Ephéméride du 19 Mai.
804 : Mort d'Alcuin.
Originaire d'York, en Angleterre, appelé à sa cour par Charlemagne, il fut l'un des principaux artisans de la Renaissance carolingienne.
L'un des principaux services qu'il ait rendu fut de restituer les textes anciens dans leur authenticité, et de les débarasser des erreurs et rajouts qui en obscurcissaient le sens. C'est dans cet esprit qu'il fit réaliser réaliser la célèbre Bible, dite Bible d'Alcuin (ci dessous : le Christ en majesté, entouré des symboles des quatre évangélistes).
Mais, s'il fut l'un des esprits les plus brillants de son temps, Alcuin n'était bien sûr pas le seul moteur de cette extraordinaire renaissance. D'autres intellectuels, comme lui, et venus aussi, comme lui, de toutes les parties de l'Europe, oeuvraient à la même tâche. François Guizot, dans ses Cours d'histoire moderne, l'a bien montré :
"Alcuin n’était pas français....Charlemagne avait pris grand soin d’attirer dans ses États les hommes distingués étrangers, et, parmi ceux qui l’aidèrent à seconder, dans la Gaule Franque, le développement intellectuel, plusieurs étaient venus du dehors. Charlemagne faisait même davantage. On voit, au XVIIe siècle, Louis XIV, non content de protéger les lettres dans son royaume, leur adresser, dans toute l’Europe, ses encouragements et ses faveurs ; Colbert écrit à des savants allemands, hollandais, italiens, pour leur annoncer, de la part du roi, des gratifications, des pensions qui s’élèvent même jusqu’à 3,000 livres. Des faits analogues se rencontrent sous Charlemagne ; non seulement il s’efforçait d’attirer dans ses États les hommes distingués, mais il les protégeait et les encourageait partout où il les découvrait..."
1303 : Mort d’Yves Hélory de Kermartin, Saint Yves, patron des avocats et, avec sainte Anne, l'un des deux patrons de la Bretagne.
http://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/Saint-Yves-de-T...
Le Pardon de Tréguier a lieu en son honneur, chaque troisième dimanche de mai :
1364 : Sacre de Charles V.
Son idée elle n'est pas difficile à saisir. La France ne peut pas se résigner au traité de Brétigny ou bien elle renonce à vivre. Il faut que l'Anglais sorte du royaume ou bien il finira par en devenir le maître. Pour le chasser, deux conditions nécessaires : une armée d'abord, une marine ensuite. D'armée, Charles V n'en a pas. Il est si loin d'en avoir une que son célèbre et fidèle connétable, Du Guesclin, n'a été d'abord que le capitaine d'une de ces bandes qui guerroient un peu partout. Le roi s'attache Du Guesclin, rallie par lui quelques-unes des grandes compagnies, en forme peu à peu des troupes régulières. Les Navarrais, toujours poussés en avant par l'Angleterre, sont battus à Cocherel : petite victoire, grandes conséquences.
Le roi de Navarre comprend qu'il n'a plus rien à espérer, que l'ordre revient que le temps des troubles est fini. Charles le Sage transige avec Charles le Mauvais, en attendant mieux. Il transige partout, selon sa maxime qu'il faut savoir céder aux gens pervers. Il transige même avec les aventuriers irréductibles des grandes compagnies. Du Guesclin, par un trait de génie, conduit les réfractaires en Espagne, à la solde d'Henri de Transtamare, pour combattre Pierre le Cruel soutenu par les Anglais. Après des péripéties nombreuses Henri de Transtamare l'emportera et sera un utile allié de la France.
Pour libérer le territoire, il n'y avait qu'un moyen et Charles V, sage et savant homme de la réflexion et des livres, le comprit. C'était que l'Anglais ne fût plus maître de la mer. Dès que les communications entre l'île et le continent cesseraient d'être assurées, les armées anglaises, dans un pays hostile et qui supportait mal leur domination, seraient perdues. Créer une marine : œuvre de longue haleine, qui veut de la suite, de l'argent, et il a toujours été difficile d'intéresser le Français terrien aux choses de la mer. Charles V prépara de loin notre renaissance maritime et comptait, en attendant, sur la flotte de ses alliés d'Espagne...."
1643 : Victoire de Rocroi.
Lors de la Guerre de Trente ans(1618-1648), les Français remportent une victoire décisive sur les Espagnols à Rocroi, dans les Ardennes. Le chef de l'armée française, le duc d'Enghien, 22 ans, bientôt surnommé le Grand Condé, révèle ici tout son génie militaire, en écrasant cette redoutable infanterie espagnole dont parle Victor Hugo.
Cette victoire marque le retour de la France sur la scène internationale après un siècle de défaites et de guerres civiles.
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=16430...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire