Ephéméride du 25 Février.
1429 : Jeanne d'Arc rencontre le Dauphin à Chinon.
Depuis Azincourt et le traité de Troyes de 1420, « il y a grande pitié au Royaume de France » qui subit la guerre de Cent ans et une double monarchie, au profit de l’Angleterre.
Jeanne arrive à Chinon (ci dessous) pour rencontrer le futur Charles VII, qui consent à la recevoir le 25 février, mais la met à l’épreuve en se déguisant et en se cachant dans le groupe des courtisans, tandis qu'un autre a pris sa place. Guidée par ses conseils, Jeanne se dirige tout droit vers lui et lui annonce que sa mission est de « bouter les Anglais hors de France » et de le faire sacrer et couronner à Reims, comme légitime Roi de France.
«...En nom Dieu, je sais bien que c’est vous et non un autre qui êtes le Roi, Gentil Dauphin... J'ai nom Jehanne la Pucelle et vous mande par moi le Roi des Cieux que vous serez sacré et couronné à Reims et que vous serez lieutenant du Roi des Cieux qui est roi de France...
«....Eh bien, je te dis, de la part de Messire, tu es le vrai héritier de France et fils du roi, et Il m'envoie pour te conduire à Reims y recevoir ton Sacre et la couronne, si tu le veux !...»
On mesurera bien l'importance du rôle de Jeanne si l'on se replonge dans l'ambiance et les réalites de l'époque, pour le futur Charles VII, qui n'était alors que le petit roi de Bourges.
De Jacques Bainville, Histoire de France, chapitre VI, La guerre de cent ans et les révolutions de Paris.....
"...De 1422 à 1429, l'héritier de la couronne de France, proscrit, dénué de ressources, reconnu par un petit groupe de fidèles seulement, erre dans les parties de son royaume qui ne sont pas occupées par les Anglais. Encore le vrai roi n'y a-t-il guère d'autorité. Il est le « roi de Bourges » où il réside ordinairement. Cette chétive royauté est bien nominale. Charles VII ne peut même pas lever de soldats. Il n'a avec lui que quelques bandes d'Armagnacs, quelques Écossais qu'il paie quand par hasard il a de l'argent. Charles VII, qui ne peut aller à Reims occupé par les Anglais, n'est que le dauphin. Il n'est qu'un prétendant. Ses droits sont contestés. Sa naissance l'est elle-même.
Comment peut-on être sévère pour les hésitations et les faiblesses de ce malheureux jeune homme de vingt ans, si mal préparé à la tâche (il était le quatrième fils du roi fou), si mal soutenu par un pays démoralisé, si mal entouré que ses conseillers se querellaient entre eux, comme il arrive dans les affaires qui ne vont pas bien et où l'on s'aigrit. Charles VII tenta ce qu'il put : une réconciliation avec le duc de Bourgogne, qui échoua; un mariage, qui réussit, avec la fille du duc d'Anjou. Il avait le sentiment d'un rôle national à remplir, seul moyen de retrouver sa couronne. Les ressources matérielles lui manquaient autant que le ressort moral et toutes ses petites entreprises militaires étaient vouées à l'échec.
Devant l'Angleterre victorieuse, devant la puissante maison de Bourgogne, le roi de Bourges se sentait écrasé. Le régent anglais, le duc de Bedford, avait entrepris la soumission méthodique de la France. Orléans assiégé était sur le point de succomber après une belle et longue défense, après quoi les Anglais eussent été les maîtres de l'Ouest et du Centre. La cause de Charles VII semblait perdue. Il songeait à se retirer dans le Dauphiné. D'autres lui conseillaient de quitter la France......"
1796 : Jean-Nicolas Stofflet est fusillé à Angers :
1841 : Naissance d'Auguste Renoir:
http://www.impressionniste.net/renoir.htm
http://renoir.chez.com/oeuvre1.htm
Ci dessous, Jules Lecoeur et ses chiens en forêt de Fontainebleau (Sao Paulo).






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