samedi 29 mai 2010

IL FAUT SE REAPPROPRIER LA GOUTTE D'OR !

Sylvie François : « L’apéro Saucisson et pinard à La Goutte d’Or sera joyeux ! »




Novopress : Sylvie François, jusqu’à présent, personne n’avait entendu parler de vous. Qui êtes-vous donc ?

Sylvie François : Je suis une Parisienne. « De souche », comme on dit maintenant : mes parents sont nés dans le XVIIIe arrondissement, de parents nés eux aussi dans le XVIIIe. C’est vous dire si on est sédentaires dans la famille ! [rires]

Mon père, qui était artisan, avait lu dans un livre de Michel Audiard, enfant du XIVe arrondissement, que « la province commence à la porte d’Orléans ».

J’ai été élevée dans cet esprit, même si j’ai un peu évolué depuis… [rires] Mais je suis une enfant de La Goutte d’Or comme Albert Simonin, né un tout petit plus au nord, de quelques centaines de mètres, disait qu’il était « un enfant de La Chapelle ». Audiard, Simonin, vous voyez que j’ai des références très françaises, « franchouillardes » même !

Pourquoi avoir créé ce groupe ?

Oui, redevenons sérieux. La Goutte d’Or, j’y habite. Quand je dis cela autour de moi, tout le monde ouvre de grands yeux comme si j’étais une extraterrestre.

Pour tout le monde, La Goutte d’Or est « le quartier des musulmans » et il paraît inconcevable qu’une Française de souche (pas convertie, je vous rassure !) y habite encore.

C’est vrai que beaucoup de gens ont fui, en grande banlieue pour la plupart, à cause du prix des loyers à Paris et à proximité.

Je reconnais m’être posée la question moi aussi, mais j’ai décidé de rester. Si on part tous, alors là oui, ça deviendra une enclave.

J’ai créé ce groupe vendredi dernier pour rassembler tous ceux qu’on surnommait hier, gentiment finalement, les « Parigots tête de veau », et qu’on appelle maintenant, de façon bien moins aimable, les « Souchiens », les « face de craie » et j’en passe, afin que nous rappelions, gentiment mais clairement, que nous sommes chez nous à La Goutte d’Or comme ailleurs.

Je ne sais plus qui disait en substance que Dieu a bien fait les choses en mettant les chrétiens au nord de la Méditerranée et les musulmans au sud.

En tant qu’agnostique, je n’ai jamais eu le sentiment d’être exclue dans une société fortement imprégnée de christianisme, bien au contraire.

Maintenant, je suis extrêmement mal à l’aise face à la progression rapide, très rapide, de l’islam en France.

A La Goutte d’Or, en tant que femme, j’ai l’impression que l’on me regarde comme si j’étais une traînée ! Et cela uniquement parce que je suis « de type européen », blonde, pas voilée et que j’essaye de m’habiller avec un minimum d’élégance ! Donc maintenant : stop !

L’association Riposte laïque avait créé un groupe, quelques jours plus tôt, sur une thématique très proche. Pourquoi avoir créé un groupe distinct ?

J’ai en effet découvert cela. Ce sont des gens que je ne connaissais pas, mais ce qu’ils font m’a l’air très bien. Je vais me rapprocher d’eux, et j’espère que nous allons très bientôt nous voir pour en parler et coordonner nos actions, ou du moins éviter de nous marcher sur les pieds.

Souhaitez-vous que des associations s’associent à cet événement ?

Si certaines associations veulent se joindre à cet événement, elles sont bien entendu les bienvenues. La seule chose que je leur demande, c’est de prendre contact avec moi, afin qu’il n’y ait aucune initiative intempestive.

C’est ce que les Identitaires ont fait par exemple, et je les en remercie, ils apportent beaucoup. D’autres organisations m’ont contactée ces derniers jours, je ne les ai pas encore vues, j’en parlerai donc plus tard.

Parce que vous comptez-vous réellement organiser cet apéro à La Goutte d’Or ?

Ah oui !

Vous ne craignez pas que ça se passe mal ?

Il n’y a aucune raison pour que cela se passe mal. Il y aura des consignes très strictes, et je crois que tout le monde les a déjà anticipées. Je tiens à rassurer tous les participants ainsi que les autorités : ce sera un apéritif festif, convivial, sans débordement d’aucune sorte.

Par exemple, ceux qui voudraient venir pour se saouler peuvent rester chez eux. Le coup de pinard, le sauciflard sur un bout de baguette font partie de la convivialité française, pas la beuverie. Et nous laisserons le lieu de cet apéro géant aussi propre en partant que nous l’aurons trouvé en arrivant, sans doute même plus propre !

Par mon expérience professionnelle, j’ai une certaine maîtrise de l’organisation de ce type d’événement. Je suis en train d’organiser cela avec des amis qui ont aussi le savoir-faire, et vous verrez que ce sera comme un pique-nique familial géant en plein cœur de Paris !

Les nappes à carreaux seront les bienvenues, les airs de bal musette, les chansons de Trénet, de Chelon, de Renaud aussi, etc. mais j’expliquerai tout cela en temps voulu sur Facebook.

Et bien sûr, ce sera un apéro pique-nique populaire.

Que les bobos ne perdent pas leur temps : ce n’est pas pour eux !


Mais les musulmans ne risquent-ils pas de considérer cet événement comme une provocation ?

Il n’y a pas de raison non plus. Ces gens-là tiennent à leur identité, ils le montrent suffisamment ! Je crois qu’ils comprendront très bien que nous tenons à la nôtre et que nous avons envie de le montrer. Je crois même que cela peut les aider à prendre conscience qu’ils doivent respecter le pays, la ville, le quartier et les gens qui les ont accueillis et qu’il y a des choses qu’ils doivent s’abstenir de faire. A commencer par occuper les rues du quartier pour y faire leurs prières !

Il faut se réapproprier La Goutte d’Or.

Je veux pouvoir à nouveau m’attabler dans un bistrot et y commander un « jambon beurre » sans qu’on me regarde comme si j’avais enfreint je ne sais trop quel Livre saint !

Pour parler clairement, cet « Apéro géant Saucisson et pinard à La Goutte d’Or ! » doit être le signe du refus par les Parisiens de la prohibition islamique. Un refus absolu, mais un refus joyeux, français en somme !

Alors où et quand ?

Vous êtes bien impatient !
Où, vous le savez, ce sera quelque part à La Goutte d’Or.
Pour ce qui est de la date et de l’heure, je les annoncerai le vendredi 4 juin sur Radio Courtoisie, qui a eu la gentillesse de m’inviter pour le Libre Journal de l’identité diffusé ce jour-là entre 12 h et 13 h 30.

Ensuite, j’espère que tous les amoureux de Paname se mobiliseront et je suis sûre que ce sera une très belle fête et un beau symbole d’espoir et de renouveau ! Mais je m’arrête, je suis déjà en train de vous en dire trop !

Propos recueillis par Bruno Larebière

Pour rejoindre le groupe « Apéro géant Saucisson et pinard à La Goutte d’Or ! », cliquer ici.


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