Ephéméride du 1er Septembre.
1250 : Ouverture du collège de Robert de Sorbon, la future Sorbonne.
Robert (né à Sorbon en 1201, mort à Paris en 1274), théologien, fut le chapelain de Saint Louis. Il fonda en 1257, pour les clercs et les étudiants en théologie le collège qui, aujourd'hui encore, porte son nom (rue Coupe Gueule, cela ne s'invente pas !.....).
http://www.paris-pittoresque.com/monuments/21.htm

La Sorbonne, dont il fut le premier proviseur, devait permettre aux écoliers pauvres d'avoir accès à l'enseignement. Centre d'études théologiques, c'était aussi un tribunal ecclésiastique et, à cet égard, la plus haute autorité religieuse du monde chrétien après le Pape. En 1808, les bâtiments de la Sorbonne furent donnés à l'Université.
1557: Mort de Jacques Cartier.
1715 : Mort de Louis XIV.
Après soixante-douze ans de règne et à quatre jours de son soixante-dix-septième anniversaire, Louis XIV meurt au château de Versailles. Son corps sera exposé pendant neuf jours, puis transporté solennellement à la basilique Saint-Denis. Louis XV, son arrière petit-fils, n'est âgé que de cinq ans.....

De Jacques Bainville, Histoire de France, chapitre XIII, Louis XIV:
"Le long règne de Louis XIV - plus d'un demi-siècle -, qui ne commence vraiment qu'à la mort de Mazarin, a un trait principal dominant : une tranquillité complète à l'intérieur. Désormais, et jusqu'à 1789, c'est-à-dire pendant cent trente années, quatre générations humaines, c'en sera fini de ces troubles, de ces séditions, de ces guerres civiles dont le retour incessant désole jusque-là notre histoire. Ce calme prolongé joint à l'absence des invasions, rend compte du haut degré de civilisation et de richesse, auquel la France parvint. L'ordre au-dedans, la sécurité au-dehors - ce sont les conditions idéales de la prospérité. La France en a remercié celui qu'elle appela le grand roi par une sorte d'adoration qui a duré longtemps après lui. Voltaire, avec son Siècle de Louis XIV, est dans le même état d'esprit que les contemporains des années qui suivirent 1660. Il souligne, comme le fait qui l'a le plus frappé et qui est aussi le plus frappant : « Tout fut tranquille sous son règne. » Le soleil de Louis XIV illuminera le règne de Louis XV. Et ce n'est que plus tard encore, après quinze ans du règne de Louis XVI, que le charme sera rompu, que nous
Avec Louis XIV, le roi règne et gouverne. La monarchie est autoritaire. C'est ce que souhaitent les Français. Puisqu'ils ne veulent ni des Ligues, ni des Frondes, ni du « ministériat », le gouvernement personnel du roi est l'unique solution. Dès que l'idée du jeune souverain fut comprise, elle fut populaire, elle fut acclamée. De là ce concert de louanges que la littérature nous a transmis, cet enthousiasme, qui étonne quelquefois, chez les esprits les plus libres et les plus fiers, et qu'on prend à tort pour de la flatterie. La France, comme sous Henri IV, s'épanouit de bonheur dans cette réaction. Sous toutes les formes, dans tous les domaines, elle aima, elle exalta l'ordre et ce qui assure l'ordre : l'autorité. Du comédien Molière à l'évêque Bossuet, il n'y eut qu'une voix. C'est ainsi que, dans cette seconde partie du dix-septième siècle, la monarchie eut un prestige qu'elle n'avait jamais atteint.
L'originalité de Louis XIV est d'avoir raisonné son cas et compris comme pas un les circonstances dans lesquelles son règne s'était ouvert et qui lui donnaient en France un crédit illimité. Il l'a dit, dans ses Mémoires pour l'instruction du Dauphin, en homme qui avait vu beaucoup de choses, la Fronde, les révolutions d'Angleterre et de Hollande : il y a des périodes où des « accidents extraordinaires » font sentir aux peuples l'utilité du commandement. « Tant que tout prospère dans un État, on peut oublier les biens infinis que produit la royauté et envier seulement ceux qu'elle possède : l'homme, naturellement ambitieux et orgueilleux, ne trouve jamais en lui-même pourquoi un autre lui doit commander jusqu'à ce que son besoin propre le lui fasse sentir. Mais ce besoin même, aussitôt qu'il a un remède constant et réglé, la coutume le lui rend insensible. » Ainsi Louis XIV avait prévu que le mouvement qui rendait la monarchie plus puissante qu'elle n'avait jamais été ne serait pas éternel, que des temps reviendraient où le besoin de liberté serait le plus fort. Désirée en 1661 pour sa bienfaisance, l'autorité apparaîtrait comme une tyrannie en 1789 : déjà, sur la fin de son règne, Louis XIV a pu s'apercevoir que la France se lassait de ce qu'elle avait appelé et salué avec enthousiasme et reconnaissance. Il avait prévu cette fatigue, annoncé ce retour du pendule, et, par là, il a été meilleur connaisseur des hommes que ceux qui prétendent qu'il a donné à la monarchie le germe de la mort en concentrant le pouvoir."
1796 : Revente de l'Abbaye de Leffe.
Après avoir été mise à sac par des révolutionnaires quelques années plus tôt, l’Abbaye de Leffe est déclarée bien national pour être revendue. Occupée depuis le XIIème siècle par des pères Norbertins, le rachat d’une brasserie était attestée depuis mars 1240.
Après une période chaotique de plus de 150 ans, la brasserie reprendra son activité pour connaître la célébrité dans le milieu du XXème siècle :
http://www.abbaye-de-leffe.be/
1929 : Apparition du Commissaire Maigret.
Georges Simenon donne naissance au Commissaire Jules Maigret dans "Pietr-le-Letton", qu’il signe de son vrai nom :
Les enquêtes du commissaire se déroulent au cœur de la France des années 1930, jusqu’à la période des années 1960.
Pour Bruno Crémer, aucun doute: grand admirateur de Dostoïevski, Simenon s'est inspiré du personnage de Porphyre Pétrovitch, dans Crime et Châtiment. Enquêteur calme et perspicace, grand connaisseur du genre humain, Pétrovitch cherche à comprendre les criminels, plus qu'à les condamner....
1949 : Fondation d’Emmaüs.
L’abbé Pierre recueille Georges Legay dans son auberge de Neuilly-Plaisance. Il sera le premier Compagnon d’Emmaüs, et celui avec qui il organisera le mouvement.
Rapidement, plusieurs compagnons y prendront part et auront l’idée de récupérer des objets usés pour les revendre. Les fonds serviront alors à la construction d’abris provisoires.
1970: Mort de François Mauriac :
Photographié par Henri Cartier-Bresson, 1952
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