Riposte Laique
Numero 173
Vive les référendums suisses, nous aussi on veut voter...
lundi 29 novembre 2010
Les fins novembre se suivent et se ressemblent chez nos amis Suisses. Le 29 novembre 2009, ils faisaient la une de l’actualité, en votant massivement pour l’arrêt de la construction des minarets. Un an plus tard, ces mêmes électeurs, bravant encore la bien-pensance, persistent et signent, en votant le texte de l’Union Démocratique du Centre (UDC), permettant d’expulser une personne de nationalité étrangère violant la loi du pays.
Rappelons-nous les cris entendus après le vote sur les minarets. Le Libération de Joffrin avait titré "Le vote de la honte". Cohn-Bendit, hystérique, réclamait des sanctions contre la Suisse, comparait leur vote à celui des Allemands ayant amené Hitler au pouvoir. Il encourageait les émirs gavés de pétro-dollars à retirer leur argent des coffres helvétiques. Caroline Fourest, appelée à la rescousse par la bien-pensance - pour le plus grand plaisir de Tariq Ramadan - avait tenté d’expliquer, avant le vote, aux Suisses, que les minarets avaient la même symbolique que les clochers d’églises ! Dépitée par sa défaite, elle les traitera de talibans après le scrutin !
Cette fois, nous sommes presque frustrés. Certes, Sopo, égal à lui-même, glapit : "La Suisse, sous l’impulsion une fois de plus de la très xénophobe UDC, montre une fois de plus un visage haineux". On attendait mieux ! Le seul à la hauteur sera le journaliste Claude Askolovitch, qui, sur un plateau de télévision, a qualifié le peuple suisse de "salaud collectif". Cela c’est envoyé, coco, cela c’est de l’anti-racisme de compétition !
Depuis plusieurs années, tous les référendums s’avèrent des pieds de nez du peuple face aux élites mondialisées. En 2005, les Français, puis les Hollandais, voteront "non" au fameux Traité constitutionnel européen (TCE), malgré le rouleau compresseur médiatique. Quelques années plus tard, les Irlandais les imiteront.
Nous n’avons pas oublié cet aveu extraordinaire de Dominique Strauss-Kahn, après la déroute des partisans du "oui". "Dans cette affaire, nous avons fait le connerie de demander un référendum... Et Chirac a fait la connerie d’accepter". Nous n’avons pas oublié l’édito haineux de Serge July, au lendemain de la victoire du "non", et pas davantage le titre haineux de son successeur, Laurent Joffrin, au lendemain du vote suisse.
29 AVRIL 2005 : LES FRANCAIS S’EXPRIMENT...
... REPONSE DES ELITES
L’actuel président socialiste du Fonds Monétaire International (et peut-être futur candidat du Parti socialiste aux prochaines présidentielles...) exprime tout haut ce que les élites pensent tout bas : comment continuer à diriger le monde, en contournant l’avis des peuples ? En ce sens, pour ces braves gens, l’idée d’un référendum, et surtout de l’application des décision des votants est intolérable, car elle illustrerait mieux que de longs discours leur absence totale de légitimité, et leur rejet massif par les peuples.
Les deux votes suisses, à un an d’intervalle, osent prendre à contre-pied le discours officiel des Joffrin-Askolovitch-UMPS-Verts, sur l’islam et l’immigration. Manifestement, les citoyens suisses, et la majorité des électeurs européens, ne constatent pas, au quotidien, que l’islam est une religion d’amour, de tolérance et de paix (RATP), seulement pervertie par quelques extrémistes. De toute évidence, le fait que dans ce pays, 70 % des délits viennent de citoyens de nationalité étrangère suscite des inquiétudes chez les résidents.
NOVEMBRE 2009-NOVEMBRE 2010 : LES SUISSES S’EXPRIMENT...
... REPONSE DES ELITES
Les Suisses ne sont, sur cette question, que l’avant-garde de l’Europe. Ce sont les partis de droite populiste qui, dans de nombreuses élections, raflent la mise, car, ne se laissant pas intimider par la bien-pensance, elles savent opposer l’immigration et l’islamisation de leurs pays, voulue par la gouvernance mondiale, à la défense de leurs valeurs démocratiques, républicaines, progressistes, identitaires ou civilisationnelles.
