Ephéméride du 19 Mars.
1315 : Louis X, le Hutin, octroye la Charte aux Normands.
Ci dessous, "Le grand coutumier de Normandie. Charte aux normands donnée en 1314 par Louis X le Hutin" artiste Anonyme (14e siècle).
Symbole du particularisme normand, la Charte aux Normands octroyée le 19 mars 1315 par le roi de France Louis X le Hutin , confirmée par Philippe de Valois en 1339, bien qu’abolie par Louis XIV, continuera de figurer au titre des ordonnances royales jusqu’à la révolution française de 1789. Cette charte, sans équivalence dans la France de cette époque et aux valeurs quasi constitutionnelles, conférait à la Normandie une large autonomie vis à vis du pouvoir royal en matière fiscale, judiciaire et militaire.
La Charte aux Normands, qui figure en préambule du Grand Coutumier de Normandie (détail ci dessous), manuscrit sur parchemin datant de la fin du 15ème siècle conservé aux Archives départementales de Seine-Maritime, est la première et la plus originale des chartes provinciales octroyées par la royauté. Elle est exceptionnelle à la fois par son caractère contractuel et sa persistance dans le temps.
Ces libéralités, concédées à une Normandie "recouvrée" de fraîche date, en fait conquise par la force des armes et fatiguée des conflits opposant couronnes de France et d’Angleterre, mettent en évidence qu’elle n’est, à cette époque, ni intégrée, ni soumise. Il en sera ainsi durant de longues années. De la Guerre de Cent Ans, dont la Normandie sera un des enjeux majeurs mais aussi la principale victime , jusque sous le règne du roi Louis XIV, les Normands n’auront de cesse, de contester et s’opposer au pouvoir royal et de brandir la Charte aux Normands pour faire valoir leurs droits et marquer leurs différences.
Violée à de multiples reprises, à chaque fois reconduite et confirmée, la Charte aux Normands, qui ne compte pas moins de 24 chapitres ou alinéas, régira cependant la vie quotidienne en Normandie pendant plus de quatre cent ans. Cinq articles suffisent, à eux seuls, à mettre en lumière la spécificité et l’intérêt de ce document historique, à commencer par les alinéas 3 et 4 qui limitent les droits du roi dans le domaine militaire. La seule obligation faite aux Normands se borne, dorénavant, à l’accomplissement d’une période aux armées ne pouvant excéder quarante jours et à la fourniture d’un contingent de sergents.
Les alinéas 17 et 21 sont, pour leur part, la reconnaissance officielle d’un droit ancestral. Seule la coutume a désormais droit de cité en Normandie. Les causes et affaires normandes ne peuvent être jugées qu’en Normandie, sans autre droit de regard ni d’appel que celui de l’Echiquier de Normandie. Enfin, antépénultième article, l’alinéa 22 met, quant à lui, la province à l’abri de l’arbitraire royal en matière fiscale ; le roi s’engageant à ne plus lever d’impôts nouveaux en Normandie sauf en cas de "grande nécessité" .
Bien que cette Charte batte passablement en brèche son autorité, Louis X honorera sa parole et veillera à ce qu’elle soit appliquée dans son intégralité. C’est ainsi qu’il en confirmera tous les termes, en juillet 1315, quand il apprendra de la bouche de barons normands, venus le rejoindre à Crécy, que cette dernière n’est pas encore entrée pleinement en application.
1563 : L'Edit d'Amboise publié par Catherine de Médicis reconnaît provisoirement aux protestants la liberté de conscience, ainsi qu'une liberté de culte limitée à leurs demeures et à une seule ville par territoire, à l'exception de Paris.
1783 : Louis XVI fonde l'Ecole des Mines :
http://www.ensmp.fr/Accueil/ .
1859 : Première représentation à Paris du Faust de Gounod.
http://www.charles-gounod.com/oeuvres/operas/faust.htm
1900 : Naissance de Frédéric Joliot Curie, Prix Nobel de Chimie 1935 avec Irène Joliot Curie.
Ci dessous, le couple dans son laboratoire.
http://www.clg-joliot-curie-aubiere.ac-clermont.fr/I.F.JO...
1987 : Mort de Louis de Broglie, Prix Nobel de Physique 1929.
http://www.canalacademie.com/ida957-Louis-de-Broglie.html
Le prince Louis de Broglie fut élu à l’Académie française le 12 octobre 1944 dans des circonstances singulières. En effet, le minimum de 20 votants exigé par le règlement ne put être atteint compte tenu des décès, emprisonnements et autres absences liées à la guerre. Il n’y eut donc, fait exceptionnel, que 17 académiciens pour l'élire ce jour-là, à l’unanimité, au fauteuil d’Émile Picard. Son entrée sous la coupole fut l’une des plus émouvantes, car il y fut reçu par son propre frère, le duc Maurice de Broglie, le 31 mai 1945, ce qui ne s’était jamais vu depuis trois cents ans.





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