mardi 30 novembre 2010

RENAUD CAMUS



Les peuples les plus anciennement « développés », ceux qui sont le plus chargés d’histoire, de civilisation, de hauts accomplissements culturels et de réflexion sur eux-mêmes, sont parfaitement conscients,
inconsciemment conscients, peut-être, malgré tous les discours irresponsables de leurs démographes, repris en chœur par tous les médias (d’une manière d’ailleurs scandaleuse), que le développement démographique ne peut pas se poursuivre indéfiniment.

Ils voient bien, ces vieux peuples, le délabrement de la terre, l’épuisement des ressources, les tensions que fait naître la promiscuité, le devenir-banlieue du monde, la disparition de la campagne, du vide, de la nuit, de l’absence possible, de la ressource d’éloignement.

Laissés à eux-mêmes, ces peuples-là, dans leur vieille sagesse, diminueraient en nombre, malgré les objurgations de savants fous des démographes.

Et ils le font, ils le
feraient, voyez l’Allemagne, voyez l’Italie, n’était l’immigration.

L’immigration ne diminue pas en nombre, elle, ni les immigrés en taux de reproduction.

Ils ont fui leur pays pour échapper, entre autres choses, aux effets désastreux du développement démographique constant, et, selon un schéma qui s’observe dans tous les domaines, ils reproduisent exactement, c’est le cas de le dire, dans les pays d’accueil, ce qui leur a fait quitter leur contrée d’origine, à commencer par les taux de reproduction faramineux.

Et ce faisant ils accélèrent ce que l’In-nocence et moi appelons le Grand Remplacement, ils nous conquièrent par les ventres, conformément d’ailleurs au programme parfaitement explicite posé par un Houari Boumedienne il y a quarante ans."

Renaud Camus
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