dimanche 15 mai 2011

JE PENSE DE PLUS EN PLUS QUE LES CATHOLIQUES INTEGRISTES SONT DES CAS CLINIQUES : LISEZ CET ARTICLE

Tradition Catholique Contre-Révolutionnaire

La gnose sexuelle de Jean-Paul II

12 mai 2011
par La Question

« L’acte sexuel est le langage authentique des personnes »
(Jean-Paul II, Cité du Vatican, 22 août, 1984)

C’est dans l’atmosphère délétère pénétrée des rêves illusoires et naïfs du « vivre libre et jouir sans entraves » de l’ère post-hippie et de la messianité politique - à l’intérieur même du mouvement provoqué par ce « vent de folie révolutionnaire qui s’introduisit dans le Temple de Dieu » où il était de bon ton de faire exploser tous les cadres théoriques et moraux antérieurs - que doivent être replacées et situées, les positions doctrinales de Jean-Paul II portant principalement sur la valeur et la « dignité de l’homme ».

Dans ce cadre de rénovation doctrinale de l’Eglise se situent les 129 discours donnés lors de ses audiences du mercredi dans la salle Paul-VI, de septembre 1979 à novembre 1984, que Jean-Paul II consacra à ce qu’il nomma « la théologie du corps », et que George Weigel n’hésite pas à considérer comme une « une des plus audacieuses reconfigurations de la théologie catholique depuis des siècles [...] une sorte de bombe à retardement théologique réglée pour exploser, avec des conséquences considérables, sans doute au XXIe siècle » [1].

I. Une bombe à retardement théologique réglée pour exploser
Le terme « bombe à retardement théologique » est d’ailleurs parfaitement exact, tant le chef de l’Eglise catholique d’alors, cela dit avec respect sans vouloir attenter à la haute valeur de sa personnalité et son rôle majeur du point de vue politique et le sens traditionnel de certaines de ses positions, affirma sans complexe au cœur de saint Pierre à Rome que « la sexualité est un chemin privilégié pour comprendre le mystère de l’être intime de Dieu à travers le don absolu de soi-même », insistant sur le fait de façon démentielle et impie, que « l’acte sexuel s’inscrit dans une véritable relation d’alliance qui constitue l’image par excellence des relations qu’entretiennent les trois personnes de la Trinité divine. Le Père, l’Amour donné ; le Fils, l’Amour reçu ; l’Esprit saint, l’Amour transmis. »
Jean-Paul II se risqua même à soutenir de façon délirante, en contradiction avec tous les enseignements de la tradition ascétique et mystique, sacralisant de manière inimaginable de la part d’un pontife l’acte sexuel. Il dira :
« L’homme est devenu image et ressemblance de Dieu non seulement à travers sa propre humanité mais aussi à travers la communion de personnes que l’homme et la femme forment dès l’origine. » (Théologie du corps, 14/11/1979).


Selon Jean-Paul II, qui nie la chute
et les conséquences péché originel :

« l’acte sexuel est le langage authentique des personnes » !
Ainsi, pour celui qui sous le nom de Karol Wojtyla avait déjà longuement exploré ces sujets délicats, défendant ce qu’il appela « la signification nuptiale de notre corps » [2], conférera une dimension de quasi infaillibilité à ses problématiques visions lorsque, sous le nom de Jean-Paul II, il soutint que par l’union sexuelle le corps parle un langage, puisque « l’acte sexuel est le langage authentique des personnes » (Théologie du corps 22 août, 1984), propos qui résumaient son souci permanent de démontrer que ce qui fait la « dignité de l’homme » c’est justement la « dignité de sa chair, vieux concepts plus que contestables, mais qui avaient déjà poussé Paul VI à écrire l’encyclique « Humanae Vitae » dans laquelle il affirmait : « L’homme et la femme expriment par le langage de leur corps le dialogue qui, (selon Genèse 2 :24,25), a son origine au jour de la création. »
II. L’erreur conciliaire est de nature philosophique

L’erreur wojtylienne, qui est aussi l’erreur conciliaire, et l’erreur de toute l’Eglise moderne dans son ensemble, est d’abord de nature philosophique, puisque c’est un « naturalisme » teinté de sensualisme qui inspire son éthique sexuelle et humaine.

N’oublions pas que Karol Wojtyla est un penseur appartenant à la famille intellectuelle de la phénoménologie » [3], mais à l’inverse d’Edith Stein, qui partira de la phénoménologie pour aboutir au néothomisme, il partira malheureusement du thomisme, qu’il élargira en y intégrant le « point de vue » phénoménologique de la conscience de l’homme.

