Messes pour Louis XVI 2012....
Les Messes pour Louis XVI ne doivent pas être de pure commémoration.....
Les Messes pour Louis XVI, dites partout en France, et même à l'étranger, depuis son exécution, ne doivent pas être de pure commémoration. Elles doivent aussi, elles doivent surtout, pour aujourd'hui, nourrir le processus de dérévolution dont la France a besoin pour renouer avec son Histoire, se replacer dans le droit fil de sa trajectoire historique et, s'il se peut, reprendre, un jour, sa marche en avant.
Pendant bien des années, en effet, tous les 21 janvier, les Messes pour Louis XVI étaient, essentiellement, commémoratives.
Les dernières de cette longue série, que l’Action française était presque seule à maintenir, ne réunissaient plus, du moins en province, malgré une fidélité admirable des participants, que peu de monde; elles étaient plutôt tristes; souvent, le célébrant ne disait pas un mot du roi Louis XVI; ces Messes avaient un air de naufrage du grand souvenir qui les motivait.
Les choses ont bien changé depuis déjà quelques années.
Il nous semble qu'elles ont basculé, pour un certain nombre de raisons assez identifiables, autour des années 1987, 1989 et 1993 ...
1987, c'était le millénaire capétien où le comte de Paris eût l'heureuse initiative de titrer, avec solennité, ses petits-fils Jean et Eudes, ducs de Vendôme et d'Angoulême ; de désigner le prince Jean comme devant reprendre le flambeau de la Famille de France, de la tradition royale. Par là, il semble qu'il rouvrait à l'espérance monarchique un horizon nouveau ...
1989, ce fut l'échec patent des commémorations de la Révolution.
1993, deuxième centenaire de l'exécution de Louis XVI, ce fut, grâce à l'action de quelques uns (Jean Raspail, Marcel Jullian, Jean-Marc Varaut ...) l'occasion d'un procès en règle de la Révolution, de ses horreurs, de l’exécution du Roi et de la Reine, du martyre de Louis XVII, de la Terreur, du génocide vendéen ...
Quelques uns encore (Jean-Marc Varaut, Alain Besançon, Jean-François Mattéi) ont développé l’idée que cette révolution était la matrice des horreurs révolutionnaires et totalitaires qui ont marqué tout le XXème siècle. Ainsi, le rejet de la Révolution commençait à s’inscrire dans notre modernité. Et aboutissait, de facto, à la remettre en cause.
Au cours des années qui ont suivi, la redécouverte progressive de notre histoire monarchique par un certain nombre d’intellectuels, mais aussi dans la presse, les médias, et, finalement, une frange non négligeable de l’opinion française, s’est faite, de plus en plus, de façon non plus négative, mais positive.
De fait, notre hypothèse étant qu’un certain basculement de ce que Barrès nommait « les puissances du sentiment » s’est produit, en France, à partir de 1987 jusqu’à aujourd’hui, l’on ne peut plus parler ni de la Révolution ni de notre passé monarchique, après, comme on en parlait avant…
Ce n’est sûrement pas une coïncidence, si, simultanément, dans toute la France, les Messes du 21 janvier ont pris, de façon a priori surprenante, un nouveau visage. Les assistances sont devenues nombreuses, ferventes, priantes ; les prêtres sont devenus sensibles à l’exemplarité du Roi et de la Reine, au sort indigne infligé à Louis XVII, aux conséquences sociales, politiques et, même, religieuses de la Révolution. Ces Messes ont cessé d’être des Messes d’enterrement. Elles ont retrouvé un sens. La liturgie y est, souvent, redevenue très belle et la présence des Princes, à Paris, comme en Province, donne à ce qu’elles commémorent une incarnation qui pourrait être utile au temps présent.
C’est ainsi que les Messes pour Louis XVI contribuent symboliquement et performativement à ce que nous appelons le processus de dérévolution. Processus dont la France a besoin pour rompre le cycle schizophrène qui, depuis deux siècles, l’a coupée d’elle-même.
Nous avons la chance historique – pour la première fois depuis fort longtemps – que les Princes de la Maison de France, y soient, à titre éminent, partie prenante.
Si nous savons contribuer à activer et amplifier ce processus, tout simplement, nous serons utiles, non à notre propre plaisir, mais à notre Pays.
Nous publierons ici la liste de toutes celles dont nous aurons connaissance....
* VENDREDI 20 JANVIER :
* SAMEDI 21 JANVIER :
* Paris : - 12h, le Cercle de l’Oeillet Blanc vous invite à participer à la messe qui sera célébrée en l’église Saint–Germain–l’Auxerrois à la mémoire de la mort du Roi Louis XVI. Monseigneur Ravel, Evêque aux Armées, officiera....
- 11h, Paroisse Saint Eugène-Sainte Cécile, 4 rue du Conservatoire, 75009.
* Béziers : 18h30, Chapelle des Pénitents, rue du 4 Septembre.
* Bordeaux : à 19h, en l'église Saint Bruno.
* Fabrègues : Prieuré Saint François de Sales, 1 rue Neuve des Horts.
* Marseille : 19h, Basilique du Sacré-Coeur, 81 Avenue du Prado (8ème - Métro : Castellane ou Périer).
* Montpellier : 18h, Chapelle des Pénitents bleus, rue des étuves.
* Nantes : 9h30, à Saint Clément. 12H15 dépôt de gerbe à la statue Louis XVI.
* Nîmes : 11h, Eglise Sainte Perpétue.
* Val-de-Marne : 11h00, en l'église Saint-André, 22, avenue de Verdun, 94410 Saint Maurice (Métro : Charenton-Ecoles – ligne 8). Puis, Banquet présidé par Pierre Bernard, député maire honoraire et président de l’Alliance royale, à midi, dans la salle paroissiale. Participation au frais : 15 euros. Contact : dominique-hamel@wanadoo.fr
* DIMANCHE 22 JANVIER :
* Nancy : à 9h25, Eglise Saint-Pierre, Avenue de Lattre de Tassigny. Suivie par la Fête des Rois de l'U.S.R.L. et de La Lorraine Royaliste, Taverne de Maître Kanter, rue Raymond Poincaré, Nancy. Avec Paul Luporsi, Philippe Schneider et Patrick Brousse, qui présentera son livre, Le diable se fait moine.
* Nice : 9 h, Monastère des Clarisses, 30 Avenue Sainte Colette.
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