ON PREND LES MEMES... MAIS EN PIRE (POLITIQUEMENT INCORRECT)
posté le vendredi 04 mai 2007
Malgré les promesse de renouveau, de changement, de France d'après, il n'y a pas beaucoup d'imagination à avoir pour savoir ce que cache "tout devient possible"....
Possible de garder Alliot-Marie, Borloo, Fillon, Hortefeu, Robien ? Oui c'est possible. Plus on a trahi Chirac et Bayrou, plus on a de chance d'être ministre !!!
Et Bégag ? Ca non, Sarkozy l'a menacé de "lui casser la gueule" (très chic pour un type qui veut être président).
Et Besson, c'est possible ? Oui, les traitres, les menteurs et les faux cul on adore ça l'UMP !
Ségolène Royal propose un gouvernement d'ouverture, dirigé par Dominique Strauss-Khan, avec de nouvelles têtes plus jeunes et choisies pour leur compétance et non sur leur aptitude à la trahison ou au mensonge... Le vrai changement quoi...
Passons en revue le glorieux bilan et les formidables nouveautés du gouvernement hypothétique de Sarkozy...
Alliot-Marie (la "femme" (???) qui ne change pas d'avis (re ???)) :
parcours : ex-ministre de la Défense au parcours insignifiant, elle change souvent de pantalon mais aussi d'idées... Elle trouvait Sarkozy nul et voulait se présenter contre lui. Mais elle a perdu cette guerre là ! On est bien défendu ! Elle laissera de son passage à la Défense le souvenir brouillon d'un énorme (et couteux) cafouillage concernant le dernier voyage (aller et retour) d'un Clémenceau en fin de vie.
projet : être ministre de la Défense comme d'autres veulent être califes... Tout ça pour continuer à porter la culotte ! Mais tout autre ministère lui conviendrait... puisqu'elle n'est spécialiste de rien.
Brice Hortefeu (à l'Intérieur ?) :
parcours : Brice Hortefeux est un fidèle de Nicolas Sarkozy. Témoin de son premier mariage, parrain de l’un de ses fils, il fait partie, pour ainsi dire, de la famille Sarkozy.
Fils d’un banquier de Neuilly, mais parachuté dans le Puy-de-Dôme dans les années 1980, il s’y est imposé avec le soutien de Nicolas Sarkozy comme l’homme fort de l’UMP local.
Pourtant, Brice Hortefeux est avant tout l’homme d’appareil de Nicolas Sarkozy, de ceux qu’il faut garder au chaud. Simple administrateur territorial, il est bombardé préfet après son passage au cabinet de Sarkozy en 1995. La décision a provoqué des remous dans l’administration préfectorale.
projet : mettre en oeuvre le projet ultra sécuritaire de Sarkozy. Une sorte de Pasqua... mais plus à droite...
Christian Estrosi (aux sports ?) :
parcours : Ancien champion de moto et pur produit de la droite niçoise, il est le grand espoir de l’équipe municipale dirigée par Jacques Médecin, il devra à sa fidélité à l’ancien maire de Nice alors en fuite en Uruguay, une longue traversée du désert politique et médiatique. Contraint et forcé, Christian Estrosi opte alors pour l’exil marseillais et le conseil régional sous la protection de Jean-Claude Gaudin. C’est auprès de ce dernier qu’il milite ouvertement en 1998, au lendemain des élections régionales, pour une alliance avec les élus du Front National.
Lors du débat sur le Pacte Civil de Solidarité (PACS) en 1999, il déclare que “tous ces milliards devraient plutôt aller aux familles qui construisent la France”. Lors de l’examen de la loi Guigou en 1998, il interpelle la ministre en ces termes : “Quand vous supprimez l’AGED [Allocation de Garde d’Enfant à Domicile] pour certaines familles, [...] ne s’agit-il pas de faire des réserves contre les familles françaises au bénéfice des futures familles immigrées ?”. Bref, un pur produit de la “droite décomplexée” chère à Nicolas Sarkozy...
projet : rester un fidèle de Sarkozy, dont on dit même qu'il serait son clône... l'intelligence en moins... Il défendra et représentera les visions droitières "décomplexées" de Sarko, ce qui sera en pafait accord avec électorat des Alpes-Maritimes... Très droitier... Extrêmement droitier, même !
Patrick Devedjian (le quasi sectaire) :
parcours : Ministre délégué aux Libertés locales auprès du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy en 2002, il a ensuite été « remercié » à l’arrivée de Dominique de Villepin à la tête du gouvernement, victime selon son entourage de son étiquette trop ouvertement « sarkozyste ».
Comme Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian a lui aussi son fief dans les Hauts-de-Seine : Antony. L'ex-avocat de Charles Pasqua y est chez lui.
Patrick Devedjian a connu une jeunesse militante engagée et agitée. Il milite, en effet, entre 1963 et 1967 au sein d’Occident, un groupuscule d’extrême-droite réputé pour son radicalisme et sa violence. Entré à Occident par « instinct patriotique », il y professe comme ses amis de l’époque (Madelin, Goasguen ou Longuet) des thèses résolument nationalistes, xénophobes et soutient tous les régimes totalitaires de l’époque. Chapeau !
De cette période, il conserve, « une sorte d’élitisme, cette assez haute idée de soi partagée par nombre des anciens d’Occident, qui se prenaient pour une nouvelle aristocratie » et « un côté dur : à Antony, il n’a jamais célébré lui-même le 19 mars 1962 et refuse encore les subventions au Secours populaire ».
projets : appliquer au pays les bonnes recettes prônées par "Occident", mais sous des airs de notable respectable d'une banlieue bourgeoise respectée.
Francois Fillon (premier ministre ?) :
parcours : En matière de tergiversations, étrange itinéraire politique que celui de François Fillon ces quinze dernières années...
Longtemps premier lieutenant de Philippe Séguin, alors incarnation d’un gaullisme social en butte aux tenants d’un libéralisme décomplexé, il entre ensuite, après une carrière élective sans accroc dans la Sarthe, dans le cercle fermé des proches de Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle de 1995 et, plus encore, à son entrée comme numéro 3 dans le gouvernement Raffarin en 2002.
Deux ans plus tard, après avoir été battu lors des élections régionales de 2004 et écarté du gouvernement Villepin, il change une nouvelle fois de casaque pour devenir conseiller politique de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP. Renvoi d’ascenseur oblige, il est élu sénateur de la Sarthe en septembre 2005.
Depuis son éviction gouvernementale, François Fillon ne tarit pas d’éloges sur son nouveau “patron” au point d’en devenir l’un des principaux thuriféraires dans les médias. Le temps paraît loin où, chiraquien pur sucre, il se déclarait “extrêmement choqué de voir que deux ans après l’élection présidentielle un nouveau débat est ouvert sur la prochaine échéance” et ironisait sur un ministre de l’Intérieur qui pensait à l’élection présidentielle en se rasant. C’était le 7 décembre 2003, autant dire une éternité...
son projet : poursuivre au gré des vents favorables son parcours de girouette...
Et Rachida Da(r)ty ???
Elle continuera sans doute à assurer le service après-vente...
Joli gouvernement, non ?
La photo : Brice Hortefeu (au milieu !!!) pourrait succéder à Pasqua et Sarkozy à l'Intérieur... mais en pire... Est-ce possible ? Oui, regardez Le Pen par exemple...
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