Karol Wojtyla s’inscrit donc clairement dans un horizon philosophique phénoménologique puisque, après la guerre, envoyé à l’école théologique de l’Angelicum à Rome pour ses études doctorales et ayant soutenu en 1948 sa thèse en théologie, il reprendra ses études philosophiques jusqu’en 1953, où il soutint à l’Université de Lublin une thèse consacrée à l’éthique phénoménologique de Max Scheler, intitulée « Mise en valeur de la possibilité de fonder une éthique catholique sur la base du système éthique de Max Scheler », développée plus tard dans son livre « Personne et Acte ».



Karol Wojtyla soutint à l’Université de Lublin
une thèse consacrée à l’éthique phénoménologique de Max Scheler



« Par son incarnation, le Fils de Dieu
s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. ”
(Mgr. Karol Wojtyla)

III. La fausseté radicale de la christologie ésotérique de Karol Wotyla

Or, l’erreur anthropologique provenant d’une conception phénoménologique erronée qui se trouve à la base des thèses de Karol Wotyla, consiste en une inexactitude christologique dont la gravité est extrêmement importante sur le plan des conséquences puisque, dans sa vision, se servant de la dualité des natures dans Jésus-Christ, Jean-Paul II en est arrivé à inférer en vertu de la “communication des idiomes ”, les attributs de la nature divine à la nature humaine dans le Christ, pour ensuite considérer qu’ils lui appartiennent en propre, et donc, par cette appartenance, l’étendre à tout homme en tant qu’il est homme – ce qui apparente objectivement cette position aux visions panthéistes du new âge – sachant que le jeune Karol Wojtyla découvrit la théosophie de Rudolph Steiner à Wadowice où il rencontra Mieczyslav Kotlarczyk, metteur en scène féru d’occultisme qui développait, par ses références, allant de la linguistique de Otto Jespersen à la tradition kabbaliste hébraïque d’un Ismar Elbo-gen, une dramaturgie ésotérique. Wojtyla ira jusqu’à préfacer un livre de Kotlarczyk et prêcher à ses funérailles. Lorsqu’il évoque cette période Jean-Paul II écrit :
« C’était une mission, une vocation; c’était le sacerdoce de l’art. Les acteurs, en tant que «prêtres de l’art», dotés d’une force illimitée pour renouveler le monde, pour refaire l’humanité entière, pour guérir la morale à travers la beauté prêchée, transmettaient les plus hautes valeurs métaphysiques. Tel-les étaient les idées chantées par l’ «archiprêtre» Kotlarczyk » (in « Pierre m’aimes-tu ? », p. 64).

Karol Wojtyla découvrit la théosophie de Rudolph Steiner
rencontrant Mieczyslav Kotlarczyk,
metteur en scène féru d’occultisme
Jean-Paul II cherchera il est vrai de nombreuses fois à dissimuler la nouveauté de sa pensée, en citant inlassablement afin de conférer un vernis de crédibilité à ses thèses, une phrase du paragraphe 22 de la Constitution conciliaire « Gaudium et spes » selon laquelle « le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme par son Incarnation ». Mais ce que l’on sait moins, et que l’on évite évidemment de trop mettre en lumière, c’est que cette phrase a été introduite dans le schéma conciliaire sur proposition de Mgr Karol Wojtyla lui-même, alors archevêque de Cracovie !
De la sorte en citant continuellement « Gaudium et spes 22, 2 », faute de trouver le moindre fondement à une telle pensée dans la Sainte Écriture ou dans les Pères de l’Église, Jean-Paul II, tout au long de son pontificat, se citait donc lui-même ! [4] De la conjugaison de ces deux erreurs, anthropologique et christologique, résulte une idée: selon la doctrine de Jean-Paul II, qui a pu affirmer en effet dans une allocution, se citant lui-même : « Le concile Vatican II l’a rappelé avec acuité :
“ Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. ” » [5].
Et nous retrouvons, encore et toujours ce dogme impie et hérétique de « l’homme-dieu » qui conduit à la divinisation de l’homme en tant que tel, c’est-à-dire du seul fait qu’il soit homme (la fameuse « dignité de la chair »), et à la naturalisation de Dieu dont les échos se font sentir dans les terribles déviations de l’Eglise d’aujourd’hui. On est en présence ici, comme on le constate, de tous les éléments propres à définir une hérésie : appropriation et réinterprétation du rôle et de la personne du Christ, dévolution à l’homme des idiomes propres à la Divinité, aboutissant concrètement à une naturalisation du surnaturel, et surnaturalisation du naturel, dérive hérétique qui se rapproche des thèses panthéistes des Nicolaïtes ou des Ubiquitaires soutenant que Jésus-Christ était formellement présent partout et en tous par communication de son essence, selon les seules vertus de la nature humaine, thèses qui se retrouvent pourtant dans tous les textes et ouvrages publiés s’appuyant sur les théories wojtyliennes.

