jeudi 3 novembre 2011





Ephéméride du 3 Novembre.

743 : Translation des restes de Saint Hubert devant l'autel de la collégiale Saint-Pierre de Liège.

C'est Floribert, évêque de Liège et successeur d'Hubert - lui-même évêque de la ville - qui procède à la cérémonie : voilà pourquoi c'est au 3 novembre qu'on célèbre Saint Hubert, et non le jour de sa mort, le 30 mai 727.

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La vision de Saint Hubert, racontée au fronton de la Chapelle Saint Hubert, à Amboise
(Paroles : La Saint Hubert.pdf )

1440 : Libération de Charles d'Orléans.

Fait prisonnier à Azincourt en 1415 et emmené en Angleterre, Charles d'Orléans (fils du frère de Charles VI, il est le père de Louis XII) est remis en liberté après vingt-cinq années de captivité.

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Charles d'Orléans recevant l'hommage. Enluminure du XVème siècle.

Ne perdant jamais espoir ni belle humeur, il nous a laissé cent deux ballades, trente et une chansons et quatre cents rondeaux....

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/charle...

« Encore est vive la souris », écrit-il dans une ballade où, sitôt libéré, il décrit ce « temps en espérance » passé en captivité :


Nouvelles ont couru en France
Par maints lieux, que j'estoye mort;
Dont avoient peu de desplaisance
Aucuns qui me hayent à tort.
Autres en ont eu desconfort,
Qui m'ayment de loyal vouloir,
Comme mes bons et vrais amis.
Si fais à toutes gens sçavoir
Qu'encore est vive la souris.
Je n'ay éu mal ne grevance,
Dieu mercy, mais suis sain et fort;
Et passe temps en esperance
Que Paix, qui trop longuement dort,
S'esveillera et par accort
A tous fera liesse avoir.
Pour ce, de Dieu soient maudis
Ceulx qui sont dolents de veoir
Qu'encore est vive la souris.
Jeunesse sur moi a puissance;
Mais Vieillesse fait son esfort
De m'avoir en sa gouvernance,
A present faillira son sort:
Je suis assez loin de son port.
De plourir vueil garder mon hoir
Loué soit Dieu de paradis
Qui m'a donné force et povoir
Qu'encore est vive la souris.

1468 : Sac de Liège.

La ville de Liège est mise à sac et rasée par les troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire, en représailles au coup de force tenté par les six cents Franchimontois dans la nuit du 29 au 30 octobre.

Ci dessous, le Perron est enlevé aux Liégeois par les hommes de Charles le Téméraire :

http://users.win.be/ws100133/perron/perron.htm

perron 1.JPG

Le Perron est un monument emblématique à Liège.

Il se dresse au centre de la place du Marché, près de l'Hôtel de Ville: il s’agit d’une colonne de pierre dressée sur un piédestal de trois marches rectangulaires. Les angles reposent sur des lions couchés. La colonne est surmontée des « Trois Grâces ». Une croix posée sur une pomme de pin domine l'ensemble.

C’est parce que ce monument symbolise le slibertés locales que Charles le Téméraire, qui met à sac la cité de Liège et lui confisque toutes ses libertés en 1468, ordonne de le démonter et le fait exposer à Bruges, pour témoigner de l'anéantissement du « Pays de Liège », coupable de s'être insurgé contre l'autorité du duc de Bourgogne.

C'est seulement en 1478, après la mort du Téméraire, que le peuple liégeois récupère son monument, et ses droits...

1793 : Olympe de Gouges est guillotinée.

Son vrai nom est Marie Gouzes. Royaliste, comme tout le monde (il n'y avait pas dix républicains en France, selon le mot de Saint Just), elle adopta l'enthousiasme des idées nouvelles au moment où, pour tout le monde, cette révolution semblait n'être que l'évolution nécéssaire dont avait rêvé, par exemple, un Mirabeau.

Mais assez vite, par la suite, révoltée et effrayée par les horreurs dont Marat, Danton, Robespierre et consorts se rendirent coupables, et lucide sur les conséquences de ce qui ne pouvait plus que déboucher sur le Totalitarisme, Marie/Olympe redevint la royaliste qu'elle avait été.

Elle eut le courage, la noblesse de coeur et la grandeur d'âme de défendre Louis XVI et de rédiger des pamphlets contre Marat et Robespierre. Mais les conventionnels lui interdisirent d'aider concrètement Malesherbes à défendre le Roi, au cours de son procès.

Un tel courage ne pouvait bien sûr pas rester impuni : Robespierre la fit guillotiner le 3 novembre 1793, trois semaines après Marie Antoinette, à qui elle avait crânement adressé le préambule de sa "Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyennne".

Il est attesté qu'elle monta à l'échafaud en faisant preuve d'un grand courage et d'une grande sérénité, illustrant le naufrage des Lumières dans la Terreur....

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Gravure d'époque

1901 : Naissance d'André Malraux :

http://www.malraux.org/ .

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