lundi 2 janvier 2012

Trafic de drogue : une saisie effectuée à Roubaix

(…) À la cité Bassens (15e), les guetteurs sont en permanence à l’entrée qui crient « Araa », le fameux cri de guerre destiné à désigner l’arrivée de la police ou de quelque intrus sur le territoire sanctifié de la cité.

À La Busserine (14e) ou à La Castellane (16e), les trafics de stups génèrent 20 000 de chiffre d’affaires quotidien, aux Micocouliers (14e) 30 000 . Les dealers ont tout prévu. Même le petit geste commercial, le briquet ou le papier à rouler qui va fidéliser le bon client.

Quant au kilo de cocaïne, pur à 80 ou 90 %, il est acheté environ 38 000 , mais coupé et recoupé 2 à 3 fois et revendu. Chiffre d’affaires : 90 000 à 100 000 . Près de trois fois le prix. (…)

Jusqu’à 9 000 € chacun de revenu mensuel

Il y a un mois et demi, à la cité de La Visitation, un véritable réseau, en forme de « drive in » des stups, a été démantelé par la police judiciaire (lire ici). Quelques secondes d’arrêt en voiture et l’on était servi. Et bien servi. Un réseau sacrément structuré. L’un de ses animateurs avait la vilaine manie de tout noter. En scribe scrupuleux, comme le rapporte « Le Figaro », il n’a rien oublié. Ni le revenu des quatre « nourrices », – celles qui gardent la drogue contre commission – 19 000 par mois à partager, soit près de 5 000 de revenu par tête de nourrice bien nourrie ! Le coût de fonctionnement du réseau ? 50 000 par mois.

Le « guetteur maternelle » – l’école étant un des points du guet – gagnait lui 4 800 par mois.

Un petit commerce géré comme une grande entreprise, qui rapportait plus de 110 000 de bénéfices mensuels. Le prix du kilo de haschisch, acheté en Espagne, était fixé à 2 250 . Le « spé », un produit synthétique, rapportait 60 000 par mois. Le vendeur et le gérant encaissaient jusqu’à 9 000 chacun de revenu mensuel. De quoi faire pâlir les chefs d’entreprise les plus performants. (…)

Source : La Provence,

(defrancisation.com)

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