IV. Vérité catholique : Notre « Royaume n’est pas de ce monde » et notre vocation est céleste
Rappelons que le Royaume de Dieu, le Royaume des Cieux, n’est pas de ce monde, la « vocation », la « délivrance » et le « salut » du chrétien ne sont pas d’ordre temporel, humain, mais d’ordre religieux et transcendant : « Car notre citoyenneté est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ » (Philippiens 3,20) ; « C’est pourquoi, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession » (Hébreux 3,1).
Contrairement aux Juifs charnels
le « salut » du chrétien n’est pas d’ordre temporel,
mais d’ordre religieux et transcendant.

Les communications de l’Éternel à Israël en tant que nation, avaient trait à la terre. S’ils demeuraient fidèles et obéissants, la grandeur, les richesses et le pouvoir terrestre leur étaient assurés : « L’Éternel, ton Dieu, te fera entrer dans un bon pays, un pays de ruisseaux d’eau, de sources, et d’eaux profondes… un pays de blé, et d’orge, et de vignes, et de figuiers… où tu ne manqueras de rien » (Deutéronome 8, 7-9). ; s’ils étaient infidèles et désobéissants, la nation serait dispersée par toute la terre (Deutéronome 28, 64). Mais l’Écriture fait mention d’un autre corps, l’Église, qui elle aussi a des relations particulières avec Dieu et a reçu de Lui des promesses spéciales. Mais elle est très différente d’Israël :

- Pour Israël l’obéissance est source de grandeurs et de richesses terrestres ;
- L’Église, par le Christ, est uniquement rattachée aux choses spirituelles et célestes.

Conclusion
Ainsi à l’inverse des aspirations purement charnelles des hébreux, les « béatitudes » de la Nouvelle Alliance sont toutes situées dans le Ciel. En effet, les bénédictions promises à Israël étaient essentiellement terrestres, mais nous sommes sur cette terre, en tant que chrétiens, en attente du Royaume, non pour chercher à reproduire au Ciel nos activités d’ici-bas par une distorsion anthropomorphique du divin, ou tenter d’imaginer vainement ce que sera notre vie post-mortem par des supputations emplies des rêves de ce monde, mais en laissant nos esprits en repos sur ce sujet, et surtout nous mettre dans les dispositions requises pour rejoindre, le jour venu, notre véritable patrie céleste.
Jésus a dit à ses disciples : «Je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais… je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi» (Jean 14, 3). L’avenir des croyants est donc entièrement céleste et il doivent se préparer dès ici-bas à cette destination. Prétendre qu’ils ressusciteront ou vivront éternellement sur la terre, ou dans le ciel, dans un « corps de chair et de sang » est en contradiction formelle avec l’Écriture, c’est un mensonge.

Le peuple d’Israël, seul, a reçu des promesses de bénédictions concernant un royaume sur la terre, et il ne faut jamais confondre Israël et l’Église ; ils ne sont pas interchangeables et Dieu accomplira ses plans à l’égard des uns et des autres, à l’heure qu’il choisira.

On peut de la sorte dire sans se tromper que la judaïsation de l’Église moderne, c’est-à-dire l’adaptation de l’église de l’Écriture aux promesses réservées à Israël, a plus fait pour pervertir sa mission et la détruire spirituellement, que toutes les autres causes combinées.
Lire :

Les « scandaleuses béatitudes » de l’église moderne

Notes.

1. G. Weigel, Witness to Hope, pp. 336, 343.

2. Une anecdote est particulièrement révélatrice de l’état d’esprit de Karol Wojtyla quelques années avant de devenir le Pape Jean-Paul II. La version polonaise de son livre « Amour et responsabilité » comprenait un appendice intitulé « Sexologie et morale ». Lorsqu’il s’est agi de publier la traduction française, c’est le Père de Lubac qui avait été pressenti pour en rédiger la préface. Mais certains se sont sentis bien avisés de lui suggérer de demander que l’appendice en question soit retiré de l’édition française au motif que les questions qui y étaient abordées étaient tellement concrètes qu’elles semblaient en deçà de la dignité des prêtres et des évêques. A cela Karol Wojtyla s’est opposé farouchement en affirmant que les pasteurs devaient pouvoir parler avec simplicité du désir et de la satisfaction sexuelle avec leurs fidèles, sauf à ne pas être à la hauteur des exigences de leur mission. Et que s’il se trouvait des prudes pour s’en offusquer, c’était tant pis pour eux !

