CAVE !
Victoire historique pour les nationalistes écossais
Article de Cyrille Vanlerberghe
publié le 6 mai 2011
Le parti indépendantiste écossais a provoqué une énorme surprise en remportant vendredi la majorité absolue des élus au Parlement d'Édimbourg.
Fort de ce succès, obtenu aux dépens des trois grandes formations politiques traditionnelles, conservateurs, travaillistes et libéraux-démocrates, le leader du Scottish National Party (SNP) Alex Salmond a promis un référendum sur l'indépendance de l'Écosse d'ici à cinq ans.
L'idée que tout le nord du pays puisse envisager de quitter le Royaume-Uni a provoqué des réactions inquiètes à Londres, et a totalement éclipsé les résultats du référendum national sur la réforme du scrutin.
Lors des dernières élections en 2007, les indépendantistes avaient obtenu un député de plus que le Labour, ce qui leur avait suffi pour former un gouvernement minoritaire, sans arriver à monter une coalition. Alex Salmond a dû faire de nombreux compromis avec les autres partis pour faire passer des lois sur les sujets qui sont dévolus au Parlement d'Édimbourg, éducation, santé, agriculture et justice, mais il a en même temps prouvé que son parti était sérieux et capable de gérer les affaires du pays. Il savait en revanche qu'il n'arriverait jamais à faire passer sa principale promesse électorale : demander aux Écossais s'ils veulent se séparer de la Couronne britannique.
La majorité surprise de 69 députés sur un total de 129 qu'il a remportée vendredi change la donne, même si l'issue finale d'un référendum reste très incertaine. «La majorité obtenue par le SNP ne veut pour autant pas dire que les Écossais veulent l'indépendance, a prévenu Tony Travers, professeur de sciences politiques à la London School of Economics.
Tous les sondages récents montrent que seulement un quart des Écossais veulent la sortie du Royaume-Uni, les trois quarts restants sont contre ou encore indécis.
Le parti d'Alex Salmond, qui est l'un des politiciens les plus brillants en ce moment en Grande-Bretagne, a surtout été élu pour son programme et son bilan sur ces dernières années au pouvoir.»
Revenus pétroliers en baisse
Le succès du parti nationaliste est d'autant plus surprenant que le climat économique en Écosse est bien moins favorable que par le passé à l'idée d'une économie régionale isolée du reste du Royaume-Uni. L'ancien fleuron bancaire d'Édimbourg, Royal Bank of Scotland, a été la principale victime de la crise financière et les revenus pétroliers de la mer du Nord se tarissent en même temps que l'arrivée en fin de vie de la majorité des puits.
C'est probablement pour ces raisons que la campagne du SNP a d'ailleurs été très discrète sur la question de l'indépendance, se concentrant sur les points de programme précis que le parti voulait mettre en place sur l'éducation et la santé. Son principal concurrent, le Parti travailliste, a perdu un grand nombre de sièges dans ses bastions traditionnels de l'ouest de l'Écosse après avoir mené une campagne très négative, tentant d'effrayer les électeurs en agitant le risque de sortie du Royaume-Uni s'ils votaient SNP. Après cet échec cuisant, le leader travailliste écossais Ian Gray a annoncé qu'il allait démissionner.
Note YR : En illustration une photographie du château d'Edimbourg.
Posté par (voxfnredekker.canalblog.com) µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµMohamed Al-Fayed se verrait bien président d'une Ecosse indépendante
Le milliardaire égyptien, père de Dodi Al-Fayed, possède une propriété dans les Highlands et espère obtenir la citoyenneté écossaise en cas d'indépendance.
Le milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed a appelé les Ecossais à se séparer des "Anglais et de leurs épouvantables politiciens" et s'est déclaré prêt à devenir le président d'une Ecosse indépendante, selon des propos publiés dimanche dans le Sunday Times.
"Vous autres Ecossais vivez dans le coma depuis trop longtemps", a déclaré au journal M. Al-Fayed, qui possède une propriété dans les Highlands écossais et dit espérer obtenir la citoyenneté écossaise dans l'hypothèse d'une future indépendance.
"Quelle que soit l'aide dont l'Ecosse a besoin pour retrouver son indépendance, je la fournirai. Quand vous autres Ecossais recouvrerez votre liberté, je serai prêt à être votre président", a ajouté le magnat égyptien, qui a vainement demandé à plusieurs reprises le passeport britannique.
L'Ecosse dispose d'un Parlement et d'un gouvernement régionaux depuis les mesures historiques dites de la "dévolution" décidées en 1999. Le Premier ministre écossais Alex Salmond, du parti indépendantiste SNP, a promis d'organiser un référendum sur l'indépendance de la région mais le Premier ministre britannique Gordon Brown, natif d'Ecosse, y est fermement opposé.
"Je ferai tout pour l'Ecosse mais je ne veux pas de cet Alex Salmond. J'ai demandé à le rencontrer mais il a refusé. Je voulais lui proposer de l'aide et des conseils mais il n'a pas voulu", a ajouté Mohamed Al-Fayed.
Propriétaire du magasin de luxe Harrods à Londres et du club de football londonien de Fulham, il est le père de Dodi Al-Fayed, tué dans l'accident qui avait également coûté la vie à la princesse Diana en 1997 à Paris. Il soutient de longue date que le couple a été tué dans le cadre d'un complot ourdi par le prince Philip, époux de la reine Elizabeth.
(Source AFP)
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