ON NE DONNE PAS DE DETAILS SUR LES RACKETTERS...
Quimper : victime d’un racket, un adolescent met fin à ses jours
QUIMPER (NOVOpress Breizh)– la semaine passée, un adolescent de 15 ans s’est donné la mort à Quimper (Finistère).
Si les motifs qui l’ont poussé à cet acte ne sont pas connus avec certitude, la thèse des violences quotidiennes qu’il subissait semble privilégiée par les enquêteurs.
« Soyez vigilant et détectez un changement de comportement chez votre enfant .Un enfant qui subit des violences se sent isolé et le plus souvent malheureux. Cette violence n’a pas besoin d’être physique pour l’atteindre. La violence psychologique est tout autant destructrice. Pour se protéger, il cherche un refuge : sa chambre, une activité, … La crainte gagne de nouveau l’enfant quand il doit quitter ce refuge, pour rejoindre son établissement scolaire par exemple.N’ignorez pas ces changements, qui constituent autant de signaux d’alarme « faibles » que vous lance votre enfant. Parlez avec lui.La loi du silence ne doit pas s’installer. Vous devez amener votre enfant à s’exprimer avec vous, voire avec une personne de confiance. Il ne doit pas se sentir coupable. » Dans le cas présent ces recommandations, données par la Gendarmerie nationale, n’auront malheureusement pas suffi.
Selon le Télégramme , qui révèle l’affaire, le jeune collégien aurait en effet été victime, avec d’autres, de violences et de rackets de la part d’une bande de « jeunes » qui se présentaient depuis le début de l’année devant le collège de la Sablière à Quimper, terrorisant les collégiens à leur sortie des cours. Ceux-ci étaient molestés puis rackettés.
Quant aux surveillants qui tentaient de s’interposer ils étaient agonis d’injures. L’adolescent, ainsi que plusieurs autres collégiens, aurait alors pris la décision de porter plainte.Les racketteurs présumés, trois « jeunes », avaient été interpellés, mais, comme c’est trop souvent le cas, laissés en liberté.
La jeune victime, décrite par son entourage et ses amis comme un élève sans histoire, ne se rendait plus en centre-ville, se sentant toujours menacé par ses agresseurs présumés.
Ces derniers doivent comparaître devant le juge des enfants le 2 juin prochain pour répondre des diverses plaintes portées à leur encontre, dont une déposée par le défunt collégien.
De plus en plus fréquent dans les établissements scolaires, le racket constitue un délit passible de 100 000 euros d’amende et/ou de 7 ans d’emprisonnement lorsque le racketteur a plus de 16 ans. La peine est divisée par deux lorsque l’auteur est âgé de 13 à 15 ans.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://breizh.novopress.info/]
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