UN PAS DE PLUS VERS LA DHIMMITUDE !
(à droite le colallahbo Jean-Jacques Pollet)
Autorisée à passer l’examen avec son foulard
édition du 22 mai 2010
Une candidate de confession musulmane peut-elle se présenter voilée à un examen ?
La question a été posée au recteur de l’académie de Nancy-Metz par une étudiante de BTS, qui souhaitait conserver son foulard pour un oral de comptabilité.
L’épreuve doit se dérouler ce matin, au lycée Robert-Schuman, à Metz. Dans un courrier quelque peu embarrassé, et dont Le Républicain Lorrain a pu se procurer copie, la secrétaire générale du rectorat indique au proviseur de l’établissement que « Monsieur le recteur » a décidé d’autoriser l’étudiante en question à être interrogée sous son voile. « Après consultation du ministère, et en application de la circulaire relative à la mise en œuvre de la loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les lycées publics, l’autorisation est accordée », écrit la collaboratrice du recteurUn règlement particulier s’applique en effet aux étudiants étrangers à un établissement venant y passer un examen ou un concours. Ces derniers sont donc autorisés à être voilés dans un établissement scolaire. « Ce n’est pas pareil qu’un élève venant dans son lycée voilé. On a regardé le règlement avec minutie. Tout est en règle », prévient le rectorat, contacté hier soir.
Les enseignants gênés
La note envoyée aux enseignants du lycée messin précise « toutefois » à l’examinateur les modalités de déroulement de cette épreuve orale : « Cette candidate doit se soumettre aux règles d’organisation de l’examen, qui visent notamment à garantir le respect de l’ordre et de la sécurité, à permettre la vérification de l’identité des candidats ou à prévenir les risques de fraude ». Ainsi, « concrètement, l’étudiante devra enlever son voile pour permettre la vérification de son identité ». Dernière précision : « Ce contrôle [d’identité] devra être effectué par un personnel de sexe féminin, dans une salle fermée, à part de la salle de composition ».
Cet impératif est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase auprès des professeurs du lycée. Les enseignantes concernées par l’épreuve de ce matin ont pensé un temps à se faire « remplacer par des hommes, a indiqué hier une source interne. Mais c’est compliqué de ne pas faire respecter une recommandation du recteur. Tout le monde est en ébullition avec cette histoire. »
Devant ce luxe de précautions, plusieurs syndicats d’enseignants se prépareraient à réagir, au nom du principe de laïcité. Bruno Henry (SNES) confie déjà son désarroi face à cette autorisation : « Si on commence à proposer des modalités différentes pour chaque élève, il y a problème. Je suis très surpris qu’on accepte ça. Notre position est très claire : il faut respecter l’équité et la laïcité.
Cette décision du rectorat remet en cause beaucoup de choses. »
Posté par Redekker(voxfnredekker.canalblog.com)
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