En France, avec la complicité honteuse du PS, des Verts et du Modem, Nicolas Sarkozy a contourné le vote des Français, en faisant ratifier Lisbonne. Il serait facile d’imaginer, si nous avions les mêmes traditions référendaires que les Suisses, ce que serait la réponse des électeurs, si on leur posait, par référendum, ces quelques questions :
Etes-vous favorable au maintien de la France dans l’Union européenne ?
Etes-vous favorable à un arrêt de l’immigration ?
Etes-vous favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales ?
Etes-vous favorable au maintien de la politique du droit du sol, telle qu’elle s’applique aujourd’hui ?
Etes-vous favorable à la présence de la France dans l’Otan ?
Etes-vous favorable à l’expulsion automatique, sans recours, de tout clandestin arrêté sur le sol français ?
Etes-vous favorable à l’interdiction des notes à l’école ?
Etes-vous favorable à ce que des Français puissent avoir une autre nationalité ?
Etes-vous favorable à la construction de mosquées sur le territoire français ?
Etes-vous favorable à la concurrence libre et non faussée sur l’ensemble des activités humaines ?
Etes-vous favorable à l’interdiction de tenues prosélytes musulmanes dans l’espace public ?
Etc, etc.
Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Nul doute que, pendant ces périodes de référendum, les citoyens de notre pays entendraient de vrais débats, aujourd’hui interdits par le politiquement correct. Nous aurions des échanges de qualité, permettant de débattre sereinement sur des questions légitimes que le peuple se pose. Ainsi, ce jeudi, Christine Tasin a-t-elle été, au Local, parfois sévèrement contesté, sur la question de l’immigration et de l’islam, par des tenants de la thèse d’une France ethnique. Aucune chaise n’a volé, le débat est resté courtois, chacun a écouté l’autre. Nous sommes convaincus que le peuple de France est, à l’image des peuples européens, suffisamment mur pour être capable de se prononcer sur des questions de société qui engagent l’avenir de chacun.
Les votations suisses sont un exemple à suivre pour renforcer notre démocratie, et redonner la parole aux peuples. Nous attendons avec impatience quelles seront les formations politiques qui vont nous promettre, lors de la prochaine élection présidentielle, le retour des référendums, et surtout donner les moyens aux citoyens d’avoir recours à ces consultations populaires. Nous avons déjà compris que cela ne viendrait pas du PS, ni de l’UMP, et encore moins des khmers verts.
Nous avons remarqué que les disciples de la gauche de la gauche aimaient bien les référendums contre la privatisation de La Poste (nous sommes d’accord sur l’objectif), même quand il est organisé par des organisations syndicales, en dehors de tout contrôle de l’Etat. Nous avons également constaté que la gauche de la gauche adorait les consultations populaires sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, même quand 1 % des électeurs se déplacent, comme à Toulouse, récemment. Mais nous avons également constaté que ces mêmes personnages sont les premiers à contester des référendums sur des thèmes qui ne leur plaisent pas, en les qualifiant de "populistes". Faudrait savoir, camarades !
Nous essayons d’être cohérents. Nous sommes des incondionnels de la liberté d’expression, des adeptes de Voltaire. C’est pourquoi nous combattons sans concession ceux qui criminalisent le débat, à l’image des "super-mouchards" qui se réclament de l’anti-racisme, ou de toute la bien-pensance politico-médiatique. Amoureux de la pensée libre, nous acceptons, comme Christine l’a fait ce jeudi, toutes les confrontations. Nous ne nions surtout pas le rôle des élus, nous considérons simplement qu’ils doivent appliquer les aspirations du plus grand nombre.
Or, quand les citoyens de notre pays ont-ils été consultés sur l’immigration ? Quand les a-t-on informés que, si on en croit Jean-Paul Gourevitch (présent le 18 décembre, à Paris) les choses ne changent pas, en 2050, une majorité d’habitants de notre pays sera issue de l’immigration arabo-musulmane ? Quand a-t-on demandé l’avis aux Français, pour confirmer le verdict de Bernard Stasi, confirmé par Martine Aubry, dans une vidéo - démontée par Paul Le Poulpe : l’immigration actuelle, une chance pour la France.
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