3. Le groupe polonais auquel fut lié intellectuellement Karol Wojtyla, avec Przywara et Ingarden, est un médiateur historiquement crucial pour les phénoménologues de Göttingen et pour Max Scheler. Karol Wojtyla sera formé à cette école extrêmement riche, pépinière de la philosophie contemporaine, puisque s’y mêlent des confluents brentaniens (les analyses de l’intentionnalité par Kazimir Twardowsky) et husserliens, avec des traditions scolastiques et logiciennes puissantes, et dont on retrouve l’héritage jusque chez des logiciens israéliens comme Yoshua Bar-Hillel, à l’Université de Jérusalem.

4. Ainsi dans l’encyclique « Redemptor hominis », la référence reviendra à quatre reprises. On remarquera d’ailleurs qu’au paragraphe n° 13 la restriction “ en quelque sorte ” a disparu :
- « Jésus-Christ s’est uni à chacun, pour toujours, à travers ce mystère de la Rédemption. »
Le théologien privé, Karol Wojtyla, confond en réalité la nature et la grâce, la vie humaine et la vie divine, l’une étant “ en quelque sorte ” présente à l’autre, selon lui, en tous et pour toujours, comme il le répète clairement au paragraphe 14 de « Redemptor hominis » : « Le Christ est en quelque sorte uni à l’homme, à chaque homme sans aucune exception, même si ce dernier n’en est pas conscient. » L’absence de toute condition à l’union de tous au Christ, et donc au salut de tous, conduit à l’affirmer comme donné à tous, sans distinction de religion. « L’événement de la Rédemption est le fondement du salut de tous », écrira Jean-Paul II dans son encyclique « Redemptoris Missio », citant à l’appui de cette affirmation son encyclique inaugurale « Redemptor hominis » : « Parce que chacun a été inclus dans le mystère de la Rédemption, et Jésus-Christ s’est uni à chacun, pour toujours, à travers ce mystère. » On peut affirmer que cette pensée a gouverné tout le pontificat de Jean-Paul II, jusqu’à son ultime Lettre apostolique « Mane nobiscum » du 7 octobre 2004, instituant l’année de l’Eucharistie :
« En Lui, Verbe fait chair, se révèle en effet non seulement le mystère de Dieu, mais le mystère même de l’homme. Parce que dans le Christ la nature humaine a été assumée, non absorbée, par le fait même, cette nature a été élevée en nous à une dignité sans égale. Car, par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme (G. S. 22, 2). »

5. Il n’y a pas que dans Gaudium et spes que Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, a introduit des thèses naturalistes hérétiques portant sur une abusive « communication des idiomes » entre le Verbe incarné, Dieu fait homme, et tout homme ; comme si, du seul fait que Dieu s’est fait homme, l’homme était devenu Dieu. Dans une autre encyclique (Dominum et vivifican-tem, 18 mai 1986), Jean-Paul II affirme la prétendue habitation de l’Esprit Saint « dans le cœur de chaque homme ». Le Saint-Esprit « est donné aux hommes. Et de la surabondance de ce Don incréé, chaque homme reçoit dans son cœur le don créé particulier par lequel les hommes deviennent participant de la nature divine. Ainsi, la vie humaine est pénétrée de la vie divine », écrit-il d’une manière stupéfiante. Et il y a de quoi sursauter à une telle proposition car dire que Dieu « s’est fait proche de chaque homme » en prenant chair dans le sein de la Vierge Marie, est une chose. Dire qu’il « s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » en est une autre. Cette affirmation, extraite de « Gaudium et Spes », respire en réalité positivement l’hérésie, symétrique de l’hérésie nestorienne, mais de sens contraire dont les conséquences désastreuses sur les folles affirmations de certains est d’une claire évidence. Nestorius niait toute « communication des idiomes », ou échange entre le Fils de Dieu et le Fils de Marie, de leurs attributs et opérations propres, de telle sorte qu’il niait la maternité divine de Marie. Le concile d’Éphèse l’a condamné en 431, en proclamant la Vierge Marie “ Mère de Dieu ”, Theotokos. Puisque Marie a donné naissance à Jésus de Nazareth, elle est Mère de Dieu, car Jésus est Fils de Dieu, Dieu lui-même. La nouvelle hérésie, introduite au concile Vatican II par le jeune archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla, consiste, au contraire de l’ancienne, à affirmer une abusive « communication des idiomes » entre le Verbe incarné, Fils de Dieu fait homme, et tout homme ; comme si, du seul fait que Dieu s’est fait homme, l’homme était fait Dieu !

(lebloglaquestion.wordpress.com)

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Aucun commentaire: