancien château, l'embellit et le transforme. Louis XV,
qui s'y plaisait, y accueillera Marie Antoinette... ; à Bordeaux, il
réalise la Place Royale (aujourd'hui de la Bourse, ci dessous).....
1790 : Naissance de Berryer.
Avocat d’un immense talent, Pierre Antoine Berryer fut un grand défenseur du peuple, grand perdant de la révolution de 1789. Il devint royaliste par empirisme en voyant la condition ouvrière et les désastres révolutionnaires. A la Chambre, il fut le porte-parole de l'opposition Légitimiste, et protesta fermement contre le Coup d'Etat du 2 décembre 1851.
BERRYER.pdf
Comme tout député, il a droit à sa biographie officielle :
http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_...
Sa réputation est telle qu’elle a donné lieu à La Berryer :
http://laconference.typepad.fr/conf2/la-confrence-berryer...
Quelques jours avant sa mort, le 18 novembre, il envoya une lettre au comte de Chambord, dans laquelle il témoignait de son inaltérable fidélité à la cause légitimiste :
Ô Monseigneur, Ô mon Roi,
On me dit que je touche à ma dernière heure. Je meurs avec la douleur de n'avoir pas vu le triomphe de vos droits héréditaires, consacrant le développement des libertés dont la France a besoin. Je porte ce vœu au Ciel pour Votre Majesté, pour Sa Majesté la Reine, pour notre chère France. Pour qu'il soit moins indigne d'être exaucé par Dieu, je quitte la vie armé de tous les secours de notre Sainte Religion.
Adieu Sire, que Dieu vous protège et sauve la France.
Votre fidèle et dévoué sujet,
Berryer
Photographié par Nadar
1794 : Marseille "Ville sans nom".
Par un de ces innombrables et grandiloquents Décrets, dont on ne sait
plus trop s'il faut en rire ou en pleurer, la Convention rebaptise
Marseille Ville sans nom, pour la punir de son fédéralisme :
" Les
représentants du peuple considérant que la commune de Marseille a la
première sonné le tocsin de la rébellion dans le Midi ... arrêtent : le
nom de Marseille sera changé; la Convention nationale sera invitée de
lui en donner un autre ; provisoirement elle reste "sans nom" et
portera cette dénomination.
Fait au Port-la-Montagne (Toulon), 15 Nivôse, an II (4 janvier 1794 ndlr) ".
Proclamation de Barras et Fréron (12 décembre 1793) : "
On parle
de république une et indivisible, et le fédéralisme est ancré dans les
coeurs ! Il semble circuler avec le sang et la vie. On parle de
soumission aux lois, et on se permet de discuter si on les exécutera. On
parle d'obéissance à la Convention nationale, seul centre de l'unité
républicaine, et on élève sans cesse une lutte criminelle de volontés
particulières contre la volonté générale… conduite rebelle et
fédéraliste… Voilà l'esprit de Marseille, un esprit d'égoisme,
d'intérêt, de cupidité, de fédéralisme, d'isolement, de domination."
Du représentant en mission Maignet au Comité de Salut Public :"On veut que Marseille n'existe plus, mais je voudrais qu'elle existât, mais qu'elle existât purgé de tous les traîtres qui ont cherché à lui faire perdre l'estime et la considération qu'elle s'était acquise par les services qu'elle avait rendus à la patrie".
Marseille retrouvera son nom nom un mois plus tard, le 12 février 1794.
Elle aura eu finalement plus de chance que Bourg-en-Bresse ou Saint Pierre des Corps, devenues pour un temps Bourg régénéré et La Clarté Républicaine !
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
1809 : Naissance de Louis Braille.
Sa maison natale à Coupvray, près de Meaux
1941 : Mort d'Henri Bergson.
Il reçut le Prix Nobel de Littérature 1927.
Bergson venait d'avoir quarante-deux ans quand il fut élu à l'Académie. Sa thèse principale, l'Essai sur les données immédiates de la conscience, publiée en 1889, qui avait été suivie, en 1897, de Matière et Mémoire, Essai sur la relation du corps et de l'esprit, avait fondé sa réputation.
Pendant la Première Guerre mondiale, Bergson, déjà membre du Collège de France, élu à l'académie française en 1914, fit beaucoup pour la cause de la France aux Etats-Unis et il fut de ceux qui précipitèrent l'intervention américaine.
Pendant la Première Guerre mondiale, Bergson, déjà membre du Collège de France, élu à l'académie française en 1914, fit beaucoup pour la cause de la France aux Etats-Unis et il fut de ceux qui précipitèrent l'intervention américaine.
En 1928, le prix Nobel vint récompenser le philosophe.
Malade, remplacé depuis 1921 au Collège de France par son disciple et confrère Edouard Le Roy, Bergson avait rejeté dans L'évolution créatrice l'idée du néant.
A la fin de sa vie, sans renier ses
origines juives - il ira, en 1940, se faire inscrire sur les listes des
Juifs de zone occupée établies sur ordre allemand - Bergson avait donné
au christianisme une adhésion "de volonté" qui incitera cet esprit supérieur à écrire : "Heureux le pauvre en esprit ! Ce qui est beau, ce n'est pas d'être privé, ni même de se priver, c'est de ne pas
sentir la privation" , et aussi: "la morale de l'évangile est essentiellement celle de l'âme ouverte".
1960 : Mort d'Albert Camus.
A 13h55, la voiture du directeur des éditions de La Pléïade, Michel Gallimard, s'écrase contre un arbre à Villeblevin, dans l'Yonne. Assis à droite du conducteur, Albert Camus est tué sur le coup.
http://webcamus.free.fr/
Il avait reçu la Prix Nobel de littérature en 1957, "pour
l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant,
les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes".
A l'intérieur de l'automobile accidentée on retrouvera le manuscrit inachevé du récit autobiographique de Camus, "Le Premier homme".
ùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùù

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire