DENIGREMENT DE 732 PAR LES COLALLAHBOS !
Citations des collabos de l'islam pour Poitiers 732
Publié le 26/10/2012
par konigsberg
(revisité 2012 et à l'enclume SVP...!)
Jean-François Paul de Gondi alias le Cardinal de Retz
Les
Sarrasins d'Espagne qui, au VIIIe siècle, se répandirent en France,
pouvaient y faire naître le goût des sciences et des beaux-arts ;
Charles-Martel les extermina prés de Poitiers, et tout le fruit de cette
expédition fameuse fut l'affermissement de sa puissance, à moins que la
postérité de quelques Maures échappés au carnage de Poitiers, et
réfugiés au Midi de la France, ne fut à l'origine nébuleuse de ces
troubadours qui illustrèrent ces mêmes contrées au XI, XIIe et XIIIe
siècles : origine dont je ne sache pas qu'aucun critique ait eu l'idée.
- Mémoires (1675-1677), Jean-François Paul de Gondi, éd. Pavie, 1831, t. 1, p. 443-444
Gondi alias le Cardinal de Retz aussi collabo que les actuels prélats de Vatican II
Voltaire
- Il est évident que le génie du peuple arabe, mis en mouvement par Mahomet, fit tout de lui-même pendant près de trois siècles, et ressembla en cela au génie des anciens Romains. Abdérame, petit-fils du calife Hescham, prend les royaumes de Castille, de Navarre, de Portugal, d'Aragon. Il s'établit en Languedoc; il s'empare de la Guienne et du Poitou, et sans Charles-Martel, qui lui ôta la victoire et la vie, la France était une province mahométane.
- [Essais sur les Moeurs] (1756), Voltaire, éd. Garnery, 1875, t. 1, chap. [VI-De l’Arabie et de Mahomet], p. 368
Claude Fauriel
Sans
doute elle fut glorieuse pour le nom chrétien, pour les Franks et pour
Charles, à qui elle valut, dit-on, son surnom de Martel, équivalent à
celui de fléau des Sarrazins ; mais on en a certainement exagéré
l'importance et les résultats quand on a dit qu'elle avait décidé en
Europe du triomphe définitif du christianisme et de la civilisation de
l'Occident sur l'islamisme et sur le génie arabe; quand on a supposé
qu'elle avait été plus nécessaire, plus grande ou plus décisive que
plusieurs autres, gagnées avant et après sur les mêmes ennemis, et pour
la même cause, par les Gallo-Romains et par les Franks.
Cette assertion et cette supposition ne sortent pas des faits et ne s'y rangent pas.
- Histoire de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants Germains (1836), Claude Fauriel, éd. Paulin, 1836, t. 3, p. 133
Gustave Le Bon
Le
séjour des Arabes en France, plus de deux siècles après Charles Martel,
nous prouve que la victoire de ce dernier n'eut en aucune façon
l'importance que lui attribuent tous les historiens. Charles Martel,
suivant eux, aurait sauvé l'Europe et la chrétienté. Mais cette opinion,
bien qu'universellement admise, nous semble entièrement privée de
fondement. L'expédition d'Abdérame n'était qu'une campagne destinée à
enrichir ses soldats, en leur procurant l'occasion de faire un riche
butin. Sans le fils de Pepin d'Héristal, l'expédition se fût terminée
par le pillage de Tours et de quelques autres villes, et les Arabes se
fussent, suivant leur habitude, éloignés pour reparaître sans doute les
années suivantes, jusqu'au jour où ils eussent rencontré une coalition
capable de les repousser. Charles Martel ne réussit à les chasser
d'aucune des villes qu'ils occupaient militairement. Il fut obligé
définitivement de battre en retraite devant eux et de les laisser
continuer à occuper tranquillement tous les pays dont ils s'étaient
emparés. Le seul résultat appréciable de sa victoire fut de rendre les
Arabes moins aventureux dans leurs razzias vers le nord de la France ;
résultat utile, assurément, mais insuffisant tout à fait à justifier
l'importance attribuée à la victoire du guerrier franc.
- La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre troisième, chapitre septième, Les Arabes en Sicile, en Italie et en France, p. 236
Supposons
cependant que les chrétiens n'eussent jamais réussi à repousser les
Arabes ; supposons encore qu'au lieu d'un climat froid et pluvieux, qui
ne pouvait exercer aucun attrait sur eux, les musulmans eussent
rencontré dans le nord de la France le même climat qu'en Espagne, et
eussent cherché à s'y établir de façon définitive. Pour savoir ce qu'eût
été dans ces hypothèses impossibles le sort du nord de l'Europe, il
suffit de rechercher ce que fut celui de l'Espagne. Or, comme sous
l'influence des Arabes, l'Espagne jouissait d'une civilisation
brillante, alors que le reste de l'Europe était plongé dans la plus
grossière barbarie, il est évident qu'au point de vue de la civilisation
de l'époque, les populations chrétiennes n'auraient eu qu'à gagner à se
ranger sous la bannière du prophète. Adoucis dans leurs mœurs, les
peuples de l'Occident eussent sans doute évité ainsi les guerres de
religion, la Saint-Barthélemy, l'inquisition, en un mot, toutes ces
calamités qui ont ensanglanté l'Europe pendant tant de siècles, et que
les musulmans n'ont jamais connues.
- La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre troisième, chapitre septième, Les Arabes en Sicile, en Italie et en France, p. 237
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Jules Barthélemy-Saint-Hilaire
Il
est difficile de deviner ce que serait devenue la France, et peut-être
aussi l'Europe, sans la victoire de Charles Martel (bataille de Tours
732), bien qu'il n'y ait point à croire que ni l'une ni l'autre eussent
gagné à devenir musulmanes. Mais il est certain que les Arabes, quoique
moins disciplinés que les Francs, vainqueurs et héritiers de la tactique
romaine, leur étaient supérieurs sous bien des rapports ; et, quelques
siècles plus lard, c'était aux sciences et aux écoles de l'islamisme que
l'Europe chrétienne allait devoir la moitié de ses lumières. Au XIe et
au XIIe siècle, l'Espagne, livrée aux Maures, instruisait le reste du
monde après s'être instruite elle-même aux monuments de la Grèce. Si la
scholastique n'avait point eu les sources arabes, il est sûr qu'elle
n'eût pas fait de si rapides progrès ; et la Renaissance d'Albert le
Grand et de saint Thomas aurait pu se faire attendre encore bien
longtemps. C'est donc là un caractère qui distingue les conquêtes arabes
de bien d'autres ; et il serait peu équitable de les confondre soit
avec celles des barbares nos ancêtres, soit avec celles de Gengis-Khan
ou de Timour. Celles-là n'ont été qu'une suite d'effroyables désordres,
le carnage et le butin étaient les seuls objets des envahisseurs, et il
n'est resté après eux que ruine et que deuil. Les Arabes, au contraire,
ont semé partout des germes heureux, qui sont devenus féconds en
d'autres mains que les leurs.
- « La vie de Mahomet » (1864), dans Séances et travaux de l'Académie des sciences morales et politiques, Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, éd. Auguste Durand, 1864, t. 19, p. 425
Suzanne Citron
Charles
Martel devrait prioritairement faire l'objet d'une mise au point, pour
les raisons déjà invoquées de son importance symbolique et de son rôle
dans l'inconscient des pulsions racistes anti-arabes et dans l'illusion
d'une supériorité de la "civilisation catholique et blanche". Le
contexte géo-politique de l'événement de "Poitiers" est indispensable à
comprendre si l'on veut dissiper l'illusion qu'aux VIIe et VIIIe siècles
"notre pays" existait déjà et que "Charles Martel a sauvé la France" !
- Le mythe national, Suzanne Citron, éd. Editions ouvrières, 198, p. 185
Anatole France
M. Dubois demanda une fois à Madame Nozière quel était le jour le plus funeste de l' histoire.
Madame Nozière ne le savait pas.
-c'est, lui dit M. Dubois, le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l'art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque.
Madame Nozière ne le savait pas.
-c'est, lui dit M. Dubois, le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l'art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque.
- Oeuvres IV, La vie en Fleur (1922), Anatole France, éd. Gallimard, 1994, p. 1118
Roger Garaudy
Défaite
grave, sans aucun doute, mais si peu décisive que, deux ans après, en
734, ce que Lévi-Provençal apelle les "raids " ou les "incursions" (qui
n'ont rien à voir avec une invasion massive du type de celles des Huns,
trois siècles avant) atteignent Valence sur le Rhône et tiennent
solidement Narbonne.
- Pour un dialogue des civilisations, Roger Garaudy , éd. Denoël, 1977, p. 84
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René Martial
L’influence
du monde arabe sur le monde occidental et en particulier sur la France
n’a pas cessé avec la bataille de Poitiers, car nos relations politiques
et commerciales avec les Barbaresques, puis notre conquête de l’Algérie
(1830), ont fait de la France qui a succédé à la Gaule une puissance
véritablement musulmane.
- La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 98
Si
les Arabes avaient vaincu Charles Martel, ils se seraient peut être
aussi bien assimilés sur le sol français que les Celtes sur le sol
ligure. Leur séjour prolongé en Espagne en donne la preuve, de même les
vestiges qu'ils ont laissés montrent à quel point leur civilisation
dépassait la nôtre, à l'époque.
- La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 101
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Cette
conquête a hélas été arrêtée par la victoire de Charles Martel à
Poitiers en 732. Mais il en est resté trois choses : la résorption de
quelques éléments arabes dans notre population, l'influence de la
civilisation musulmane sur notre vie économique, nos arts et nos
sciences, l'établissement de relations permanentes entre le monde arabe
et nous.
- Français qui est tu ?, René Martial, éd. Mercure de France, 1942, p. 29
marco ferro
Marc Ferro
Que
s'est-il réellement passé à la bataille de Poitiers ? A-t-elle vraiment
eu l'importance que nous lui donnons aujourd'hui ? Pour la tradition
occidentale, c'est Charles Martel qui a vaincu les Sarrasins, donc
arrêté la conquête arabe, en 732 près de Poitiers. Dans la version
arabe, il n'y a jamais eu de bataille de Poitiers. Une sorte de
narcissisme occidental nous ferait imaginer que les Francs avaient pu
arrêter les armées du calife. Dans la tradition historique des
musulmans, la bataille de Poitiers est une simple rixe qui a eu lieu à
l'extrême ouest de ce qui était alors leurs empire. Pourquoi les
musulmans n'ont-ils pas continué leur progression vers le Nord ? Ils
n'avaient pas d'intérêt majeur à pénétrer plus loin, dans les terres
dépourvues de richesses, parmi des populations qu'ils jugeaient
arriérées. Il existe une troisième version de cette histoire : la
tradition occitane tend à regretter que les Arabes, hautement civilisés,
aient dû laisser leur place à des Germains qui n'étaient alors encore
que des sauvages ! Il y a donc trois versions de la bataille de
Poitiers, dont deux qui ne sont pas politiquement correctes !
- Des grandes invasions à l'an mille, Marc Ferro, éd. Plon, 2007, p. 91-92
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